Communiqué de presse du PCHR

Palestinian Centre for Human Rights, mardi 18 septembre 2007

Radji SOURANI est interdit de par­ti­ci­pation à la confé­rence des Nations Unies à Bruxelles ; il a également été empêché de ren­contrer Tony Blair à Jéru­salem. S’adressant à une délé­gation de par­le­men­taires bri­tan­niques en visite à Gaza, Sourani leur à déclaré : « Ils veulent faire de Gaza un parc à bestiaux »

Communiqué de presse du PCHR - Ref : 42/​2007 - Date : 2 September 2007 :

Radji SOURANI est interdit de par­ti­ci­pation à une confé­rence des Nations Unies en Bel­gique dont le thème est « le soutien de la société civile aux pour­parlers de paix israélo-​​ pales­ti­niens »

Le directeur du PCHR n’a pas été autorisé à sortir de la bande de Gaza pour par­ti­ciper à cette confé­rence dont il devait pré­sider l’une des ses­sions et faire une inter­vention. Cette confé­rence était due à l’initiative du « Comité des Nations Unies pour l’exercice des droits inalié­nables du peuple pales­tinien ». La confé­rence devait se tenir dans l’immeuble du par­lement européen à Bruxelles les 30 et 31 août. R. Sourani a adressé une lettre aux 650 par­ti­ci­pants dont voici les pas­sages essen­tiels : « Je suis l’un des un million six cent mille êtres humains vivant dans la bande de Gaza où nous sommes enfermés dans une immense prison à ciel ouvert. Les postes fron­tière sont à la merci de la puis­sance occu­pante et sont un véri­table garrot empê­chant d’ ali­menter la popu­lation, ils sont her­mé­ti­quement scellés. Depuis plus d’un an et demi nos dépla­ce­ments sont impos­sibles. Qu’il s’agisse de maladies, d’éducation, d’emplois, ou de tout autre nécessité huma­ni­taire, les grilles de la prison sont fermées. Ma femme et mes deux enfants ont séjourné en Egypte pendant un an et demi avant de pouvoir rentrer… Nous sommes là bien au delà de toutes les consé­quences écono­miques et poli­tiques : Il s’agit véri­ta­blement d’un étran­glement social et huma­ni­taire où le peuple ne peut plus faire un mou­vement pour donner suite à ses besoins pri­maires. Résultat : Gaza vit une situation catas­tro­phique sans pré­cédent. La com­mu­nauté inter­na­tionale et Israël ont partie liée avec ce crime et dans le même temps l’occupation et les crimes de guerre se pour­suivent sans dis­con­tinuer en Cisjordanie… ».

R.Sourani a envoyé son inter­vention dont le titre est : « la seule véri­table feuille de route pour la Paix ». Il y décrit la situation des droits de l’Homme en Palestine en y inté­grant les vio­la­tions israé­liennes per­pé­trées depuis le début de l’Intifada Al Aqsa et les vio­la­tions dues au plan de désen­ga­gement uni­la­téral de la Bande de Gaza. Mettant en lumière les échecs du pro­cessus de paix concernant les droits de l’Homme, Sourani en appelle au ren­for­cement de la légis­lation inter­na­tionale pour les Ter­ri­toires Occupés à propos de tous les sujets majeurs relatifs au conflit israélien y compris l’indépendance, les fron­tières et les réfugiés.


Communiqué de Presse du PCHR - ref : 48/​2007 - date : 10 sept 2007-

En lui refusant son permis de voyager les FOI [1] empêchent le défenseur des Droits de l’Homme de ren­contrer Tony Blair a Jérusalem

Les FOI ont empêché R.Sourani Directeur du PCHR de se rendre à une réunion pro­grammée le samedi 9 sep­tembre à Jéru­salem à l’invitation de Tony Blair, Envoyé spécial du Quartet pour le Proche-​​Orient. Sourani avait reçu une invi­tation de Tony Blair le 30 août pour une ren­contre à Jéru­salem afin d’échanger sur la situation dans la Bande de Gaza.

Les ser­vices de Tony Blair avaient pris toutes les pré­cau­tions néces­saires pour per­mettre un tel dépla­cement. Tou­tefois ses ser­vices ont été informés que sa demande avait été refusée.

Il faut rap­peler qu’il y a 8 ans, Sourani avait été interdit en Cis­jor­danie, à Jéru­salem et en Israël. Cet interdit est tou­jours en vigueur en dépit du fait que R.Sourani est un des défen­seurs des droits de l’Homme inter­na­tio­na­lement reconnu et le diri­geant l’une des plus impor­tantes orga­ni­sa­tions pales­ti­niennes de défense des droits de l’Homme.


Communiqué de presse du PCHR - ref : 50/​2007 - date : 12 sept 2007 -

S’adressant à une délé­gation de par­le­men­taires bri­tan­niques en visite à Gaza, Sourani leur à déclaré : « Ils veulent faire de Gaza un parc à bestiaux »

Ils étaient 7 membres du par­lement bri­tan­nique au siège du PCHR à Gaza. Sourani leur a décrit la situation : Un parc à bes­tiaux de 365 KM2 ; 1.600.000 per­sonnes trans­formées en men­diants, seule quelque nour­riture leur étant auto­risée. Et pour jus­tifier le tout, le consen­tement de cette poli­tique par le silence des USA et de l’Europe.

Sourani a déclaré qu’il n’est ni permis ni loyal ni humain de punir toute une nation dans l’exercice de ses droits démo­cra­tiques au cours des 3 consul­ta­tions élec­to­rales de Janvier 2005 à Janvier 2006.

Sourani a également mis en lumière les vio­la­tions par­ti­cu­liè­rement inac­cep­tables des droits de l’Homme concernant les exé­cu­tions som­maires, la volonté déli­bérée de tuer et les déten­tions arbi­traires. Il a ajouté que per­sonne ne pouvait pré­tendre qu’il y a un sang pur et un sang impur.

Sur un autre terrain, Sourani a informé ses visi­teurs de la situation des droits de l’Homme après la prise du pouvoir par le Hamas le 15 juin 2007. Il s’agit d’une véri­table déchirure poli­tique. l’action mili­taire décisive est la consé­quence des décrets pré­si­den­tiels , de la para­lysie du gou­ver­nement pales­tinien et le ligotage du pouvoir judi­ciaire. Sourani a déclaré que le dia­logue pales­tinien est le seul salut pos­sible au coeur de ces tor­nades qui s’abattent sur la nation et qui menacent la cause pales­ti­nienne et son avenir.

Sourani a insisté sur le fait qu’Israël uti­lisait le statu quo pour judaïser Jéru­salem, pour le net­toyage eth­nique des Pales­ti­niens grâce à l’extention des colonies et l’accélération du mur d’annexion à l’intérieur de la Cis­jor­danie. Il a jouté que ce 40ème anni­ver­saire de l’occupation était le pire et le plus san­glant depuis 1967, alors qu’on pouvait espérer un anni­ver­saire qui mette fin à l’occupation. Il a plus pré­ci­sément déclaré que le droit au retour et le droit à l’indépendance avaient été réduits pour cet anni­ver­saire à la simple demande de pouvoir se déplacer et de recevoir de la nourriture.

Enfin à la fin de l’entrevue, Sourani a demandé aux par­le­men­taires bri­tan­niques de repro­duire une des­cription vraie de la vie pales­ti­nienne et de tra­vailler avec tous les amoureux de la liberté à travers le monde pour mettre fin à cette injustice his­to­rique qui s’abat sur le peuple palestinien.

[1] forces d’occupation israéliennes