Samedi 18 mai à 11 h00, sur le Parvis des Droits de l’Homme
En cette semaine du 14 mai, c’est dans le sang et la douleur qu’Israël et la Palestine s’apprêtent à célébrer le 76è anniversaire de la proclamation de l’État d’Israël : célébration d’une victoire pour les Israéliens, mais pour les Palestiniens, commémoration de la Nakba, la « Catastrophe » qui les a condamnés à vivre sans bénéficier des droits fondamentaux auxquels chaque être humain peut prétendre et, pour 800 000 d’entre eux, à la perte des terres ancestrales et à l’exil.
Aujourd’hui, 76 ans après donc, non seulement les Palestiniens n’ont toujours pas gagné leurs droits légitimes, mais ils doivent affronter une seconde Nakba, plus violente que la première, tandis que les dirigeants d’Israël ont fait la démonstration de l’échec d’un projet qui prétendait assurer la sécurité aux Juifs du monde entier : partout on entend que ceux-ci, y compris en Israël, se sentent plus en insécurité que jamais. Preuve que la sécurité des uns ne peut se construire sur l’injustice faite aux autres, et que seule la Justice pour tous pourra assurer à tous une paix durable.
Aujourd’hui, alors que près de 40 000 personnes, essentiellement des civils, ont déjà perdu la vie en moins de sept mois et que les massacres continuent à Rafah, la communauté internationale est unanime à réclamer l’arrêt des massacres en cours et le retour urgent du politique. Pour autant, elle ne parvient pas, après qu’Israël a rejeté la dernière proposition de trêve négociée, à franchir le cap des sanctions à même de contraindre ses dirigeants extrémistes à cesser son offensive meurtrière dont les objectifs sont jugés irréalistes par tous les observateurs… à moins que l’objectif véritable et non avoué n’en soit l’achèvement du nettoyage ethnique de la Palestine commencé en 1948.
Ce sont ces mesures contraignantes que réclament les millions de citoyens qui manifestent à travers le monde, souvent en dépit des menaces et des violences policières.
À Lannion, l’AFPS Trégor appelle la population à ne pas renoncer à crier son indignation, et à se mobiliser encore



