30 mars, Journée de la Terre

Campagne BDS, dimanche 29 mars 2009

La Journée de la Terre sym­bolise la résis­tance pales­ti­nienne à l’expropriation continue , à l’apartheid, à la colo­ni­sation et à l’occupation que mène Israël. Elle prend un sens encore plus fort après l’atroce guerre d ’agression qu’Israël a menée contre le peuple pales­tinien soumis à un siège her­mé­tique dans la bande de Gaza occupée.

30 mars 2009 – Aujourd’hui, les Pales­ti­niens épar­pillés sur la planète marquent la Journée de la Terre. Ils com­mé­morent les événe­ments d ’il y a 33 ans quand les forces de sécurité israé­liennes ont tiré sur 6 jeunes Pales­ti­niens, citoyens d’Israël. Ils les ont tués et en ont blessé bien d’autres.

Ces jeunes cou­rageux se trou­vaient parmi les mil­liers de Pales­ti­niens qui mani­fes­taient contre l’expropriation par Israël de terres pales­ti­niennes afin d’y construire de nou­velles colonies et d’agrandir les villes israéliennes.

Aujourd’hui la Journée de la Terre sym­bolise la résis­tance pales­ti­nienne à l’expropriation continue , à l’apartheid, à la colo­ni­sation et à l’occupation que mène Israël. Elle marque aussi le premier anni­ver­saire de la Journée générale d’action pour les droits des Pales­ti­niens et pour la Cam­pagne BDS, lancée au Forum social mondial qui s’est tenu au brésil en 2009.

La poli­tique raciste d’ Israël qui confisque les terres pales­ti­niennes et déplace de force les Pales­ti­niens s’est inten­sifiée depuis la Journée de la Terre de 76. La poli­tique de net­toyage eth­nique de plus en plus répandue qu’Israël appelle la judaï­sation avance à la même allure dans les villes his­to­riques de Palestine, y compris Jéru­salem, Jaffa, Acre, Lydda et Ramla, au rythme quo­tidien des des­truc­tions de maisons et des évic­tions forcées. Le vol brutal des terres par Israël se poursuit avec la construction et l’extension du mur d’apartheid et des colonies sur la terre occupée de Palestine. Des cen­taines de mil­liers de Pales­ti­niens sont confrontés à l’imminence du dépla­cement puisque leurs vil­lages sont pro­grammés pour dis­pa­raître tota­lement de la carte.

De plus, les injus­tices fon­da­men­tales qui ont amené au tout premier appel BDS de la société civile en 2005 sont encore plus aiguës aujourd’hui.

Israël continue à dénier aux réfugiés pales­ti­niens, qui ont été vic­times d’un net­toyage eth­nique pendant la Nakba en 1948 et sans arrêt depuis, le droit de retourner dans leurs foyers d’origine. Droit affirmé par les Nations unies. Il continue à ins­ti­tu­tion­na­liser la dis­cri­mi­nation raciale contre les citoyens pales­ti­niens d’Israël et il poursuit l’occupation mili­taire de la Cis­jor­danie, y compris Jéru­salem -est, tout en inten­si­fiant la répression cruelle contre la bande de Gaza.

La Journée de la terre cette année prend un sens encore plus fort, après l’atroce guerre d ’agression qu’Israël a menée contre le peuple pales­tinien soumis à un siège her­mé­tique dans la bande de Gaza occupée.

Les 1 400 morts, les 5 000 blessés, les 14 000 maisons endom­magées ou détruites sont le tout dernier témoi­gnage du mépris dans lequel Israël tient la vie des Palestiniens.

Le silence des puis­sants de ce monde devant les mas­sacres n’est qu’un nouvel échec assour­dissant de la “ com­mu­nauté inter­na­tionale” à imposer le droit inter­na­tional et à affirmer la culpa­bilité d’ Israël quant aux vio­la­tions graves et répétées des normes inter­na­tio­nales les plus fondamentales.

Ces formes diverses de l’oppression israé­lienne colo­niale et raciste n’auraient, il est vrai, pu atteindre ce seuil cri­tique sans le soutien et la col­lusion directs ou indi­rects des Etats-​​Unis, de l’Union euro­péenne et de bien d’autres pays y compris de nom­breux régimes arabes.

L’isolement d’Israël par le boycott, le dés­in­ves­tis­sement et les sanc­tions (BDS), tel qu’il exista contre l’apartheid en Afrique du Sud, doit devenir une priorité absolue pour qui­conque se bat pour la liberté, la justice et l’application sys­té­ma­tique du droit inter­na­tional et des prin­cipes uni­versels des droits humains.

Pour les morts de la Journée de la terre et pour les mil­liers d’autres qui ont donné leur vie pour la liberté, la justice et l’autodétermination, pour les mil­liers de per­sonnes empri­sonnées à cause de leur enga­gement pour la dignité humaine, pour Gaza, pour le retour, pour l’égalité et la liberté, le BNC (Comité national de la cam­pagne pales­ti­nienne BDS) appelle les gens de conscience dans le monde entier à se lever contre toutes les formes d’oppression, à boy­cotter Israël et dés­in­vestir de ses intérêts et des com­pa­gnies qui tirent profit de l’oppression tant qu’il ne se pliera pas à ses obli­ga­tions au regard du droit inter­na­tional et qu’il ne recon­naîtra pas nos droits inalié­nables sur notre terre.

Nous saluons tous les groupes et toutes les per­sonnes qui ont entendu notre appel à orga­niser des actions liées à la cam­pagne BDS en cette journée générale d’action pour la Palestine.

Avec votre soutien, nous vaincrons.

Secré­tariat BNC