Près de 50 000 manifestant-es venu-es de tout le pays se sont rassemblé-es le 29 novembre 2025 à Paris pour porter un message clair : celui de la justice, du droit international et de la solidarité avec le peuple palestinien.
Depuis plus de deux ans, partout en France, en Europe et dans le monde, des millions de personnes se mobilisent pour exiger un cessez-le-feu réel et la fin des violences qui ravagent Gaza et le territoire palestinien. Cette mobilisation n’a jamais faibli, et nous avons choisi de la prolonger et de l’amplifier. Dans ce contexte, l’Association France Palestine Solidarité a proposé l’organisation d’une manifestation nationale unitaire, fondée sur des mots d’ordre communs liés au respect du droit international.
Ce 29 novembre, Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, 85 organisations – associations, syndicats, collectifs, partis politiques – ont appelé à marcher d’une même voix à Paris pour rappeler ces principes simples : le respect du droit international, la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid, et la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple palestinien.
Malgré les annonces de cessez-le-feu, les violences n’ont pas cessé. Des violations répétées, des bombardements quotidiens, des centaines de morts supplémentaires, un territoire dévasté et une aide humanitaire encore massivement entravée : la réalité impose de continuer à agir. Gaza a été rendue inhabitable, tandis que la Cisjordanie et Jérusalem-Est subissent un niveau de répression jamais atteint : assassinats, destructions de maisons, arrestations massives, torture en prison, confiscation de terres et déplacements forcés. De nouvelles lois en préparation vont renforcer encore plus le régime d’apartheid israélien, comme ce projet prévoyant la peine de mort uniquement pour les Palestinien·nes.
Face à cela, les puissances internationales ne prennent toujours pas les mesures permettant de faire cesser ces violations graves du droit international. Au lieu de cela, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté le « plan Trump », projet colonial de mise sous tutelle politique et économique du peuple palestinien, sans garantir son droit à l’autodétermination. Ce plan ne prévoit aucune mesure contre les crimes commis et entérine l’impunité d’Israël.
Il fallait donc réaffirmer dans l’unité et la diversité du mouvement de solidarité avec la Palestine que seule une mobilisation déterminée peut rappeler aux gouvernements et institutions leur responsabilité. Pour dénoncer le génocide qui continue à gaza comme les initiatives qui contournent les droits fondamentaux du peuple palestinien.
La reconnaissance tardive de l’État de Palestine par la France n’a pas d’effets concrets tant que le territoire est occupé et colonisé. Pour les organisations mobilisées le 29 novembre, seule une pression internationale réelle avec des sanctions contre Israël pourra imposer le respect du droit international.
Nous étions des dizaines de milliers dans la rue venus de toute la France en bus, en train, en covoiturages... pour dire que la solidarité n’est ni un slogan ni un geste symbolique. Elle est un engagement. Elle est la certitude que la paix ne pourra naître que de la fin de l’impunité, du respect du droit, et de la reconnaissance pleine et entière des droits du peuple palestinien.
Tous ensemble, nous avons fait entendre un message simple : tant que les droits fondamentaux d’un peuple sont bafoués, tant que la violence et l’injustice dominent, nous ne nous tairons pas. Le 29 novembre, de Paris à Gaza, de la République à toute la Palestine occupée, nous avons réaffirmé que la justice est une exigence non négociable.


















