Attaquer l’Iran pour Israël ?

Ray McGovern, dimanche 4 novembre 2007

Avec 200 à 300 armes nucléaires dans leur arsenal, les Israé­liens béné­fi­cient d’un monopole nucléaire au Proche-​​Orient. Ils entendent conserver ce monopole et font pression pour que les Etats-​​Unis obli­tèrent le pro­gramme nucléaire iranien naissant.

La Secré­taire d’Etat Condo­leeza Rice est à son meilleur hyper­bo­lique pour vendre son cham­pignon ato­mique et cette fois-​​ci, l’Iran est la cible.

Son affir­mation, la semaine der­nière, selon laquelle "la poli­tique de l’Iran constitue pos­si­blement l’unique et plus grand défi aux intérêts de la sécurité amé­ri­caine au Moyen-​​Orient et dans le monde", va tout sim­plement trop loin.

Pour juger de la fia­bilité d’une per­sonne, il faut se référer en grande partie à l’expérience passée. Mal­heu­reu­sement, la cré­di­bilité de Rice est mise à mal en com­pa­raison de celle du chef de l’Agence Inter­na­tionale à l’Energie Ato­mique (AIEA), Mohammed el-​​Baradeï, qui insiste sur le fait qu’il n’y a aucune preuve d’un pro­gramme actif d’armement nucléaire en Iran.

Si cela semble familier, el-​​Baradeï a dit la même chose à propos de l’Irak avant qu’il ne soit attaqué. Mais trois jours avant l’invasion, l’expert nucléaire Dick Cheney a déclaré à Tim Russert de la chaîne NBC : "Fran­chement, je crois que M. el-​​Baradeï se trompe".

Nous y voici à nouveau ! Comme dans le cas de l’Irak, les ser­vices de ren­sei­gne­ments étasu­niens ont cherché avec assi­duité les preuves d’un pro­gramme d’armement nucléaire en Iran. Mais, hélas, en vain.

Grillés par la "preuve" bidon avancée pour l’Irak - l’uranium pro­venant d’Afrique, les tubes d’aluminium - l’administration s’est bien gardée de fabriquer une "preuve" en relation avec le nucléaire.

Bush et Cheney se reposent-​​ils une fois encore sur l’adage de Rum­sfeld, selon lequel "l’absence de preuve n’est pas une preuve d’absence [de pro­gramme d’armement nucléaire]" ? Il y a une réponse plus simple.

La mèche a été vendue

L’ambassadeur d’Israël auprès des Etats-​​Unis, Sallai Meridor, a vendu la mèche, le 22 octobre, en s’exprimant lors du déjeuner de l’American Jewish Com­mitee [le comité juif amé­ricain]. Dans des remarques égalant celles de Rice, Meridor a déclaré que l’Iran est la toute pre­mière menace d’Israël.

Ne man­quant pas de toupet [chutzpah, en yiddish dans le texte], il a donné un avis gratuit à Washington, selon lequel contrer les ambi­tions nucléaires ira­niennes demandera effec­ti­vement que "les Etats-​​Unis soient unis sur cette question", à moins que les Ira­niens ne concluent, "à partir de janvier 2009, ils n’en feront qu’à leur tête".

Miridor a sou­ligné qu’il restait "très peu de temps" pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Et puis quoi encore ?! Même s’il y avait un pro­gramme nucléaire caché à l’AIEA, aucun obser­vateur sérieux ne s’attend à ce que l’Iran obtienne l’arme nucléaire beaucoup plus tôt que dans cinq ans.

Il faut dire la vérité : depuis 1995, les ser­vices de ren­sei­gne­ments amé­ri­cains pré­disent tous les deux ans que l’Iran pourrait avoir l’arme nucléaire dans environ cinq ans.

C’est devenu véri­ta­blement embar­rassant - comme un vieux disque rayé, ponctué seulement par des "néo­con­ser­va­teurs" comme James Woolsey, qui a prévenu publi­quement l’été dernier que les Etats-​​Unis pour­raient n’avoir d’autre choix que de bom­barder l’Iran afin d’arrêter son pro­gramme d’armes nucléaires.

Woolsey, qui se décrit lui-​​même comme "l’ancre de l’aile pres­by­té­rienne du Jewish Ins­titute for National Security Affairs [l’Institut Juif aux Affaires de Sécurité Nationale]," l’a dit de cette façon : "J’ai bien peur que d’ici, au pire quelques mois, au mieux quelques années, ils [les Ira­niens] pour­raient avoir la bombe".

La veille de la remarque révé­la­trice non inten­tion­nelle de Meridor, le vice-​​Président Dick Cheney a réitéré : "nous ne per­met­trons pas à l’Iran d’avoir l’arme nucléaire".

Cette remarque a suivi de près la mise en garde apo­ca­lyp­tique de George W. Bush sur la Troi­sième Guerre Mon­diale, si Téhéran devait acquérir la connais­sance pour pro­duire l’arme nucléaire.

Les Israé­liens semblent convaincus d’avoir extorqué la pro­messe de Bush et de Cheney qu’ils aideront Israël à tuer dans l’œuf le pro­gramme nucléaire iranien avant qu’ils ne quittent le pouvoir.

Ils se fichent pas mal qu’il n’y ait aucune preuve que le pro­gramme nucléaire iranien soit plus lié à l’armement que celui que Cheney et Rum­sfeld avaient per­suadé le Pré­sident Gérald Ford d’approuver en 1976 que Wes­tin­ghouse et General Electric l’installent pour le shah (à un prix affiché de 6,4 mil­liards de dollars).

Avec 200 à 300 armes nucléaires dans leur arsenal, les Israé­liens béné­fi­cient d’un monopole nucléaire au Proche-​​Orient. Ils entendent conserver ce monopole et font pression pour que les Etats-​​Unis obli­tèrent le pro­gramme nucléaire iranien naissant. Qui­conque ayant conscience de la capacité de l’Iran à répliquer réalise que ceci appor­terait le désastre pour toute la région et au-​​delà. Mais cela n’a pas arrêté, aupa­ravant, Cheney et Bush.

La logique est simi­laire à celle révélée par Philip Zelikow, le confident de Condo­leeza Rice et ancien membre du President’s Foreign Intel­li­gence Advisory Board [le comité des conseillers en ren­sei­gne­ments du pré­sident des Etats-​​Unis pour les affaires étran­gères] et, par la suite, directeur exé­cutif de la Com­mission sur le 11/​9. Le 22 octobre 2002, Zelikow a déclaré devant une foule à l’Université de Virginie :

"Pourquoi l’Irak attaquerait-​​il l’Amérique ou utiliserait-​​il des armes nucléaires contre nous ? Je vais vous dire ce que je crois être la véri­table menace - c’est la menace sur Israël. Et c’est le genre de menace dont il ne faut surtout pas dire le nom… le gou­ver­nement amé­ricain ne veut pas pencher [dans cette direction] trop for­tement dans ses dis­cours, parce que ce n’est pas un thème populaire."

Un signe annonciateur ?

L’offensive poli­tique contre l’Iran s’est mélangée au dis­cours alors que George W. Bush entamait sont second mandat, avec Cheney en pre­mière ligne faisant pression pour une attaque contre ses ins­tal­la­tions nucléaires.

Le 20 janvier 2005, dans une interview avec la chaîne MSNBC, juste quelques heures avant la seconde inves­titure de Bush, Cheney a placé l’Iran en tête de liste des endroits à pro­blèmes", et a fait remarquer que les négo­cia­tions et les sanc­tions onu­siennes pour­raient échouer à stopper le pro­gramme nucléaire iranien.

Cheney a alors ajouté avec une non­cha­lance remar­quable : "Etant donné que l’Iran a déclaré comme relevant de la poli­tique de l’Etat que son objectif est la des­truction d’Israël, les Israé­liens pour­raient décider d’agir en premier et laisser le reste du monde s’occuper de net­toyer après coup le désordre politique ".

Cela ne sonne-​​t-​​il pas comme le fameux "plan Cheney" qui a été lar­gement discuté aujourd’hui dans les médias ? Une attaque aérienne israé­lienne - une riposte ira­nienne - Washington volant au secours de son "allié", Israël ?

Grand fan des frappes pré­ven­tives, Cheney n’a pas fait grand chose pour cacher son atti­rance au pen­chant d’Israël pour des frappes pré­ven­tives, telles que l’attaque aérienne contre le réacteur nucléaire irakien Osirak en 1981.

Dix ans après l’attaque d’Osirak, le ministre de la défense d’alors, Dick Cheney, aurait donné au Général israélien David Ivri, com­mandant l’armée de l’air israé­lienne, une photo satellite du réacteur nucléaire irakien détruit par un avion israélien de fabri­cation amé­ri­caine. Sur la photo, Cheney avait écrit à la main, "Grâce au travail excep­tionnel contre le pro­gramme nucléaire irakien en 1981". On ne connaît rien de la réponse d’Ivri, mais on peut parier sans beaucoup de risques qu’elle fut du style "nous n’aurions pu le faire sans l’aide des Etats-​​Unis".

En vérité, bien que les Etats-​​Unis eussent condamné offi­ciel­lement cette attaque (à ce moment-​​là, l’administration Reagan sou­tenait l’Irak de Saddam Hussein), les ren­sei­gne­ments que par­ta­geaient le Pentagone et les Israé­liens ont apporté une contri­bution majeure au succès du raid aérien des Israéliens.

Avec le vice-​​Président Cheney qui dicte main­tenant la loi, une aide simi­laire pourrait arriver pro­chai­nement avant toute attaque aérienne d’Israël contre l’Iran.

Ce n’est pas un secret que l’ancien Premier ministre israélien, Ariel Sharon, avait com­mencé à faire pression, en 2003, pour une attaque pré­ventive précoce contre l’Iran, sou­tenant que l’Iran obtien­drait pro­ba­blement l’arme nucléaire bien avant ce que les ren­sei­gne­ments amé­ri­cains estimaient.

Sharon avait pris l’habitude d’emmener avec lui son propre conseiller mili­taire pour informer Bush avec des photos aériennes des ins­tal­la­tions ira­niennes liées au nucléaire.

Encore plus trou­blant, à l’automne 2004, le Général à la retraite Brent Scow­croft, qui a servi comme conseiller à la sécurité nationale du Pré­sident George H. W. Bush et comme pré­sident du Foreign Intel­li­gence Advisory Board de Bush junior, a fait quelques com­men­taires sai­sis­sants dans le Financial Times.

Maître en matière de dis­crétion média­tique, Scow­croft a néan­moins veillé à rendre publiques ses conclu­sions selon les­quelles Sharon avait "envoûté" Bush, qu’il menait notre pré­sident "par le bout du nez".

Inutile de dire que Scow­croft a été immé­dia­tement retiré du comité des conseillers.

Une exagération instable

George W. Bush a ren­contré Sharon pour la pre­mière fois en 1998, lorsque le gou­verneur du Texas fut emmené en tournée au Proche-​​Orient par Matthew Brooks, alors directeur exé­cutif de la Coa­lition Juive Amé­ri­caine. Sharon était ministre des affaires étran­gères et emmena Bush en héli­co­ptère au-​​dessus des ter­ri­toires occupés par Israël.

Un article de Ron Hut­cheson, publié le 3 août 2006 par McClatchy, cite Matthew Brooks : "S’il y a un point de départ pour l’attachement de George W Bush à Israël, c’est ce jour de fin 1998, où il se tenait sur la colline où Jésus pro­nonça le Sermon du Mont et, les yeux remplis de larmes, il lut à voix haute son hymne favori, ’Amazing Grace’. Il était très ému. Ce fut une expé­rience remplie de larmes. Il est rentré au pays en ramenant Israël dans son cœur. Je pense qu’il en est revenu pro­fon­dément bouleversé".

Bush a fait une réfé­rence gra­tuite, mais révé­la­trice, à ce voyage, lors de sa pre­mière réunion au Conseil de Sécurité Nationale (NSC), le 30 janvier 2001.

Après avoir annoncé qu’il aban­don­nerait le rôle, qui a duré des décennies, de "médiateur sincère" entre les Israé­liens et les Pales­ti­niens et qu’il pen­cherait de façon marquée vers Israël, Bush a déclaré qu’il lais­serait Sharon résoudre le conflit comme il jugera bon.

A ce stade, il parla de son voyage en Israël et de son survol des camps pales­ti­niens avec la Coa­lition Juive Répu­bli­caine, mais il ne montra aucune pré­oc­cu­pation pour le sort des Palestiniens.

Dans Price of Loyalty de Ron Suskind, Paul O’Neill, alors secré­taire au trésor et qui se trouvait à la réunion du NSC, cite Bush : "Ça avait l’air très mauvais en dessous", dit le pré­sident dans un fron­cement de sourcils. Ensuite, Bush déclara qu’il était temps pour que l’Amérique mette fin à ses efforts dans la région. "Je ne vois pas bien ce que nous pouvons faire à ce stade," déclara-​​t-​​il. O’Neill rap­porta aussi que Colin Powell, le tout nouveau secré­taire d’état en titre, fut pris com­plè­tement par sur­prise avec ce rejet non­chalant de cette poli­tique de longue date.

Powell souleva des objec­tions, mettant en garde que cela déchaî­nerait Sharon et que "les consé­quences pour­raient être affreuses, en par­ti­culier pour les Pales­ti­niens". Mais, selon O’Neill, Bush s’est contenté de hausser les épaules en disant : "Parfois, une démons­tration de force par un camp peut vraiment cla­rifier les choses." O’Neill rap­porte que Powell a semblé être "saisi d’effroi". On peut parier sans risque que le vice-​​Président, lui, ne fut aucu­nement saisi d’effroi.

Et maintenant ?

La seule chose qui semble barrer la route à une attaque pré­ventive contre les ins­tal­la­tions nucléaires ira­niennes est l’armée amé­ri­caine qui traîne des pieds [1].

Il semble pro­bable que les res­pon­sables mili­taires ont dit au pré­sident et à Cheney : Cette fois-​​ci, laissez-​​nous vous informer sur ce que vous pouvez attendre le deuxième jour, la qua­trième semaine, le sixième mois - et sur les nom­breuses choses sérieuses que l’Iran peut faire à Israël et à nous, en Irak et ailleurs.

De source sûre, le com­mandant de CENTCOM, l’amiral William Fallon, a déclaré : "Nous n’irons pas en Iran sous mon mandat". Et dans une interview en-​​ligne, la jour­na­liste primée du Washington Post, Dana Priest, a parlé récemment d’une "révolte" pos­sible si l’on donnait l’ordre aux pilotes de partir en mission contre l’Iran. Elle a ajouté : "Il y a un peu d’hyperbole, mais pas trop. Regardez seulement ce que le Général [George] Casey, le chef de l’armée, a déclaré… que le tempo des opé­ra­tions en Irak ren­drait très dif­ficile pour l’armée de répondre à une crise majeure ailleurs. D’autre part, ce n’est pas la ’guerre’ ou le ’bom­bar­dement’ qui est dif­ficile, c’est le jour d’après et tous les autres qui sui­vront. N’avons-nous pas appris cette leçon (une fois encore) avec l’Irak."

Et qu’en est-​​il du Congrès ? Pourrait-​​il agir comme un frein contre Bush et Cheney ? N’y pensez pas !

Si le Comité des Affaires Publiques Israélo-​​Américaines (AIPAC), avec ses coffres débordant, sou­tient une attaque contre l’Iran, alors, c’est ce que feront nos députés mous du bulbe. Déjà, l’AIPAC a réussi à empêcher une loi qui aurait requis du pré­sident qu’il obtienne d’abord l’autorisation [du Congrès] pour une attaque contre l’Iran.

Et pour chaque Amiral Fallon, il y a quelqu’un comme l’inimitable Général de l’Armée de l’Air à la retraite, Thomas McI­nerney, un associé proche de James Woolsey et autres "néocons".

La cam­pagne aérienne "sera facile", dit McI­nerney, un expert de Fox News qui a été l’avocat enragé de "Choc et Respect" [Shock & Awe] contre l’Irak. "Ahma­di­nejad n’a rien en Iran que nous ne pouvons pénétrer," ajoute-​​t-​​il, et plu­sieurs cen­taines de bom­bar­diers, incluant des bom­bar­diers furtifs, suf­firont à faire l’affaire : "Une durée de 48 heures, frappant 2.500 cibles pour détruire leurs ins­tal­la­tions nucléaires, leurs ins­tal­la­tions de défense aérienne, leur force aérienne, leur marine, leurs mis­siles de repré­sailles Shahab-​​3 et, enfin, leur com­man­dement et leur contrôle. Et, ensuite, laissons le peuple iranien reprendre le pays".

Et la logique dans tout ça ? Etant donné que l’idée sera dif­ficile à vendre, en l’absence de preuves, d’une menace immi­nente selon laquelle l’Iran est à deux doigts d’avoir l’arme nucléaire, la machine à pro­pa­gande de la Maison Blanche se concen­trera pro­ba­blement sur une autre preuve, selon laquelle l’Iran sou­tient ceux qui "tuent nos soldats en Irak".

La chose effrayante est que Cheney se servira plutôt des McI­nerney et Woolsey que des Fallon et Casey pour montrer au pré­sident à quel point cela peut être faci­lement accompli.

La folie

Ce n’est pas comme si nous n’avions pas eu d’hommes d’Etat assez sages pour nous mettre en garde contre les liaisons avec des pays étrangers et sur ceux qui ont une dif­fi­culté à dis­tinguer entre les intérêts stra­té­giques des Etats-​​Unis et ceux des autres nations, même des alliés : "Un atta­chement pas­sionné d’une nation pour une autre produit toute une variété de maux. La sym­pathie pour la nation favorite facilite l’illusion d’un intérêt commun ima­gi­naire dans des affaires où n’existe aucun intérêt commun réel, insuffle à l’une les ini­mitiés de l’autre et trompe la pre­mière à par­ti­ciper dans les que­relles et les guerres de la der­nière, sans moti­vation et jus­ti­fi­cation adé­quates". (George Washington, Dis­cours d’Adieu, 1796)

[1] selon l’orient le jour du 4 novembre : Trente séna­teurs amé­ri­cains écrivent à Bush contre une inter­vention en Iran

Trente séna­teurs amé­ri­cains ont écrit jeudi au pré­sident George W. Bush pour affirmer qu’il n’avait pas l’autorité pour lancer une inter­vention en Iran et exprimer leurs inquié­tudes au sujet de la rhé­to­rique « pro­vo­ca­trice » de l’Administration. Les sénateurs, 29 démo­crates et un indé­pendant, dont la can­didate à l’élection pré­si­den­tielle Hillary Clinton, exhortent à par­venir à la réso­lution du conflit par la voie diplo­ma­tique. « Nous voulons sou­ligner qu’aucune auto­ri­sation par­le­men­taire n’existe pour une inter­vention mili­taire uni­la­térale contre l’Iran », écrivent-​​​​ils. La lettre stipule qu’une réso­lution passée au Sénat en sep­tembre, qui appelle à la dési­gnation des gar­diens de la révo­lution ira­niens comme groupe ter­ro­riste, ne devrait pas servir de pré­texte à une guerre. http://​www​.lorient​lejour​.com/​p​a​g​e​.aspx?page=article&id=356611