28 et 29 mars dans les Alpes de Haute Provence

mercredi 9 avril 2008

Nos ini­tia­tives se sont très bien passées :
- 180 per­sonnes ven­dredi à For­cal­quier pour le film Un mur à Jéru­salem et pour entendre Michel War­schawski et Majed Bamya.
- Plus de 70 per­sonnes pour la plan­tation de l’arbre à Chateau Arnoux. Prise de parole du nouveau maire de Chateau Arnoux, du maire de THOARD

Une belle soirée pour la Palestine : Expo-​​ciné-​​débat à Forcalquier

Ven­dredi soir 28 mars dans l’espace la Bonne Fon­taine, le Col­lectif Palestine 04 « l’urgence de la Paix et du Droit » avec le concours du Secours catho­lique et Médecins du Monde pro­posait une soirée pour la Palestine dans le cadre de la cam­pagne nationale initiée par la Pla­te­forme des ONG fran­çaises pour la Palestine : Palestine 60 après : la Paix par le Droit.

Dans le hall de l’espace Bonne Fon­taine près de 200 per­sonnes pou­vaient admirer les belles cal­li­gra­phies arabes de Jacques Lombard, repré­sentant des écri­tures du célèbre poète pales­tinien Mahmoud Darwich.

Monique Etienne de l’A.F.P.S. intro­duisait ensuite la pre­mière partie de la soirée à coté des invités de la soirée ( Michel War­schawski, militant israélien de la paix et pré­sident du Centre d’information alter­native de Jéru­salem et Majed Bamya, membre de la délé­gation générale de Palestine auprès de l’Union euro­péenne) avec la pro­jection du film « Un mur à Jéru­salem ». Ce film de Franck Salomé du Secours Catho­lique relate la poli­tique d’annexion et de net­toyage eth­nique à Jéru­salem en mon­trant les dif­fi­cultés de la vie quo­ti­dienne et les consé­quences désas­treuses du mur pour l’économie, les familles, la santé et le travail des Palestiniens.

Après un buffet servi sur place, le public a pu apprécier une lecture de poèmes de Mahmoud Darwich par Lylian Faure et Mohamed Khadim avec mise en scène et accom­pa­gnement au aoud (sorte de luth) par Ali Der­radji tandis qu’un stand de la libraire La Carline donnait un beau choix de livres sur la situation en Palestine.

Suivait ensuite une confé­rence débat autour de la question : Palestine-​​Israël :quelles pos­si­bi­lités pour la paix aujourd’hui ? Michel War­schawski explique que depuis le départ, à savoir il y a 15 ans, le concept du pro­cessus de paix est un concept creux der­rière lequel se cachent deux faits réels :la colo­ni­sation et la sépa­ration. Depuis le pro­cessus de paix d’Oslo la colo­ni­sation s’est encore accé­lérée (actuel­lement 550.000 de colons pour 5 mil­lions et demi d’Israéliens). Elle est pla­nifiée par le ministre et se conjugue avec le projet de sépa­ration des Pales­ti­niens entre eux selon le concept : diviser pour mieux régner.

Malgré toutes les réso­lu­tions de l’ONU et de la Cour Inter­na­tionale de la Haye (contre la construction et pour le déman­tè­lement du Mur) Israël continue en toute impunité à violer les droits des Pales­ti­niens. M.Warschawski compare Israël à un gamin à qui on (c’est à dire l’Europe et les Etats Unis) laisse tout faire. Et ce n’est pas un cadeau car sans cadre il n’est pas heureux. Il appelle l’opinion publique en France et en Europe pour qu’elle exige de ses diri­geants de mettre un terme à cette impunité par des actes.

Majed Bamya dit de son coté que malgré toutes ses souf­frances, le peuple pales­tinien résiste mais cette résis­tance a besoin d’être unifiée. Comme M.Warschawski a parlé des torts des gou­ver­nants d’Israël, il dit de son coté qu’il y a aussi des torts chez les diri­geants pales­ti­niens qui depuis la mort de Yasser Arafat se livrent à une lutte pour le pouvoir. Il est temps qu’ils s’unifient au nom de leur peuple même si les condi­tions pour cela sont rendues très dif­fi­ciles par l’attitude d’Israël.

Malgré tout, une chose impor­tante a été obtenu depuis le début du pro­cessus de paix, c’est la recon­nais­sance inter­na­tionale du peuple pales­tinien et leur droit à un Etat.


Plantation d’un olivier pour la Palestine à Château Arnoux

Plus de 70 per­sonnes pour la plan­tation de l’arbre à Chateau Arnoux. Prise de parole du nouveau maire de Chateau Arnoux, du maire de THOARD…, du pré­sident de l’Association de Coopé­ration décen­tra­lisée Pro­vence Palestine, de Monique Etienne, AFPS, de Majed Bamya, délé­gation Palestine auprès de l’UE, de JM Bal­dassari, tech­nicien oléicole, inter­venant en Palestine dans le pro­gramme huile d’olive, du Pré­sident de la Chambre d’Agriculture, de la Confé­dé­ration Pay­sanne, CGT, CFDT, Terre des Hommes, CCFD, Secours Catho­lique. Lecture de poésies par des artistes soli­daires de la journée et par Majed Bamya.

Samedi matin 29 mars, dans le cadre de la Journée de la Terre, un olivier offert par la mairie de Château Arnoux a été planté devant le Théâtre Durance en pré­sence de nom­breuses per­son­na­lités. Cette journée faisait suite à une soirée expo-​​ciné-​​ débat à la Bonne Fon­taine de For­cal­quier dans le cadre de la cam­pagne nationale « Palestine, 60 ans après : La Paix par le Droit ».

Monique Etienne, repré­sen­tante de L’Association France Palestine ouvrait la parole en rap­pelant qu’au même moment dans une cin­quan­taine de com­munes de France un olivier était planté comme symbole de paix et de lien mil­lé­naire des Pales­ti­niens à leur terre. En hommage aussi à la résis­tance de ce peuple et à leur per­ma­nence sur la terre de Palestine. Beaucoup de dis­cours sui­virent dont celui de Denis Baille, actuel maire de Thoard et pré­sident de l’Association de Coopé­ration décen­tra­lisée Pro­vence Palestine (dans laquelle figurent le Conseil Général, la Chambre d’Agriculture et nom­breuses com­munes des AHP) ; M.Martellini maire de Château Arnoux, qui se disait heureux et fier que sa commune fut choisie pour célébrer cet événement ; M.Balsassari conseiller tech­nique auprès des oléi­cul­teurs pales­ti­niens ; M.Pinatel, pré­sident de la Chambre d’Agriculture qui parlait la souf­france que doivent res­sentir les oléi­cul­teurs pales­ti­niens lorsqu’on leur arrache leurs oli­viers pour faire place au mur ; Majed Bamya, de la délé­gation pales­tienne auprès de l’Union euro­péenne qui remer­ciait tous au nom de son peuple.

Ensuite c’était au tour des par­te­naires du Col­lectif Palestine 04 « l’urgence de la paix et du droit » de prendre la parole : de repré­sen­tants des syn­dicats Confé­dé­ration pay­sanne, CGT et CFDT, et des O.N.G Terre des Hommes France et le CCFD ainsi que du Secours Catho­lique qui s’est joint à cet événement.

Le moment était venu pour offi­ciel­lement planter l’arbre et de dévoiler la plaque apposée sur une stèle en pierre avec les mots : Paix comme Palestine : 60 ans après, la Paix par le Droit.

La célé­bration se ter­minait alors par la lecture par Alain Pudal de poèmes magni­fiques et émou­vants du grand poète pales­tinien Mahmoud Darwich ainsi que de Majed Bamya par lui même.

Dans le hall de l’espace Simone Signoret où on pouvait encore aper­cevoir des très belles cal­li­gra­phies arabes de Jacques Lombard, un apé­ritif fut offert par la mairie à toutes les per­sonnes venues par­ti­ciper à ce moment historique.