De nouvelles menaces contre M. Yasser Arafat

Dépêches ., jeudi 9 septembre 2004

Croire que les menaces à l’encontre du pré­sident élu de l’Autorité Nationale Pales­ti­nienne, ne serait qu’esbroufe, serait une grave erreur d’analyse et une mécon­nais­sance des pra­tiques d’Ariel Sharon

Il a tou­jours fait ce qu’il a annoncé, sauf si la pression inter­na­tionale le contraint à renoncer.

L’élimination phy­sique de M Yasser Arafat est pour le gou­ver­nement israélien un objectif prio­ri­taire pour anni­hiler tout pro­cessus de recon­nais­sance des droits du peuple pales­tinien, per­mettre l’annexion du maximum de ter­ri­toires de la Palestine, orga­niser par la contrainte l’expulsion massive de la popu­lation des Ter­ri­toires Occupés.

Cette nou­velle vague de menace s’inscris dans un plan minu­tieu­sement préparé pour réa­liser cet objectif au moment jugé opportun par les diri­geants israélien ; les menaces répétées depuis des années sont en fait une pré­pa­ration de l’opinion publique inter­na­tionale  ; à savoir éliminer, y compris par le meurtre Yasser Arafat, et ainsi avoir "les coudées franches" pour réa­liser leur dessein du "grand Israël".

Seule la mobi­li­sation de l’opinion publique inter­na­tionale, la pression de la com­mu­nauté inter­na­tionale et par­ti­cu­liè­rement l’Union Euro­péenne peut empêcher Sharon d’accomplir son néfaste projet.

Com­men­taires de : [1]


GAZA, 9 Sep­tembre 2004, IPC + des agences

— Selon la radio mili­taire, le chef de la diplo­matie israé­lienne Sylvain Shalom a déclaré que la date de ban­nis­sement de Yasser Arafat est plus proche que jamais, et que jusqu’à nouvel ordre il restera confiné à la Mouqata à Ramallah.

L’expulsion de Yasser Arafat est "plus proche que jamais", a déclaré jeudi le ministre israélien des Affaires étran­gères qui nomme de ter­ro­riste le pré­sident [NDR : ELU] de l’Autorité palestinienne.

"Arafat est un ter­ro­riste, Arafat n’est pas une per­sonne avec laquelle nous devons dis­cuter", a déclaré Shalom.

"Arafat n’a pas sa place parmi nous et le jour viendra où nous l’expulserons de cette terre et ce jour est plus proche que jamais", a affirmé de son côté, jeudi matin, le ministre des Affaires étran­gères Silvan Shalom.

Pendant un dis­cours devant des adeptes de la ligne dure au sein du parti du Likoud, Silvan Shalom a réaf­firmé que Yasser Arafat n’avait pas sa place dans la région. Ces propos ont été dif­fusés tôt jeudi matin à la radio israélienne.

C’est la deuxième fois, cette semaine qu’un diri­geant israélien invoque visi­blement le ban­nis­sement du leader palestinien.

Lundi, le ministre de la Défense Shaul Mofaz avait déclaré que le gou­ver­nement main­tenait son enga­gement à "chasser" Yasser Arafat des ter­ri­toires pales­ti­niens bien qu’il n’y ait actuel­lement aucun projet en pré­pa­ration.

Mofaz a rappelé que la décision avait été prise l’an dernier par le cabinet de sécurité israélien d"’exclure" Arafat. "Je pense que cet ordre est tou­jours d’actualité", a sou­ligné Mofaz.

Le pré­sident pales­tinien, Yasser Arafat est enfermé depuis plus de trois ans dans son quartier général assiégé de Ramallah. En dépit que la com­mu­nauté inter­na­tionale, ait demandé plu­sieurs fois à Israël de lever le siège imposé au pré­sident pales­tinien, Israël a continue à ignorer toutes les demandes et de sur­croît menace le pré­sident démo­cra­ti­quement élu, Yasser Arafat, d’expulsion voir d’assassinat.


Sur un site de soutien inconditionnel aux colons israéliens

Sylvan Shalom annonce l’expulsion "immi­nente" d’Arafat 07 :12 09 Sep­tembre 2004 Au cours d’une ren­contre hier soir avec des mili­tants du Likoud, à l’occasion de la nou­velle année, le ministre des Affaires étran­gères Sylvan Shalom a laissé éclater sa colère contre Yasser Arafat. Il a déclaré que l’expulsion de ce dernier était ’’immi­nente’’ et qu’en attendant, son iso­lement serait maintenu. Shalom a également cri­tiqué l’attitude d’Abou Ala, suite aux propos tenus par celui-​​ci mardi. Le chef du cabinet pales­tinien avait déclaré que toute riposte pales­ti­nienne au bom­bar­dement de la base d’entraînement des ter­ro­ristes du Hamas à Gaza serait jus­tifiée. Le chef de la diplo­matie israé­lienne a affirmé que si un attentat était per­pétré, Abou Ala en serait tenu direc­tement res­pon­sable. CDP.

[1] Marc P. /​​AFPS