"Attente"

Rashid Masharawi, mercredi 3 mai 2006

Avant de quitter défi­ni­ti­vement la Palestine, Ahmad réa­li­sateur, accepte une der­nière mission orga­niser, avec la jour­na­liste Bissan et son camé­raman « Lumière », des audi­tions dans les camps de réfugiés pales­ti­niens pour monter la troupe du futur Théâtre National Pales­tinien. Au fur et à mesure, Ahmad va leur demander de jouer ce qui les repré­sente le plus : l’attente…

Le film sera programmé dans les villes suivantes :

- A Paris en exclusivité à UGC Ciné Cité Les Halles à partir du 10 Mai 2006

- En périphérie et province :

- SAINT-​​ OUEN Espace 1789 /​ en pré­sence de Rashid Masharawi le mer­credi 10 MAI (20h)

- BOBIGNY - Cinéma Magic /​ en pré­sence de Rashid Masharawi le samedi 13 MAI (20h)

- STRASBOURG - Cinéma Star

- GRENOBLE - Le Club

- NANTES - Le Concorde /​ en présence de Rashid Masharawi le 11 ou le 12 MAI


- BORDEAUX
- Cinéma Jean Vigo /​ en présence de Rashid Masharawi le 16 MAI

-LYON - Cinéma Opéra

ATTENDS TU ES PALESTINIEN !

J’étais en Europe au moment où j’ai com­mencé à écrire le scé­nario de mon film ATTENTE car durant cette période, l’occupation israé­lienne m’empêchait de me rendre dans ma maison à Ramallah.

En effet, en tant que pales­tinien pos­sédant un pas­seport issu des accords d’Oslo, je ne pouvais me rendre en Palestine, en Syrie, et au Liban, pays où je devais tourner. Je me trouvais donc dans une situation absurde, drôle et triste à la fois, puisque le sujet de mon film c’était aussi « l’attente ».

Je ne voyais à cette situation qu’une seule issue : aller dans les camps de réfugiés en Palestine, en Syrie et au Liban où les gens atten­daient depuis plus de cin­quante ans. Une fois que je suis arrivé chez ces réfugiés, je leur ai demandé qu’ils jouent cette attente, ce qui en a amplifié le côté absurde et comique.

J’ai constaté que leurs vies res­sem­blaient à la mienne. Celle d’un « être » interdit de voyager, le fils d’un réfugié attendant quelque chose, comme si nous étions tous en train de tisser nos rêves nulle part.

Partir de la situation Pales­ti­nienne et de cette attente imposée au peuple Pales­tinien pour en faire un « road-​​movie » cela voulait dire inciter les per­sonnes encer­clées et enfermées à bouger malgré tout. En principe, l’attente est passive, mais les rêves, l’espoir, et la per­sé­vé­rance de ces réfugiés peuvent parfois la trans­former en grande et belle action.

Rashid Masharawi

Festival International du film de VENISE

Festival International du film de TORONTO

Festival International du film d’AMIENS - GRAND PRIX (Licorne d’Or)

Festival International du Film de JERUSALEM