Le 28 mai prochain cela fera 2 ans jour pour jour qu’Ali, réfugié palestinien installé en France depuis 2016, est incarcéré en détention provisoire, sur des accusations portées par les autorités israéliennes, concernant des faits qui se seraient déroulés en Palestine. Depuis deux ans, ce père de famille, est incarcéré en violation flagrante du droit international, alors même que son peuple subit un génocide à Gaza depuis plus de deux ans et demi.
Issu d’une famille originaire de Jaffa, dans les territoires palestiniens colonisés en 1948, réfugiée dans le camp de Balata à Naplouse suite à la Nakba, Ali a subit la violence coloniale de plein fouet. Alors qu’il n’avait que 14 ans, son petit frère Muhammad, âgé de 7 ans, est assassiné devant ses yeux par un soldat israélien lors d’un raid menée par l’armée d’occupation sur le camp. Deux ans plus tard, Ali est arrêté puis incarcéré dans les prisons coloniales pour la première fois, à l’âge de 16 ans, pour une durée de 4 ans. Par la suite, Ali sera incarcéré à trois reprises, sans charges, accusations ni procès pour une durée totale de 4 ans.
Alors qu’il n’a que 36 ans, Ali a ainsi passé 10 ans de sa vie en prison, dont deux dans le pays dans lequel nous vivons, sans procès, sur demande des autorités contre lesquelles la France lui avait promis asile et protection. Son incarcération est une illustration flagrante de la répression qui touche les réfugié·es palestinien·nes en Europe. Comme lui, de nombreux Palestiniens sont aujourd’hui incarcérés en Italie, en Autriche ou encore en Allemagne pour des accusations émanant de l’État israélien, ou en répression de leur mobilisation contre le génocide en cours de leur peuple.
Le 22 mai 2026, une audience s’est tenue auprès du Juge des libertés et de la détention, au Tribunal de Grande Instance de Porte de Clichy, à Paris, pour étudier une nouvelle demande de mise en liberté déposée par les avocats d’Ali. L’AFPS était présente au rassemblement de soutien devant le tribunal pour soutenir Ali.
Verdict de l’audience de demande de libération d’Ali : il reste incarcéré ! Non seulement le tribunal n’a pas ordonné sa libération mais il a décidé d’une détention provisoire de 6 mois supplémentaires.
Rendez-vous le samedi 30 mai dans les mobilisations pour exiger la libération d’Ali et la restitution de son statut de réfugié ! Après deux années d’incarcération, Ali doit être libéré ! À Paris : manifestation samedi 30 mai. Départ à 14h de la place de la République.




