2è edition du forum documentaire israélien

Espace Confluences, samedi 11 novembre 2006

Du 2 au 17 décembre 2006 Confluences organise la seconde édition du édition du Forum Docu­men­taire Israélien.

En partenariat avec

190 bd de Cha­ronne 75020 Paris M° Alexandre Dumas Tel 01 40 24 16 34 Réser­vation 01 40 24 16 46 ou resa@​confluences.​net Site www​.confluences​.net

(Programme ci-​​dessous)

Du 2 au 17 décembre 2006 Confluences organise la seconde édition du édition du Forum Docu­men­taire Israélien. Comme l’avait démontré l’édition de 2005, le cinéma docu­men­taire israélien est animé par une pro­duction très impor­tante. Confluences poursuit son explo­ration avec des films nou­veaux et des raretés des maîtres israé­liens du genre.

C’est le ques­tion­nement de l’identité qui tra­versera cette année le fes­tival. La société israé­lienne est tra­versée par des cou­rants contra­dic­toires qui peuvent parfois s’affronter vio­lemment. La place des « juifs orientaux », et les ques­tions sociales, que traitent brillamment Amir Tau­singer et Asaf Sudri dans leur films « La grève », la cor­ruption des élites que nous entra­per­cevons dans le déli­cieux « (S)élection » de Ronen Amar, l’occupation de la Cis­jor­danie qui désa­grège chaque jour un peu plus la société israé­lienne, et auquel s’attache Chaim Yavin pré­sen­tateur des infor­ma­tions télé­visées depuis des dizaines d’années et récent pour­fendeur des colons.

L’actualité récente aura aussi une place impor­tante dans le fes­tival avec la pré­sence de nom­breux cinéastes signa­taires de l’appel des cinéastes israé­liens contre la guerre du Liban. Des cinéastes pales­ti­niens, arabes israé­liens (comme Ula Tabari, Mohamed Bakri ou Salim Dow), nous font aussi l‘amitié de leur pré­sence avec une inter­ro­gation autour de leur identité et la reven­di­cation de l’égalité des droits.

Évidemment la plus part des réa­li­sa­teurs seront pré­sents pour évoquer leur démarche et des débats auront lieu après chacune des projections.

Alors, bon festival à tous.

Forum documentaire Israélien

La Programmation

Samedi 2 décembre

Hommage à Amos Gitai

En présence de Amos Gitai (sous réserve)

20h /​/​ Wadi de Amos Gitai

1981, Documentaire, Durée 40

Arabe hébreu, sous titré Français

Wadi est une vallée située à l’est de Haïfa. Ancienne car­rière de pierres, c’est une sorte d’enclave où vivent, dans une co-​​existence fragile, des immi­grants juifs d’Europe de l’Est res­capés des camps, mais aussi des Arabes expulsés de chez eux. En 1981, Amos Gitai y filme l’histoire intime de Yussuf et Isha, Iso et Salo, Miriam et Iskander, une famille arabe, une famille juive et un couple mixte, ensemble dans ce lieu isolé et perdu. Choi­sissant un lieu par­ti­culier et l’étudiant en détail, exa­minant les rela­tions com­plexes qui com­posent la vie sociale, il fait de la vallée à la fois un lieu spé­ci­fique et le symbole d’une pos­si­bilité de coexis­tence. Premier volet d’une tri­logie consacrée au site (Wadi, Wadi 1981-​​1991, Wadi Grand Canyon, 2001).

21h /​/​ Wadi 10 ans après de Amos Gitai

1991, Documentaire, Durée 97

Arabe hébreu, sous titré Français

Amos Gitai retourne à Wadi Rushmia pour retrouver, dix ans après son premier Wadi, les habi­tants juifs et arabes de cette vallée de Haïfa. Les anciens pro­ta­go­nistes sont tou­jours là, de nou­veaux immi­grants venus de Russie se sont ins­tallés. Les cir­cons­tances et les his­toires per­son­nelles reflètent le contexte poli­tique et social du pays et de la région, qui s’est détérioré.

/​/​ Dimanche 3 décembre

Hommage à Ygal Burzstin

En présence de Ygal Burzstin

19h /​/​ Lettre à Felicia de Ygal Burzstin

1993 hébreu, sous titré anglais

Les lettres d’amour passionnées de Kafka à Felicia, un café étrange à Tel-​​Aviv.

19h30 /​/​ Guide de la perplexité de Ygal Burzstin

2005, Hébreu, sous titrés anglais

Moïse Mai­monide, phi­lo­sophe médiéval, parvint à conjuguer la religion et la morale juives avec le ratio­na­lisme arabe éclairé. Sa vie et son œuvre incar­nèrent le dia­logue fécond entre deux cultures, aujourd’hui ennemies. The Guide for the Per­plexed suit ses traces, de Cordoue en passant par Fez, Acre, Jéru­salem et Hébron, jusqu’au Caire où il mourut en 1204. Au cours de cette enquête filmée, les événe­ments poli­tiques contem­po­rains sont confrontés à la bio­graphie de Mai­monide et le phi­lo­sophe les com­mente avec ses propres mots, souvent iro­niques : un film sur cet héritage fruc­tueux et sur la pos­si­bilité d’une coexis­tence intellectuelle.

21h /​/​ Leibovitz à Ma’alot De Ygal Burzstin

Hébreu, sous titré anglais. 65 minutes, 1981

La parole du pro­fesseur Lei­bovitz n’est jamais anodine. Reli­gieux, pro­fon­dément sio­niste ce phi­lo­sophe dit à la société avec obs­ti­nation ce qu’elle ne veut pas entendre. Qu’il ne veut pas d’une société d’Apartheid, qu’il faut une sépa­ration de la religion et de l’Etat, qu’aucune légi­timité his­to­rique n’existe pour « aucun peuple sur aucune terre »… Le réa­li­sateur profite d’une confé­rence sur le sio­nisme du pro­fesseur pour le suivre ainsi qu’un certain nombre de ses interlocuteurs.

/​/​ Lundi 4 décembre

En présence de Ula Tabari

20h30 /​/​ Enquête Personnelle réalisé par Ula Tabari (Palestine)

2002, 90 minutes, arabe, sous-​​titres français

"Tous les enfants pales­ti­niens en Israël hissent le drapeau israélien et chantent en arabe à la gloire d’Israël. Chaque année nous faisons la fête : nous pré­parons des spec­tacles de danse, des pièces de théâtre et des chansons ! Des déco­ra­tions et des dra­peaux partout… et per­sonne ne disait rien. Mais le jour suivant, le jour officiel de l’Indépendance, quand toutes les familles et les amis étaient censés aller pique-​​niquer quelque part ou aller à la plage, mon père était tou­jours malade et nous ne quit­tions jamais la maison." Comment vivre en tant que Pales­tinien dans un Etat juif israélien, en détenant la carte d’identité israé­lienne, tout en portant l’histoire, l’appartenance et les rêves palestiniens ?

/​/​ Mardi 5 Décembre

En présence Sharon Hammou et de Salim Daw (sous réserve)

et du professeur Aura Mor Sommerfeld

20h /​/​ Galil à Schools With no Walls

réalisé par Sharon Hammou de Avi Hershkovitz

Hébreu Arabe sous titré français.

« Galil » est une école judéo arabe. Ici nous sont montrés les dif­fi­cultés de per­sonnes qui décident de se confronter à la coexis­tence. Cours en hébreux et en arabe, leçons sur la Shoah et la Nakba. Si parfois la péda­gogie peux sembler pro­blé­ma­tique, elle à le mérite de poser la question cen­trale de l’égalité.

21h30/​/​ MAFATEEH réalisé par Salim Daw (sous réserve)

2003, 60 minutes, Arabe, sous titré français,

Avec l’établissement de l’Etat de l’Israël en 1948, plus d’un million de Pales­ti­niens ont été expulsés de leurs maisons. 300 mille d’entre eux résident en Israël, rêvant de retourner dans vil­lages et leurs maisons. Beaucoup d’entre eux tiennent tou­jours leurs vieilles clefs de maison. MAFATEEH dit les his­toires de ces familles, pei­gnant le trouble émotionnel ren­contré par les gens qui sont constamment jetés entre l’espoir et le désespoir, la douleur et le regret, le rêve et la réalité. Le directeur, Salim Dow, s’engage dans un voyage en à travers ces vil­lages. Réfugié lui-​​même, il confronte sa mémoire per­son­nelle avec ceux des per­son­nages qu’il ren­contre, leur lutte pour l’égalité des droits et leur rêve de retour en des lieux qui n’existent plus.

/​/​ Mercredi 6 Décembre

19h /​/​ To pass an elephant through a needle’s eye De Tamar Goldschmidt

2006, 45 minutes, hébreu, arabe, sous titré anglais.

Mahsom Watch est une asso­ciation de femmes qui se rends sur les bar­rages mili­taire pour rendre compte du com­por­tement de l’armée israé­lienne. Ce document nous montre quelques heures « nor­males » de la vie d’un barrage mili­taire. Edifiant !

20h /​/​ La terre des Colons un film de Chaim Yavin

90 minutes, 2005, Hébreu, sous titré Anglais

La Terre des Colons est le compte minu­tieux d’un des pro­blèmes prin­cipaux du Moyen-​​Orient. Produit et dirigé par Chaim Yavin, le pré­sen­tateur majeur des infor­ma­tions de la télé­vision public en Israël, ce docu­men­taire est une prise de position per­son­nelle à travers un périple dans les ter­ri­toire occupés. Tourné en mini DV, ce docu­men­taire s’attache à montrer la férocité des colons et le sort fait au popu­la­tions pales­ti­nienne. Il s’agit d’une prise de risque du réa­li­sateur soumis à sa dif­fusion à une cri­tique féroce de la part de la droite israé­lienne qui lui reprocha d’avoir perdu son objec­tivité. En même temps ce film est signi­fi­catif des bou­le­ver­sement des men­ta­lités en Israël. Les colons qui étaient le fer de lance de la société devenant au fur et a mesure ses adversaires.

/​/​ Jeudi 7 décembre

En présence de Asaf Sudri

20h /​/​ (S)élection un film de Ronen Amar

2006, 52 minutes Hébreu, sous titrés anglais

A Netivot, ville pauvre en déve­lop­pement du sud d’Israël, l’oncle du réa­li­sateur ose s’opposer au maire lors des élec­tions muni­ci­pales. Tous les coups sont permis. Paral­lè­lement nous suivons une autre his­toire dans le film, un jeune ami du réa­li­sateur dés­œuvré, passe son temps à fumer de l’herbe et faire sem­blant de chercher du travail.

21h /​/​ La grève de Amir Tausinger & Asaf Sudri

2005 Hébreu, sous titré français, 90 minutes

Dans une usine de pro­duits chi­miques du sud d’Israël, un groupe d’ouvriers tentent de former un syn­dicat. Ils ne réclament pas d’augmentation mais veulent être traités comme des êtres humains. Le patron va tout faire pour les empêcher de s’unir, et les écraser. Il se trouve qu’il est aussi un très bon ami du Premier Ministre

/​/​ Vendredi 8 décembre

En présence de Avi Mograbi

20h /​/​ Pour un seul de mes deux yeux de Avi Mograbi

2005 90mn Hébreu, sous titré français

Alors que la seconde Intifada plonge les Israé­liens dans la terreur et les Pales­ti­niens dans le dénuement et la frus­tration, Avi Mograbi, cinéaste israélien, croit pourtant en la force du dia­logue, avec les Pales­ti­niens assiégés et avec l’armée israé­lienne omni­pré­sente. Pour s’interroger sur le conflit, le réa­li­sateur convoque les mythes de Samson et de Massada.

/​/​ Samedi 9 décembre Théâtre

17h /​/​ Men­schel et Romanska de Hanokh Levin (tra­duction de Lau­rence Sen­drowicz) Mise en scène de Michel Foucher, res­ti­tution du travail d’atelier

Entre Karl Valentin et Kafka, entre sketch et comédie grin­çante, ce court récit met en scène l’espoir dans la ren­contre amou­reuse un samedi soir dans un quartier de Tel-​​Aviv entre Men­schel (petit homme), céli­ba­taire et avare et Romanska (roman­tique !) jeune fille mes­quine et laide. Stra­tégie, psy­chose, men­songe, angoisse, l’intrigue avance de mal­en­tendus en quiproquos.

/​/​ Samedi 9 décembre

En présence de Ayelet Beshar

22h /​/​ Juste Mariés Ayelet Beshar

2005, 52 minutes, hébreu, arabe, sous titré français ou anglais

La loi interdit aujourd’hui aux pales­ti­niens citoyens d’Israël si ils se marient avec des pales­ti­niens des ter­ri­toire occupés tout regrou­pement familial. Cela crée une situation absurde ou les gens peuvent se marier mais n’ont pas le droit de vivre ensemble à quelque kilo­mètres les uns des autres. Ce racisme d’état les poussent souvent vers l’exil ou la clandestinité.

/​/​ Dimanche 10 décembre

17h /​/​ Théâtre - Menschel et Romanska de Hanokh Levin

(traduction de Laurence Sendrowicz)

Mise en scène de Michel Foucher, restitution du travail d’atelier

Hommage à Ram Lévy En présence de Rami Lévi

18h /​/​ Chirbet Chizaa de Rami Lévi

Fiction. écrit par Daniella Carmi d’après l’oeuvre de S. Izhar

45 minutes, hébreu, sous titré français.

Fin de la guerre 1948. Des soldats israé­liens expulsent des vil­la­geois arabes. Ce film fut d’abord interdit dans un premier temps, puis diffusé après dis­cus­sions. Un des événe­ments majeur de l’histoire de la TV israélienne.

19h /​/​ Gaza , L’enfermement de Rami Lévi

2002 , 52 minutes, Arabe, Hébreu, sous titrés français

Ram Levy pénètre dans la bande de Gaza, occupée depuis la guerre d’indépendance israé­lienne, pour y filmer les condi­tions de sur­veillance et de répression mili­taires subies par les Pales­ti­niens. Aux postes de transit et de contrôle, il observe. Donnant la parole aux pour­fen­deurs de l’extrême droite comme aux sio­nistes des colonies, le réa­li­sateur ajoute aux témoi­gnages des Pales­ti­niens sa propre réflexion et inter­ro­gation sur la façon d’appréhender le conflit et sur la portée des images filmées. Un regard cou­rageux vers le rap­pro­chement des deux peuples.

20h30 /​/​ Football en Israël , Le conflit hors-​​jeu ? de Rami Lévi

2006 , 52 minutes, Version française

L’équipe de football de la ville arabe de Sahnine vient de rem­porter la coupe et joue en pre­mière division. Equipe mixte, entraînée par un juif, les réus­sites et les échecs de l’équipe bou­le­versent la vie de cette bourgade. Ram Loevy nous montre à travers le destin de cette équipe les aspi­ra­tions à la recon­nais­sance et à l’égalité de la popu­lation arabe de la ville.

/​/​ Lundi 12 décembre

En présence de Simone Bitton et Azmi Bishara (sous réserve).

Azmi Bishara est un député arabe israélien du parti Balad,

ancien candidat au poste de premier ministre.

20h /​/​ Mur de Simone Bitton

2004, 100 minutes, Arabe hébreu, sous titré Français

Mur est une médi­tation ciné­ma­to­gra­phique per­son­nelle sur le conflit israélo-​​palestinien, pro­posée par une réa­li­sa­trice qui brouille les pistes de la haine en affirmant sa double culture juive et arabe. Dans une approche docu­men­taire ori­ginale, le film longe le tracé de sépa­ration qui éventre l’un des pay­sages les plus chargés d’histoire du monde, empri­sonnant les uns et enfermant les autres. Sur le chantier aberrant du mur, les mots du quo­tidien et les chants du sacré, en hébreu et en arabe, résistent aux dis­cours de la guerre et se fraient un chemin dans le fracas des foreuses et des bull­dozers. Toute la beauté de cette terre et l’humanité de ses habi­tants sont offertes aux spec­ta­teurs comme un dernier cadeau, avant de dis­pa­raître der­rière le mur.

21h 30 /​/​ Citoyen Bishara de Simone Bitton

Arabe Hébreu, sous titré français, 200152 minutes

Arabe israélien : est-​​il au monde une situation citoyenne plus "impos­sible" ? Ce film dont le tournage a débuté dans les der­nières semaines du "règne" de Ben­jamin Neta­nyahu et qui s’achève avec la vic­toire d’Ariel Sharon aux der­nières élec­tions, nous fait découvrir le plus emblé­ma­tique des arabes citoyens d’Israël : le député Azmi Bishara. Docteur en phi­lo­sophie, per­sonnage brillant et pro­vo­cateur, Bishara se bat pour l’égalité des citoyens arabes et pour leur recon­nais­sance en tant que minorité nationale au sein de l’État d’Israël. Le film le suit dans son travail par­le­men­taire, dans ses cam­pagnes élec­to­rales et dans sa réflexion sur la citoyenneté, les mino­rités natio­nales et la démo­cratie. En 1999, Bishara fut le premier citoyen arabe à briguer le poste de premier ministre d’Israël. Aux élec­tions de 2001, il a été l’artisan prin­cipal de l’appel au boycott qui a été suivi par 85% des élec­teurs arabes. Jamais la peur de la paix, l’intolérance et le refus de l’autre n’avaient été aussi clai­rement affichés.

/​/​ Mardi 12 Décembre

En présence de Juliano Mer Khamis

20h30 /​/​ Les enfants d’Arna

de Juliano Mer Khamis et Daniel Daniel

2004, 84 minutes, Sous titré français

Youssef a commis un attentat-​​suicide en 2001. Ashraf a été abattu par l’armée israé­lienne en 2002. Alla com­mandait un groupe de com­bat­tants résis­tants jusqu’à sa mort, en 2003. Enfants, ils étaient les acteurs pro­met­teurs de la troupe théâ­trale que Juliano Mer Khamis, le réa­li­sateur, avait fondée avec sa mère Arna dans les années 1980, dans le camp de réfugiés de Jenine. Il avait alors tourné les répé­ti­tions et les repré­sen­ta­tions. Il est retourné à Jenine en avril 2002, pour voir ce qu’étaient devenus les enfants qu’il y avait connus.

/​/​ Mercredi 13 décembre

Hommage à Anat Even

En présence de Anat Even

20h /​/​ Compromise de Anat Even

1996, 52 minutes, Hébreu, sous titré français

Après les accords d’Oslo « Roméo et Juliette » est monté a Jéru­salem avec des acteurs pales­ti­niens et israé­liens. La réa­li­sa­trice nous montre les dif­fi­cultés inhé­rentes à de ce genre d’entreprise ou l’on veux abso­lument pouvoir montrer les pos­si­bi­lités d’une coexistence.

21h /​/​ Enchaînées de Anat Even, Ada Ushpiz

60 minutes, 2002, Hébreu, sous titrés français

A Hébron, dans la rue Shuhada, la façade d’une maison est contrôlée par l’armée israé­lienne, et l’arrière de cette même maison dépend de l’autorité pales­ti­nienne. Trois veuves y vivent avec leurs onze enfants. A l’entrée de la maison, il y a un poste de contrôle mili­taire. Sur le toit, l’armée israé­lienne a ins­tallé un point d’observation sur la ville d’Hébron. Ces trois femmes vivent-​​là, piégées au milieu d’une situation tendue. Aux dif­fi­cultés de la vie quo­ti­dienne pour des femmes élevant seules leurs enfants, s’ajoutent l’absurdité de cette situation, la vio­lence rentrée, l’incompréhension, le déla­brement psy­cho­lo­gique et moral…

/​/​ Jeudi 14 décembre

En pré­sence de d’Ebtisam Marana

19h /​/​ Ford Transit de Hany Abu-​​Assad 2002, 1 h 20 minutes, Arabe hébreu, sous titré français

Un docu­drame sur la vie de Rajai, jeune chauffeur de taxi-​​camionnette pales­tinien. Il se démène tous les jours pour passer les bar­rages et postes fron­tières après maints détours de Jérusalem-​​Est à Ramallah et retour, trans­portant des pas­sagers pour trois shekels le voyage. Son point de vue sur l’Intifada, l’occupation, les attaques-​​suicides et la vie en général se reflète dans celui de ses pas­sagers, gens ordi­naires ou connus tels la poli­ti­cienne Hanan Ashrawi ou le réa­li­sateur BZ Goldberg entre autres.

21h /​/​ Badal d’Ebtisam Marana

2005, 52 minutes, Arabe, sous titré anglais

Umm Wajih, la tante de la réa­li­sa­trice, a marié ses dix fils et filles dans des échanges “badal” : un système de mariage où un frère et une soeur d’une famille épousent la sœur et le frère d’une autre famille. Le film est tourné dans la cour d’Umm Wajih où elle habite avec ses fils et leurs familles res­pec­tives. Aujourd’hui, Umm Wajih cherche un contrat badal pour son fils aîné, Wajih, un veuf de qua­rante deux ans, et sa fille de vingt et un ans, Miada - une recherche de mariage très inhabituelle.

/​/​ Vendredi 15 décembre

En présence de Rami Livné

20h /​/​ Depuis que tu n’es plus là de Mohammad Bakri

Palestine 2005, 58 minutes, Arabe, sous titré français

Mohammad Bakri se rend sur la tombe de son mentor, Emile Habibi, homme poli­tique et écrivain pales­tinien, pour lui raconter les événe­ments sur­venus depuis sa mort. En toile de fond : les émeutes d’octobre 2000, l’Intifada pales­ti­nienne, les attentats sui­cides et les ripostes israéliennes.

Deux événe­ments vont soudain bou­le­verser son quo­tidien : l\’attentat de Meron, pour lequel deux de ses neveux vont être inculpés puis condamnés pour leur impli­cation dans l’attentat et la réa­li­sation et la pro­jection de son film Jenin, Jenin. Le public israélien réagit vio­lemment à ces deux occa­sions. Mohammad Bakri obtiendra, avec le soutien de ses amis et au prix d\’une longue bataille juri­dique, que son film soit projeté, mais cette lutte ébranlera pro­fon­dément ses convic­tions

21h /​/​ Dodo Ma Yaguidou de Ilan Yagoda 1983, 30 minutes, Hébreu, sous titré anglais

Dodo Ma Yaguidou est une fable écrite par Rami Livné en prison pour ses enfants. Il fut condamné à quatre ans de prison pour avoir ren­contré un militant pales­tinien à l’époque ou se simple fait consti­tuait un crime.

21h30 /​/​ Le temps des prisonniers réalisé par Shimon Dotan

2006, 90 minutes, arabe et hébreu, sous-​​titres français

Venu de la fiction, le réa­li­sateur israélien Shimon Dotan nous permet de pénétrer dans les prisons israé­liennes, dans cet espace par­ti­culier réservé aux détenus de haute sécurité. Tourné entre 2005 et 2006, le film révèle la prise directe de ces pri­son­niers avec la vie poli­tique pales­ti­nienne, et le mode d’organisation très structuré qu’ils se sont donnés avec l’accord des auto­rités israéliennes.

Repro­duisant avec une dis­ci­pline mar­tiale l’organisation poli­tique pales­ti­nienne du dehors, les pri­son­niers consacrent leur temps à l’étude. Ils s’intéressent de près à la poli­tique pales­ti­nienne, alors occupée aux légis­la­tives de janvier 2006, où qua­torze can­didats sous les bar­reaux seront élus. A l’intérieur, les pri­son­niers élisent des repré­sen­tants chargés de négocier avec leurs geô­liers tous les aspects de la vie quo­ti­dienne. Un dia­logue israélo-​​palestinien est amorcé. Souvent condamnés à per­pé­tuité, les pri­son­niers sont éton­namment sereins et, influencés par leur contact avec les geô­liers et avec Israël par le prisme des médias, ils font géné­ra­lement le constat de la néces­saire coexistence.

Enjeu au cœur de la réso­lution du conflit, les pri­son­niers incarnent une élite du natio­na­lisme pales­tinien, tenue à l’abri des sou­bre­sauts de la région et observant la réalité de leur lutte avec recul.

/​/​ Samedi 16 Décembre

Partenariat avec l’académie de cinéma Sapir

En présence de Efrat Corem, lauréate du festival des films du sud 2006

De 16h30 à 19h /​/​ Courts métrages

des films des étudiants de l’académie Sapir

19h /​/​ SABA (Grandfather) A film by Amram Jacoby

Israël 2005, Hébreu, arabe sous titré français

Avraham Ézéchiel est né en Irak et a immigré en Israël en 1929. Il était un jour­na­liste important de ’ le Bul­letin de la Palestine ’ et a été un pont entre des Arabes et des Juifs . Il parle très peu. Quand il fait, sa voix résonne vraiment . Ses mots sont si précis, qu’il est dur de croire que des lèvres humaines les ont pro­noncés. Ce film ori­ginal est le journal d’un homme de 92 ans à qui son petit fils redonne une raison de vivre.

20h /​/​ SISAI un film de David Gavro

2005,56 minutes, Hébreu, sous titré anglais

Sisai a 20 ans, Immi­grant éthiopien en Israël, il vit avec sa famille adoptive - les Gavros. Le père Gavro, revient d’Ethiopie avec des nou­velles du lieu de vie du père bio­lo­gique de Sisai. Embar­rassé par cette nou­velle et la confron­tation avenir avec son passé, Sisai ne partage pas l’excitation de sa famille d’adoption. Confus, il est absorbé par ses propres pré­oc­cu­pa­tions. Sivan, sa petite amie, est enceinte. Pourtant il partira avec son frère et Gavro en Ethiopie à la recherche de ses origines.

21h /​/​ For Rachel, Thy Younger Daughter de Efrat Corem

Hébreu, sous titré anglais.

Sderot, une ville pauvre du sud d’Israël. Rachel, une jeune fille est confronté à la vio­lence de son père et renon­cement de sa mère. La vio­lence brise peu à peu cette jeune fille.

/​/​ Dimanche 17 décembre

Hommage à Judd Neeman

En présence de Judd Neeman

Soirée présenté par Ariel Schweitzer

Ariel Schweitzer est pro­fesseur à l’Université de Tel Aviv et de Paris 8, spé­cia­liste du cinéma israélien, il est l’auteur du livre « Le Cinéma Israélien de la Modernité »

19h /​/​ Observation of Acco de Judd Ne’eman

1975, 48 minutes, Arabe, Hébreu, sous titré Anglais

Réalisé en 1975, « Obser­vation of Acco » est une péré­gri­nation sublime dans la ville d’Acre qui laisse à voir toute les facettes de cette cité mixte mais aussi de la société israé­lienne. En voyant ce film on pense très fort à Taya Ya Didou de Mohamed Zinet.

20h /​/​ Clôture du festival

Projection surprise en présence du réalisateur

/​/​ Contacts

190 boulevard de Charonne

75020 Paris

Métro Alexandre Dumas

Tel : 01 40 24 16 34

Fax : 01 40 24 16 72

www​.confluences​.net

Direction Frédéric Hocquard

fredoc@​confluences.​net

Programmation Ariel Cypel

ariel@​confluences.​net

Communication Véronique Rastocle

veronique@​confluences.​net

Relations Presse Marike Gilles

marike@​confluences.​net

Réservation

01 40 24 16 46

resa@​confluences.​net