Charte du Réseau International Juif Antisioniste IJAN

Réseau juif antisioniste international, jeudi 16 octobre 2008

Le Réseau juif anti­sio­niste inter­na­tional ((Inter­na­tional Jewish anti-​​Zionist Network, IJAN) annonce sa création cette semaine, par un mois d’actions et d’événements dans au moins 8 pays, et rend publique sa charte fondatrice.’

Charte du réseau inter­na­tional juif anti-​​sioniste IJAN Inter­na­tional Jewish Anti-​​Zionist Network

Nous formons un réseau inter­na­tional de Juifs et de Juives qui s’engagent de façon incon­di­tion­nelle en faveur de la lutte pour l’émancipation des êtres humains. Nous consi­dérons que la libé­ration du peuple pales­tinien et de sa terre forme un volet essentiel de cette éman­ci­pation. Notre enga­gement porte sur le déman­tè­lement du régime d’apartheid israélien, le retour des réfugiés pales­ti­niens et la fin de la colo­ni­sation israé­lienne sur la Palestine historique.

Qu’ils soient de Pologne ou d’Iraq, d’Argentine ou d’Afrique du Sud, de Brooklyn ou du Mis­sissipi, des Juifs en quête de justice et d’un monde plus juste se sont joints aux mou­ve­ments de lutte col­lective. Ainsi, des Juifs ont par­ticipé de façon notable à la lutte ouvrière pendant la période de la Grande dépression, à la lutte pour les droits civiques aux Etats Unis, à la lutte contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud, à la lutte contre le fas­cisme en Europe, et à bien d’autres mou­ve­ments encore en faveur du chan­gement social et poli­tique

Le net­toyage eth­nique his­to­rique et tou­jours en cours per­pétré par Israël à l’encontre du peuple pales­tinien sur sa propre terre vient contredire et trahir cette longue his­toire de la par­ti­ci­pation juive à des mou­ve­ments col­lectifs de libé­ration.

Le sio­nisme – idéo­logie fon­da­trice de l’Etat d’Israël et qui en est le soutien actuel, est issu du colo­nia­lisme européen et s’est diffusé à la suite du génocide nazi. Le sio­nisme s’est nourri des épisodes les plus vio­lents et oppressifs de l’histoire du dix neu­vième siècle, mar­gi­na­lisant ainsi l’engagement de nom­breux Juifs dans les mou­ve­ments de libé­ration. Pour retrouver une place au sein des vibrants mou­ve­ments popu­laires actuels, il faut mettre fin au sio­nisme sous toutes ses formes

C’est la priorité des prio­rités, en raison des consé­quences du sio­nisme sur les Pales­ti­niens et les peuples de l’ensemble de la région ; en raison aussi du fait que le sio­nisme porte pré­judice à la mémoire de la per­sé­cution et du génocide des Juifs d’Europe en l’exploitant pour jus­tifier et per­pétuer le racisme européen et le colo­nia­lisme. Le sio­nisme est, par ailleurs, res­pon­sable du dépla­cement massif des Juifs mizrahi (ori­gi­naires d’Afrique et d’Asie), et du détour­nement de leurs His­toires, lan­gages, tra­di­tions et cultures. L’histoire des Juifs mizrahi remonte à plus de 2000 ans et le sio­nisme, en s’implantant, en a dévié le cours au profit d’une ségré­gation parmi les Juifs imposée par l’État d’Israël.

En consé­quence, le sio­nisme nous implique dans l’oppression du peuple pales­tinien et porte pré­judice à notre propre héritage, à nos luttes pour la justice et à nos alliances avec nos sem­blables.

Nous nous enga­geons à : Nous opposer au sio­nisme et à l’État d’Israël Le sio­nisme est raciste. Il exige l’allégeance à un ordre poli­tique, juri­dique et écono­mique qui pri­vi­légie et valorise les Juifs ainsi que les Euro­péens et leurs cultures par rapport aux peuples autoch­tones et à leurs cultures. Le sio­nisme n’est pas seulement raciste, il est aussi anti­sémite. Il reprend à son compte l’imagerie euro­péenne et anti­sémite du "Juif de la dia­spora" efféminé, cupide et faible, et y lui oppose celle d’un "Nouveau Juif", violent, mili­ta­riste et sexiste, un Juif qui est l’auteur d’une vio­lence raciale plutôt que d’en être une victime.

Par-​​là, le sio­nisme fait des Juifs des blancs, en adoptant un racisme de blancs à l’encontre du peuple pales­tinien. Malgré la nécessité pour Israël d’intégrer les Mizrahi afin de main­tenir une majorité juive, ce racisme peut aussi être constaté dans la mar­gi­na­li­sation et l’exploitation écono­mique des masses déshé­ritées des Mizrahi. Cette vio­lence raciale inclut l’exploitation des tra­vailleurs migrants

Les sio­nistes dif­fusent le mythe de la démo­cratie israé­lienne. En réalité, Israël a établi et ren­forcé des poli­tiques et des pra­tiques qui sont dis­cri­mi­na­toires à l’égard des Juifs mizrahi et qui excluent les Pales­ti­niens et restreignent leurs droits. Israël, en coopé­ration avec les États-​​Unis, sape tout mou­vement arabe de libé­ration.

Le sio­nisme per­pétue l’exception juive. Pour jus­tifier ses crimes, le sio­nisme pré­sente une version de l’histoire juive décon­nectée de l’histoire et de l’expérience d’autres peuples. Il promeut un nar­ratif selon lequel l’holocauste nazi est excep­tionnel dans l’histoire de l’humanité. Il place les Juifs à part, par rapport aux vic­times et aux sur­vi­vants d’autres géno­cides, au lieu de nous unir à eux.

Israël fait cause commune avec des Chré­tiens fon­da­men­ta­listes et d’autres qui appellent à la des­truction des Juifs, sur la base d’une isla­mo­phobie par­tagée et d’une volonté de contrôler le Moyen Orient et plus lar­gement l’Asie occi­dentale. Ensemble, ils appellent à la per­sé­cution des Musulmans. Cette pro­motion commune de l’islamophobie a pour but de dia­bo­liser la résis­tance opposée à la domi­nation écono­mique et mili­taire occi­dentale. Elle s’inscrit dans une longue his­toire de col­lusion du sio­nisme avec des régimes répressifs et vio­lents, de l’Allemagne nazie au régime d’apartheid d’Afrique du Sud jusqu’aux dic­ta­tures réac­tion­naires d’Amérique du Sud.

Le sio­nisme prétend que la sécurité des Juifs repose sur un état juif mili­tarisé. Mais Israël ne met pas les Juifs en sécurité. Sa vio­lence garantit l’instabilité et la peur pour ceux qui sont sous sa sphère d’influence, et met en danger la sécurité de tous, y compris des Juifs, et ce bien au-​​delà de ses fron­tières. Le sio­nisme a volon­tai­rement par­ticipé à créer les condi­tions qui ont conduit à la vio­lence à l’encontre des Juifs dans les pays arabes. L’hostilité née de la vio­lence israé­lienne et de la domi­nation mili­taire sur les Juifs vivant en Israël et ailleurs est uti­lisée pour jus­tifier encore plus de vio­lence sio­niste.

Nous nous enga­geons à : Rejeter l’héritage colonial et l’expansion colo­nia­liste en cours. Dès l’instant où le mou­vement sio­niste a décidé de bâtir un état juif en Palestine, il est devenu un mou­vement de conquête. A l’instar de tous les mou­ve­ments de conquête et des idéo­logies colo­nia­listes en Amé­rique ou en Afrique, le sio­nisme s’appuie sur la ségré­gation entre les peuples ; par la confis­cation de la terre, il s’engage dans le net­toyage eth­nique qui repose sur une vio­lence mili­taire impla­cable.

Les sio­nistes ont tra­vaillé main dans la main avec l’administration colo­niale bri­tan­nique, contre le peuple indigène de la région et contre son espoir légitime de liberté et d’autodétermination. L’imaginaire sio­niste d’une Palestine "vide" et pauvre a jus­tifié la des­truction de la vie pales­ti­nienne à l’instar du racisme qui a jus­tifié l’extermination des peuples autoch­tones d’Amérique, la traite atlan­tique des esclaves et bien d’autres atro­cités encore.

Avec l’expansion per­ma­nente des colonies et le Mur d’apartheid, l’engagement colo­nia­liste d’Israël l’a amené à détruire l’environnement ainsi que les pay­sages de la Palestine. Cette poli­tique, qui n’a pas réussi à stopper la résis­tance pales­ti­nienne, conduit l’Etat d’Israël à tou­jours plus de vio­lence et à des poli­tiques qui, lorsqu’elles sont menées à leur point ultime, finissent en génocide. A Gaza, l’État d’Israël dénie l’accès à la nour­riture, à l’eau, à l’électricité, à l’aide huma­ni­taire et aux four­ni­tures médi­cales, c’est l’arme qu’il utilise contre les fon­de­ments même de toute vie humaine.

Israël, qui a été en son temps l’outil favori des Bri­tan­niques et des Français contre l’unité arabe et l’indépendance, est devenu le plus jeune associé de l’alliance US pour le contrôle mili­taire, écono­mique et poli­tique au niveau mondial, qui vise plus par­ti­cu­liè­rement la domi­nation de la région stra­té­gique du Moyen Orient/​Asie du Sud-​​ouest. Le danger d’une guerre nucléaire repré­senté par une attaque israélo-​​américaine sur l’Iran nous rap­pelle qu’Israël est une bombe ato­mique qui devrait faire l’objet d’un déman­tè­lement urgent, en vue de sauver les vies de toutes ses vic­times actuelles et potentielles.

Nous nous enga­geons à : Nous opposer aux orga­ni­sa­tions sio­nistes. Non content de donner forme à l’Etat d’Israël, le sio­nisme a fondé sa poli­tique inter­na­tionale de domi­nation mili­taire et d’hostilité envers ses voisins et a ins­tauré un réseau mondial com­plexe d’organisations, de lobbys poli­tiques, d’entreprises de rela­tions publiques, de clubs uni­ver­si­taires, et d’écoles pour appuyer et pro­pager les idées sio­nistes au sein des com­mu­nautés juives et dans l’opinion publique de façon générale.

Un flot de mil­liards de dollars amé­ri­cains abreuve Israël année après année, pour sou­tenir l’occupation et la bru­talité de son armée hyper moderne. La machine de guerre qu’ils financent fait partie inté­grante de l’industrie mon­diale de l’armement qui, à elle seule, draine les res­sources dont manque une humanité déses­pé­rément privée d’eau, de nour­riture, de soins sani­taires, de logement et d’éducation. Pendant ce temps-​​là, L’Europe, le Canada et les Etats-​​Unis sou­tiennent l’infrastructure d’occupation israé­lienne sous couvert d’aide huma­ni­taire au peuple pales­tinien. Ensemble, les Etats-​​Unis et leurs alliés coopèrent au ren­for­cement de la domi­nation de la région et à l’écrasement des mou­ve­ments populaires.

Un réseau inter­na­tional d’institutions et d’organisations sio­nistes appuie l’armée israé­lienne par des finan­ce­ments directs. De plus, ces orga­ni­sa­tions four­nissent un soutien poli­tique néces­saire à la légi­ti­mation et à la pro­motion de leurs visées poli­tiques et de leurs projets huma­ni­taires. Dans cer­tains pays, ces orga­ni­sa­tions cen­surent toute cri­tique envers Israël et ciblent des indi­vidus et des orga­ni­sa­tions qui sont mis sur listes noires et sont vic­times de vio­lences, d’emprisonnement, de dépor­tation, de pri­vation d’emploi et d’autres sanc­tions économiques.

Ces orga­ni­sa­tions dif­fusent l’islamophobie. Agitant l’épouvantail de la guerre à l’étranger, elles ins­taurent une légis­lation répressive dans leurs propres pays. Aux Etats-​​Unis et au Canada les groupes sio­nistes ont aidé à faire passer la légis­lation « anti­ter­ro­riste », exposant ainsi à des pour­suites judi­ciaires pour aide au ter­ro­risme et tra­hison, toute activité favo­rable au boycott, au dés­in­ves­tis­sement et aux sanc­tions contre Israël ainsi que le soutien aux orga­ni­sa­tions pales­ti­niennes, ira­niennes, ira­quiennes, liba­naises et musul­manes. En Europe et aux Etats-​​Unis, des groupes soit disant « juifs » sont désormais au premier rang de l’appel à la guerre contre l’Iran.

Mais l’édifice sio­niste et celui de la supré­matie mon­diale des Etats-​​Unis se fis­surent. A la suite de l’extraordinaire résis­tance de la Palestine et du sud-​​Liban à l’agression et à l’occupation israé­lienne et amé­ri­caine, qui ont tenu en dépit de res­sources limitées et de nom­breuses tra­hisons, le mou­vement inter­na­tional de soli­darité avec les Pales­ti­niens en lutte contre la poli­tique des USA et d’Israël prend de l’élan.

En Israël, cet élan est visible dans une contes­tation crois­sante qui ouvre la voie à la reven­di­cation d’un double héritage des années 60 : celui du Matzpen, orga­ni­sation israélo-​​palestinienne, juive et anti­sio­niste et celui du parti mizrahi des Pan­thères Noires. Plus lar­gement, le refus de la conscription obli­ga­toire dans l’armée israé­lienne est croissant dans la jeunesse.

Au sein du gou­ver­nement et dans des dis­cus­sions publiques aux Etats-​​Unis et en Europe le coût de l’aide incon­di­tion­nelle à Israël est de plus en plus remis en cause. C’est pourquoi Israël et les Etats-​​Unis sont à la recherche de nou­veaux alliés au sud pour qui puissent se joindre à leurs conquêtes écono­miques et mili­taires. La relation crois­sante entre Israël et l’Inde en est un exemple frappant. Par­ta­geant l’intérêt occi­dental pour le contrôle poli­tique et le profit écono­mique de quelques-​​uns au détriment du plus grand nombre, l’élite indienne aussi bien que celles du Moyen Orient et plus lar­gement de l’Asie occi­dentale sont de conni­vence avec le pro­gramme écono­mique et mili­taire de l’Ouest dans la région

La pro­pa­gande de la guerre occi­dentale contre le ter­ro­risme sert de caisse de réso­nance à l’islamophobie de l’élite indienne et fournit aux régimes du Moyen Orient et de l’Asie du Sud-​​ouest une oppor­tunité pour réprimer sévè­rement toute dis­si­dence. Malgré cela, des sou­lè­ve­ments popu­laires et des cha­pitres glo­rieux des luttes anti-​​coloniales remettent en question cette alliance et devraient lui porter un coup fatal.

Avec nos alliés, notre but est d’aider à élargir ces fis­sures jusqu’à ce que le mur tombe et qu‘Israël soit isolé comme l’a été l’Afrique du sud de l’apartheid. Nous nous enga­geons à lutter contre ces groupes qui pré­tendent parler à notre place et à les vaincre.

Nous nous enga­geons à : Etre soli­daires et à tra­vailler pour l’apaisement et la justice. Nous sommes engagés aux côtés du peuple pales­tinien pour sa libé­ration et son auto­dé­ter­mi­nation. De tout notre cœur, notre volonté et notre énergie poli­tique nous sou­tenons la résis­tance du peuple pales­tinien dans toute sa diversité et sa vaillance et nous faisons front à l’injustice dont sont cou­pables les pays où nous vivons.

Nous sou­tenons sans équi­voque le Droit au Retour des Pales­ti­niens sur leur terre. Nous appelons à l’abrogation du droit au retour raciste israélien qui pri­vi­légie le droit de toute per­sonne se déclarant juive de s’installer en Palestine tout en privant les réfugiés pales­ti­niens de ce droit.

Nous sommes de tout cœur avec l’appel de la Palestine au boycott, au dés­in­ves­tis­sement et aux sanc­tions contre Israël.

Nous sou­tenons la reven­di­cation de libé­ration de tous les pri­son­niers poli­tiques pales­ti­niens et dénonçons la pra­tique consistant à incar­cérer des leaders poli­tiques pales­ti­niens, des jeunes et la popu­lation en général, comme méthode de contrôle et de terreur.

Ce n’est pas à nous de pres­crire quel chemin doit prendre le peuple pales­tinien pour définir son avenir. Nous ne pré­tendons pas nous sub­stituer à ses choix. Nos stra­tégies et nos actions naî­tront de notre relation avec ceux qui sont engagés dans tout l’éventail des luttes de libé­ration en Palestine et dans la région. Nous sou­tien­drons leur lutte pour sur­vivre, pour garder leur terre et pour faire avancer leur mou­vement comme ils l’entendent, selon leurs propres termes.

Nous sommes par­te­naires des grands mou­ve­ments de résis­tance popu­laire de notre époque qui défendent et ché­rissent les vies de tous les peuples et de toute la planète, conduits par ceux qui souffrent le plus de la conquête impé­riale, de l’occupation, du racisme et de la domi­nation mon­diale, de l’exploitation des hommes et des res­sources. Nous sommes pour la pro­tection de la nature. Nous défendons les droits des peuples indi­gènes sur leur sol et pour leur sou­ve­raineté. Nous défendons les droits des migrants et des réfugiés pour qu’ils puissent se déplacer librement et en toute sécurité à travers les fron­tières. Nous défendons le droit des tra­vailleurs – y compris des immigrés en Israël amenés pour prendre la place des Pales­ti­niens et des Mizrahi - à la justice écono­mique et à l’autodétermination. Nous défendons l’égalité raciale et l’expression cultu­relle. Nous défendons le droit des femmes, des enfants et de toutes les mino­rités exploitées à se libérer de toute domi­nation. Et nous défendons le droit uni­versel à la terre, à l’eau, à la nour­riture, au logement, à l’éducation, aux soins et à être libérés de la vio­lence : c’est le seul moyen pour que la société humaine puisse sur­vivre et s’épanouir.

Nous nous enga­geons à sou­tenir la justice pour guérir les bles­sures infligées par la force et par le droit colonial en Palestine et dans l’ensemble de la région ; pour guérir les trau­ma­tismes qu’ont subi les Juifs en Europe et dont se sert le projet sio­niste, pour guérir les peurs et pri­va­tions endurées dans des mas­sacres au fil des années ainsi que les mani­pu­la­tions de la culture et des res­sources exercées dans le but d’exploiter les Juifs Mizrahi et de les séparer des Palestiniens.

La justice pour laquelle nous tra­vaillons est à construire par ceux, partout en Palestine, y compris en Israël et par les réfugiés pales­ti­niens, dont la lutte pour l’autodétermination leur apportera l’égalité et la liberté ainsi qu’aux autres habi­tants des alentours.

Nous vous appelons à nous rejoindre. Ces enga­ge­ments néces­sitent la construction d’un mou­vement juif uni à l’échelle inter­na­tionale, qui s’oppose au sio­nisme et à sa volonté de vouloir parler au nom de tous les Juifs. Face à un adver­saire inter­na­tional il ne suffit pas de tra­vailler au niveau local, ni au niveau national. Nous devons trouver des moyens d’agir ensemble par delà les fron­tières géo­gra­phiques, sec­to­rielles et lin­guis­tiques. Il y a place pour toutes sortes d’initiatives et d’organisations, exis­tantes ou nou­velles, qui puissent tra­vailler en toute indé­pen­dance et conjoin­tement, en soutien mutuel et en collaboration.

Etes-​​vous contre le racisme sous toutes ses formes ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour mettre fin à l’apartheid israélien.

Soutenez-​​vous la sou­ve­raineté et les droits des peuples indi­gènes à leur terre ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour la défense des droits sou­ve­rains à la terre des Palestiniens.

Croyez-​​vous que nos vies sont dépen­dantes de la dura­bilité écono­mique et envi­ron­ne­mentale ? Etes-​​vous en colère devant le vol et la des­truction des res­sources de la planète ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour arrêter le vol de la terre et de l’eau, la des­truction de l’agriculture, de la terre pales­ti­niennes des vil­lages et des oli­ve­raies par Israël.

Voulez-​​vous en finir avec les guerres inter­mi­nables pour le pétrole et pour la domi­nation mili­taire des Etats-​​Unis et de leurs alliés ? Voulez-​​vous en finir avec les cultures mili­ta­risées, avec la conscription des jeunes et le pillage des res­sources des­tinées à financer l’armée plutôt que les besoins vitaux ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour déman­teler une pièce cru­ciale de la machine de guerre mondiale.

Voulez-​​vous vous déso­li­da­riser du net­toyage eth­nique de la Palestine, de la des­truction de son his­toire, de sa culture et de son auto­dé­ter­mi­nation ? Croyez-​​vous qu’il n’y ait de paix qu’avec la justice ? Etes-​​vous à la fois triste et en colère contre le fait que le génocide des Juifs soit utilisé pour per­pétrer d’autres atro­cités ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour en finir avec le colo­nia­lisme sioniste.

Pour que sur cette planète on puisse vivre dans la sécurité, la justice et la paix, il faut mettre fin au projet colonial israélien. C’est avec joie que nous nous lançons dans le travail de sape col­lective d’un système de conquête et de des­truction qui a fait souffrir notre monde pendant trop longtemps.