Pas de paix sans justice !
Retrouvons nous samedi 18 à 11 h, au marche couvert d’Albi où nous rejoindrons la chorale avant de nous rendre Place du Château pour un jumelage symbolique entre Albi et Gaza
Après deux ans de génocide à Gaza, Trump annonce un supposé plan de paix. Ce faiseur de mort qui n’a cessé de livrer les armes à Israël s’érige en faiseur de paix. Comme s’il pouvait y avoir la paix sans justice, sans réparation.
Rien de bon ne peut sortir d’un accord passé entre Netanyahu et Trump qui l’un comme l’autre honnissent le droit international et ont pour seul objectif de dominer la région et particulièrement la terre de Palestine.
Le premier volet de ce plan est consacré à un cessez-le-feu, au retrait de l’armée d’occupation d’une partie non définie de la bande de Gaza (elle demeurerait cependant dans plus de la moitié du territoire), la libération de tous les otages et de moins de 15 % des prisonniers politiques palestiniens ainsi que la restitution des dépouilles des otages israéliens décédés et d’une partie des Palestiniens morts en détentions ou kidnappées après leur assassinat. Parallèlement est exigé le désarmement du Hamas et la démilitarisation de la bande de Gaza. Et rien n’est dit sur le retour des 1,5 millions de déplacés du nord vers le sud.
Le deuxième volet concerne l’avenir de la bande de Gaza pensé sans les Palestiniens. La Cisjordanie sous occupation et colonisation, est totalement absente de ce plan. Les Palestiniens n’ont pas été associés et apparaissent sous tutelle de l’Occident incarné par Tony Blair, au service d’un projet colonial dont le droit international est absent. Un retour d’un siècle en arrière à l’époque des « mandats » français ou britanniques dans la région.
L’ annonce du cessez-le-feu suscite bien sûr un immense espoir chez ceux qui subissent ce génocide depuis 2 ans . Nous partageons cet espoir et ce soulagement.
On ne peut cependant s’empêcher d’être extrêmement inquiets sur la suite. Israël ayant rompu tous les accords de cessez-le feu ces deux dernières années, qu’arrivera-t-il une fois les otages libérés ?
Et le risque est grand que l’espoir se referme comme un piège sur le peuple palestinien entre le business plan pour l’avenir de Gaza de Trump et le souhait « de finir le travail » de Nétanyahu.
La pression populaire, qui a fait reculer les pouvoirs, même les plus puissants, doit rester mobilisée pour que soit appliqué le droit international : seule la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid permettra l’autodétermination du peuple palestinien et le droit au retour des réfugiés. Et ce sont les Palestiniens qui doivent en être les artisans. Pour y parvenir il faut des sanctions économiques, politiques et diplomatiques contre Israël.
En attendant, les bombardements doivent effectivement cesser, l’aide humanitaire doit entrer de façon massive et sans entrave, les déplacés doivent pouvoir retourner chez eux, l’UNRWA et les ONG doivent pouvoir faire leur travail sans entrave et le blocus de Gaza, comme toute forme de punition collective, doit prendre fin.



