Des mani­fes­ta­tions célèbrent la Journée inter­na­tionale de Soli­darité avec les Palestiniens

Najib Farraj, lundi 1er décembre 2008

Alors qu’en France des dizaines de mani­fes­ta­tions, ras­sem­ble­ments et réunions ont réaf­firmé la soli­darité de l’Afps et des citoyen-​​ne-​​s attaché-​​e-​​s à la justice envers les Pales­ti­niens, dans l’exigence de leurs droits, en Palestine occupée la popu­lation a marqué une fois de plus sa résis­tance à l’occupation.

Plu­sieurs mani­fes­ta­tions non-​​violentes ont eu lieu ven­dredi 28 novembre en Cis­jor­danie, en célé­brant la Journée inter­na­tionale de soli­darité avec les Pales­ti­niens qui se tient chaque année le 29 novembre, depuis 1977.

La marche heb­do­ma­daire s’est déroulée malgré la pluie et les forts vents à Al-​​Masara, village au sud de Bethléem, pour pro­tester contre le mur israélien et l’expansion des colonies.

Le chemin des rési­dents, des paysans, des enfants et des étrangers a été bloqué par des jeeps israé­liennes, des soldats et de bobines de fil de fer bar­belés, comme chaque semaine. A l’aide de matraques, l’armée a poussé la foule et blessé un enfant de 9 ans.

D’après les sources médi­cales, plu­sieurs per­sonnes ont été blessé aussi lors des mani­fes­ta­tions non-​​violentes dans le village de Ni’lin (à l’ouest de Ramallah) et à Jayyous (Qalqilya).

A Bil’in (à l’ouest de Ramallah) les rési­dents, les étudiants de l’Université An-​​Najah et des inter­na­tionaux ont mani­festé pour le droit au retour, l’accès à l’eau, la libé­ration des pri­son­niers pales­ti­niens en Israël et la sup­pression du mur.

La Journée inter­na­tionale de soli­darité se tient cette année dans un contexte marqué par l’aggravation de la situation huma­ni­taire, en par­ti­culier dans la bande de Gaza.  [1] Dans un com­mu­niqué de presse des Nations Unies du 24 novembre, le Secré­taire général Ban Ki-​​moon a appelé Israël à res­pecter ses enga­ge­ments, notamment en ce qui concerne des acti­vités de colo­ni­sation. Plu­sieurs inter­ve­nants ont lancé un appel en faveur de l’accélération du pro­cessus de paix israélo-​​palestinien.

M. Miguel d’Escoto Bro­ckmann, Pré­sident de l’Assemblée générale, a affirmé qu’il était « honteux que l’on ne puisse tou­jours pas célébrer la nais­sance d’un État pales­tinien, 61 ans après l’adoption de la réso­lution 181 (1947) » qui recom­mandait le partage de la Palestine en un Etat juif et un Etat arabe. (PNN)