Confé­rence de Haïfa pour le droit au retour et l’État laïque démo­cra­tique en Palestine.

Rapport initial par Yoav Bar, mardi 9 septembre 2008

Compte-​​rendu de la Confé­rence de Haïfa pour le droit au retour et l’État laïque démo­cra­tique en Palestine.

En matière d’excuses Les ven­dredis 20 et samedis 21 juin 2008 – après un an où nous avons rêvé et tra­vaillé pour que cela ait lieu – la confé­rence de Haïfa a été un tel succès que nous avons peine à croire qu’elle fut réelle… Mais le samedi soir, sur les cinq minutes de route entre el-​​Midan vers Hallisa, un quartier pauvre à l’est de Haïfa, majo­ri­tai­rement arabe, l’État raciste et non-​​démocratique d’Israël était là, clai­rement et vigou­reu­sement – les rues se rem­plirent de police et d’unités spé­ciales « anti-​​émeutes », arrêtant les gens et les battant au hasard. Nous avons passé la semaine sui­vante à réunir les faits et à orga­niser une mani­fes­tation contre la vio­lence poli­cière… Tous ceux d’entre vous qui avez cherché à suivre les pré­pa­ratifs de la confé­rence, ou qui vous pré­oc­cupez de voir les résultats, ont peut-​​être été frustrés par la réa­li­sation chao­tique du comité d’organisation. D’autres nous ont cri­tiqué pour avoir détourné l’effort de la lutte urgente contre l’occupation vers des rêveries chi­mé­riques d’un lointain futur… Une chose par­ti­cu­lière de la confé­rence de Haïfa, c’est qu’elle a été conçue et orga­nisée par des mili­tants poli­tiques de base, au milieu d’une intense période de lutte, sans budget. Ce fut notre moment pour relever la tête de l’épuisante lutte quo­ti­dienne et pour pro­mettre à nous-​​mêmes et au monde que la souf­france du peuple pales­tinien peut-​​être stoppée et qu’il peut y avoir un futur brillant pour tous en Palestine après que nous nous soyons débar­rassés du désordre raciste sioniste.

Qui était la ? Ren­contre des jeunes Ras­sem­blement de mili­tants poli­tiques tra­vaillant pour le futur, nous avons com­mencé par la jeu­nesse. La pro­li­fé­ration de mou­ve­ments de jeu­nesse indé­pen­dants pales­ti­niens dans les ter­ri­toires de 48 est une preuve que la nou­velle géné­ration n’est pas satis­faite des offres poli­tiques tra­di­tion­nelles. Au théâtre Midan, le 20 juin à 17 heures, la confé­rence a débuté avec des ren­contres de jeunes – pas des dis­cours aux jeunes mais des mili­tants de dif­fé­rents mou­ve­ments de jeu­nesse dis­cutant entre eux de leur vision du futur. Il y eut deux ses­sions paral­lèles, une pour les col­lé­giens et l’autre pour les « Shabab », étudiants à l’université et jeunes tra­vailleurs, en majorité dans la vingtaine.

La session inau­gurale Lors de la session inau­gurale, la salle de 300 sièges du théâtre Midan était presque pleine. Il y avait plu­sieurs équipes de télé­vi­sions arabes, y compris Al Jazeera, inter­viewant les leaders poli­tiques, et des jour­na­listes des journaux locaux arabes. Plu­sieurs dra­peaux pales­ti­niens étaient à la tribune, de même qu’un panneau en arabe, hébreu et anglais déclarant : « Confé­rence de l’Haïfa pour le droit au retour et l’État laïque démo­cra­tique en Palestine ». Sahar Abdo, le pré­sen­tateur, appela Hanan Wakeem à chanter “Mawteni” (ma patrie), et le public se leva pendant le chant et observa une minute de silence pour les martyrs. Rajaa Zo’abi ‘Omari adressa la bien­venue au public au nom du comité orga­ni­sateur, et pré­senta les idées maî­tresses de la confé­rence. La partie prin­cipale de la céré­monie d’ouverture a inclut des dis­cours poli­tiques par les secré­taires généraux de trois partis des ter­ri­toires de 48 : Ayman ‘Odeh du front démo­cra­tique pour la paix et l’égalité (Hadash – un front qui inclut le parti com­mu­niste), Awad Abed El-​​Fatah de l’alliance nationale démo­cra­tique (BALAD) et Muhammad Kana’ane d’Abnaa el-​​Balad, le mou­vement à l’origine de la coa­lition qui a formé le comité d’organisation.

L’apparition de Muhammad Kana’ane fut très signi­fi­cative parce qu’en mai 2008 il fut libéré de quatre ans et demi dans les prisons israé­liennes, après une condam­nation pour des ren­contres avec des mili­tants Pales­ti­niens en Jor­danie. Dans la deuxième partie de la session inau­gurale, il y eut trois dis­cours en hébreu : Yehuda Kup­ferman du « comité pour un État laïque et démo­cra­tique sur toute la Palestine”, le Dr Uri Davis « du mou­vement contre l’apartheid israélien en Palestine » – tous deux du comité d’organisation, et le Dr Anat Matar, un militant actif dans le soutien pour les droits des pri­son­niers Pales­ti­niens et pour le droit des jeunes Israé­liens de refuser de servir dans l’armée. Il y eut aussi des féli­ci­ta­tions écrites pour la confé­rence, surtout venant de mili­tants des ter­ri­toires occupés en 67 et de la dia­spora pales­ti­nienne aux idées proches, qui ne pou­vaient pas venir. La par­ti­ci­pation la plus signi­fi­cative est venu du secré­taire général du Front popu­laire pour la libé­ration de la Palestine, le camarade Ahmad Sa’adat, de la prison de Nafha dans le désert du Naqab.

Qui n’était pas là ? Le pro­fesseur Bhim Singh du Cachemire, qui devait repré­senter la délé­gation inter­na­tionale à la session d’ouverture n’a pas pu obtenir un visa de l’ambassade d’Israël en Inde. Un groupe d’universitaires Pales­ti­niens (avec des pas­se­ports étrangers) de l’université de BirZeit était dans le bus entre Jéru­salem et Haïfa pour prendre part à la confé­rence, quand le bus fut inter­cepté à mi-​​chemin à Kfar Saba par les forces de sécurité israé­lienne. Ils furent détenus pendant plu­sieurs heures et forcées de repartir à Jéru­salem. Le Mou­vement Isla­mique fut invité à prendre part à la confé­rence, comme par­te­naire dans la lutte contre l’oppression israé­lienne, en accord avec la croyance des orga­ni­sa­teurs que l’État laïque démo­cra­tique est un cadre pour la défense des droits de tous et pour assurer le plein respect de toutes les reli­gions. Ils ne reje­tèrent pas offi­ciel­lement l’invitation et la tâche de construire une coopé­ration avec eux est laissée au comité de suivi qui a été formé pendant la conférence.

Un samedi d’ateliers. La véri­table attraction de la confé­rence fut le pro­gramme d’ateliers, trois ate­liers en parallèle dans chacune des trois ses­sions. Dans les neuf ate­liers, il y eut 41 contri­bu­teurs enre­gistrés, en plus des ani­ma­teurs, tous des mili­tants et intel­lec­tuels actifs. La liste de noms des par­ti­ci­pants, plus de 50, sur le papier d’invitation, a constitué une base de soutien pour la confé­rence, et ce fut au pro­ba­blement la raison prin­cipale pour laquelle, alors que nous nous atten­dions au départ à une par­ti­ci­pation réduite pour la seconde journée de longues dis­cus­sions, nous arri­vâmes samedi matin pour trouver les abords de el-​​Midan pleins d’une atmo­sphère festive, avec de nom­breux mili­tants Pales­ti­niens de dif­fé­rents mou­ve­ments poli­tiques, de partis et de nom­breuses orga­ni­sa­tions de la société civile. Il y avait aussi une pré­sence très signi­fi­cative de mili­tants Juifs, pro­ba­blement la plus vaste par­ti­ci­pation de tous les temps à un événement poli­tique pales­tinien (sauf, bien sûr, les grandes mani­fes­ta­tions, où tout le monde vient mais il n’y a pas beaucoup d’interactions). Il y avait aussi une pré­sence signi­fi­cative de mou­ve­ments inter­na­tionaux de soli­darité– la plupart, des jeunes mili­tants volon­taires dans dif­fé­rents pro­grammes de soutien au peuple pales­tinien qui sont venus le week-​​end à Haïfa pour sou­tenir la confé­rence. En tout, de 300 à 400 per­sonnes prirent part aux dif­fé­rents ate­liers du samedi, avec une dis­cussion animée sur beaucoup d’aspects du pro­blème, de la lutte et de la solution. L’atmosphère enthou­siaste créa les condi­tions de la dis­cussion très sérieuse qui a carac­térisé les ate­liers. Les par­ti­ci­pants firent de leur mieux pour cla­rifier leurs posi­tions, et l’audience prit une part active à la dis­cussion. De nom­breuses approches furent pro­posées, mais ceci ne fit que contribuer à la confiance que nous pouvons faire des choses impor­tantes ensemble.

Que s’est-il passé à la conférence ?

Détails du compte-​​rendu. Je n’ose pas tenter de donner ici une brève des­cription du contenu de quelque 20 heures de dis­cus­sions dans les ate­liers et les ses­sions plé­nières. Près de la moitié a été filmée et devrait être bientôt mise en ligne. Nous avons aussi demandé à tous les par­ti­ci­pants d’écrire leur contri­bution, et une partie est déjà sur le site de la confé­rence : www.ror1state.org. Il y a aussi des contri­bu­tions écrites de nom­breux auteurs qui n’ont pas pu venir à la confé­rence. La liste com­plète des par­ti­ci­pants est sur l’invitation, et est visible sur le site Web. Intro­duire chacun d’entre eux et écrire un peu sur leurs expé­riences de lutte, leurs écrits et autres réa­li­sa­tions deman­derait un gros livre – seul Internet peut apporter les réponses pra­tiques à cette question.

Fes­tival popu­laire pales­tinien Cer­tains des auteurs les plus capables qui par­ti­ci­paient à la confé­rence pro­mirent d’écrire des articles spé­ciaux sur l’atmosphère à el Midan, avant de traiter du contenu poli­tique et social de la confé­rence. Tout ceci fut organisé selon le principe d’un fes­tival popu­laire pales­tinien – en com­pensant l’absence de budget par les efforts de dizaines de mili­tants, comme la famille pendant un mariage, qui court partout prendre soin des invités. Des dizaines de par­ti­ci­pants exté­rieurs à la zone furent invitées à être les hôtes des mili­tants locaux chez eux ; le déjeuner fut fait de plats tra­di­tionnels de mariage faits maison, et après que 220 repas furent servis, une ins­ti­tution de bien­fai­sance locale reçut le reste ; la tra­duction simul­tanée en hébreu et en anglais fut faite par les mili­tants poli­tiques, il fut dans de nom­breux cas plus approprié que la tra­duction méca­nique de nom­breux professionnels.

Ren­contre inter-​​palestinienne La chose la plus impor­tante de la confé­rence de Haïfa, c’est sa place au sein de l’éveil pales­tinien vers une nou­velle vision qui pro­posera des alter­na­tives à l’impasse du pro­cessus de paix bidon menée par les impé­ria­listes. Le pro­blème, la lutte et la solution sont toutes communs à toutes les parties du peuple pales­tinien, comme on le vit au cours de la confé­rence. Ceci fut sou­ligné pendant l’atelier sur le net­toyage eth­nique exposant comment celui-​​ci est pra­tiqué par le sio­nisme depuis avant 1948 jusqu’à aujourd’hui, dans les ter­ri­toires occupés en 1948 aussi bien qu’à Gaza, en Cis­jor­danie et dans le Golan syrien. Ceci a été clair dans la foca­li­sation sur le droit au retour de tous les réfugiés pales­ti­niens vers toutes les zones où ils ont été expulsés. Même si peu de Pales­ti­niens des ter­ri­toires occupés en 1967, la plupart de Jéru­salem, purent revenir à Haïfa, la confé­rence faisait partie d’un mou­vement plus large : Ajras el-​​Awda, une des com­po­santes du comité d’organisation, est un réseau trans-​​Palestinien. Ajras a publié un magazine spécial pour l’occasion et il l’a dis­tribué dans les camps de réfugiés pales­ti­niens en Syrie. Des réunions spé­ciales ont lieu main­tenant à Ramallah pour pourvoir les mêmes idées, et à Haïfa nous avons écouté la par­ti­ci­pation écrite de Ahmad Katamesh de Ramallah pré­sentant sa vision vers le futur État démo­cra­tique de Palestine. Salame Kelly, un diri­geant militant Pales­tinien et mar­xiste arabe de Syrie, envoya la vidéo d’un dis­cours qui devait faire partie de la céré­monie d’ouverture (mais des pro­blèmes tech­niques nous empê­chèrent de la montrer).

Les Pales­ti­niens dans les ter­ri­toires de 1948 Pendant long­temps, les Pales­ti­niens des ter­ri­toires passés sous contrôle israélien en 1948 furent une société écrasée, léchant les plaies de la Nakba de 1948 qui a inclus de nom­breux mas­sacres et le net­toyage eth­nique de la majorité de la popu­lation. Cer­tains ont essayé de pour­suivre une lutte pour l’égalité des droits dans le contexte israélien au-​​dehors d’une pers­pective nationale pales­ti­nienne, mais ils furent tou­jours frustrés par le racisme sys­té­ma­tique sio­niste, qui définit le but de l’État comme servant la « nation juive inter­na­tionale ». Dans les années 90 du siècle dernier, cer­tains ont essayé de pré­senter une pers­pective de redé­fi­nition d’Israël comme un État de tous ses citoyens. La confé­rence de l’Haïfa a été une oppor­tunité d’examiner dans une pers­pective his­to­rique tous ces échecs à réformer le système raciste, et a proposé une solution à la souf­france de l’Apartheid israélien dans le contexte d’une solution globale au pro­blème pales­tinien. Il a été clair d’après la liste des par­ti­ci­pants que la dis­cussion sur un État laïque démo­cra­tique en Palestine n’est pas confinée à Abnaa el-​​Balad, qui a tou­jours promu cette solution, ni aux cercles proches de lui. Salman Natur et Hisham Naffa de Hadash, ainsi que le Dr. Mahmoud Muhareb et Yael Lerer de Balad ne sont que quelques-​​uns des avocats les plus connus de la solution en un État. Mais aussi, les dis­cours des secré­taires généraux de Hadash et de Balad à la céré­monie d’ouverture ont révélé beaucoup d’états d’âme et de conflits internes par rapport à cette pers­pective. Il ne fau­drait pas aller très loin pour conclure qu’il y a une majorité de Pales­ti­niens à l’intérieur des ter­ri­toires de 1948 qui pré­fèrent l’État laïque démo­cra­tique, la prin­cipale réserve est sur le côté pra­tique de pro­poser ce slogan à l’étape actuelle, mais il ne reste pas beaucoup d’illusions sur une quel­conque solution pra­tique au pro­blème pales­tinien tant que les Etats-​​Unis et Israël mènent la barque. La pré­sence massive de mili­tants de la société civile pales­ti­nienne à la confé­rence est un autre signe de la maturité de la confron­tation de la société avec les dures condi­tions de l’apartheid israélien. Alors qu’il y a toute une classe de gens qui dédient leur vie à prendre soin des besoins quo­ti­diens du peuple, de l’éducation à la santé, aux droits des tra­vailleurs, aux droits des femmes, au déve­lop­pement écono­mique et social, culturel et bien plus, presque per­sonne n’espère des solu­tions à ces pro­blèmes hors du cadre d’un chan­gement poli­tique. Nous n’attendions pas des O.N.G. locales qu’elles prennent une position poli­tique claire, et tous les par­ti­ci­pants pré­sen­taient leur vues per­son­nelles sous leur propre res­pon­sa­bilité. Ameer Makhoul d’Ittijah, l’Union des asso­cia­tions com­mu­nau­taires pales­ti­niennes – une orga­ni­sation para­pluie pour les O.N.G. pales­ti­niennes – a fait partie du comité d’organisation dès le début, et nous avons eu la par­ti­ci­pation de nom­breuses per­son­na­lités diri­geantes d’O.N.G. cou­vrant la plupart des domaines de la vie publique.

Par­ti­ci­pation juive Les nombres ne sont pas la seule mesure, et nous n’avons pas encore traité les feuilles d’inscription, mais la par­ti­ci­pation de mili­tants juifs à la confé­rence était bien évidente. Elle a couvert tout un spectre depuis les pri­son­niers pales­ti­niens libérés, en passant par dif­fé­rentes ten­dances de la gauche tra­di­tion­nelle, fémi­nistes, mili­tants juifs orientaux (juifs arabes), anar­chistes, mili­tants anti-​​guerre, uni­ver­si­taires, mili­tants reli­gieux pour la paix, démo­crates, éclec­tiques et bien d’autres… Mais le point le plus signi­fi­catif n’a pas été leur pré­sence mais la façon dont ils furent une partie inté­grale de toute la confé­rence, pas comme une entité séparée cher­chant à négocier à se mettre d’accord avec une entité pales­ti­nienne séparée, mais comme un ras­sem­blement commun ima­ginant un futur en commun et le moyen d’y parvenir.

La décla­ration finale Quand nous sommes arrivés à la conclusion plé­nière, nous étions non seulement fatigués et bien en retard sur l’horaire, mais il était aussi clair que les apports de la confé­rence étaient trop nom­breux et trop impor­tants pour tenter de conclure en une heure de dis­cus­sions. Le comité d’organisation a décidé de pré­senter aux par­ti­ci­pants le projet de décla­ration sur lequel nous étions d’accord après une longue dis­cussion interne, un texte nommé « La Décla­ration de Jaffa » en hommage à la ville où le comité d’organisation se réunissait quand il dis­cutait du document pendant les pre­miers mois de l’année.

La déclaration de Jaffa

« L’établissement de l’État laïque démo­cra­tique sur toute la Palestine est la solution positive qui accom­plira la justice et mettra fin à la lutte sur la terre pales­ti­nienne car il :
- Pré­serve l’unité du peuple pales­tinien et sa connexion his­to­rique à la terre pales­ti­nienne.
- Réalise les buts de la lutte de libé­ration de tout le peuple pales­tinien. Le retour des réfugiés, la liberté, l’égalité et le droit à l’autodétermination.
- Débar­rasse la pré­sence juive en Palestine de sa nature colo­nia­liste, liée au projet raciste sio­niste, outil de l’impérialisme et du capi­ta­lisme mon­dialisé.
- Sera basé sur le principe de sépa­ration de la religion et de l’État, tout en assurant la liberté de pra­tiques reli­gieuses aux croyants de toutes les reli­gions.
- Assure la pleine égalité des droits de tous les citoyens sans dis­cri­mi­nation basée sur la religion, la race, l’ethnicité, le genre, la natio­nalité, la classe ou toute autre raison. »

Et ensuite ? La décla­ration fut lue au public et reçut l’approbation générale comme base pour la décla­ration finale de la confé­rence. Plu­sieurs com­men­taires impor­tants furent faits par le public, surtout des prises de position addi­tion­nelles à ajouter à la décla­ration. De nom­breux par­ti­ci­pants ont demandé de se joindre au comité orga­ni­sateur pour former un comité de suivi qui conti­nuera le travail pour ces objectifs après la confé­rence. Des cen­taines de par­ti­ci­pants se sont ins­crits et ont demandé à être informés des étapes suivantes.