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Accueil > Informations > Actualités > Lorsque les corps des enfants affamés de Gaza atteignent un "point de non-retour"
Actualités
mercredi 23 juillet 2025
Mondoweiss par Tareq S. Hajjaj

Lorsque les corps des enfants affamés de Gaza atteignent un "point de non-retour"

Les enfants de Gaza commencent à mourir de malnutrition sévère en grand nombre tandis qu’Israël continue d’affamer la population de Gaza. Les nourrissons sont les plus gravement touchés, car la faim dévore leur corps jusqu’à ce qu’ils atteignent "un point de non-retour"

En l’espace de 24 heures, 19 personnes sont mortes de malnutrition à Gaza, a déclaré dimanche le ministère de la Santé de Gaza. Au total, 86 décès dus à la malnutrition ont été enregistrés depuis le début du génocide, dont 76 enfants. Le ministère qualifie ces décès de "massacre silencieux".

La Fondation humanitaire de Gaza (FHG), soutenue par Israël et gérée par les États-Unis, prétend avoir distribué plus de 80 millions de repas au cours des deux derniers mois, mais les signes de famine à Gaza sont trop évidents pour être niés. Pendant ce temps, des dizaines de Palestiniens sont tués chaque jour sur les sites de distribution de la FHG ou à proximité, un fait que l’organisation continue de nier avec acharnement malgré les preuves omniprésentes et les innombrables témoignages.

Samedi, le complexe médical Nasser de Khan Younis a enregistré 32 morts et plus de 70 blessés dans la région de Tineh, à l’ouest de la ville de Rafah, où la FHG distribue de l’aide. Les blessures signalées étaient des balles de sniper à la tête et à la poitrine. Dimanche, le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) a déclaré que les forces israéliennes avaient ouvert le feu sur des civils affamés qui se précipitaient vers un convoi humanitaire entré dans Gaza par le nord.

"Peu après avoir passé le dernier poste de contrôle au-delà du point de passage de Zikim vers Gaza, le convoi a rencontré une foule importante de civils qui attendaient avec impatience d’accéder à des vivres dont ils avaient désespérément besoin" a déclaré le PAM. "À l’approche du convoi, la foule environnante a été prise sous le feu des chars israéliens, des tireurs embusqués et d’autres tirs."

Le ministère de la Santé a rapporté que 90 personnes ont été tuées dans ce seul massacre. Ce chiffre n’inclut pas les centaines de blessés qui succomberont plus tard à leurs blessures en raison du manque de soins médicaux appropriés.

Le PAM a ajouté que la famine à Gaza a atteint de nouveaux sommets :

"Les gens meurent faute d’aide humanitaire. La malnutrition augmente, 90 000 femmes et enfants ont besoin d’un traitement urgent. Près d’une personne sur trois ne mange pas depuis des jours. L’aide alimentaire est le seul moyen pour la plupart des gens d’avoir accès à de la nourriture, car le prix d’un sac d’un kilo de farine a grimpé à plus de 100 dollars américains sur les marchés locaux."

"Des personnes meurent chaque jour de malnutrition" déclare le Dr Atef al-Ghoul, directeur du complexe médical Nasser à Khan Younis. "Les chiffres parlent d’eux-mêmes : des centaines de personnes sont mortes au cours des deux derniers mois en essayant de trouver de la nourriture pour leur famille, pour finalement revenir vers leurs proches affamés dans des sacs mortuaires."

Près de 1 000 personnes ont été tuées dans les centres de distribution de la FHG, tandis que plus de 6 011 ont été blessées et 45 autres sont portées disparues, a déclaré dimanche le bureau des médias du gouvernement de Gaza.

Quant aux personnes souffrant de malnutrition, le Dr al-Ghoul note que leur nombre augmente chaque jour et que la malnutrition entraîne un effondrement du système immunitaire et une détérioration physique, ce qui fait peser un lourd fardeau sur l’hôpital Nasser, qui manque de moyens de traitement.

"Sauvez Gaza avant que tout le monde ne meure" exhorte al-Ghoul. "Huit milliards de personnes dans le monde ne peuvent pas donner un morceau de pain à ceux qui ont faim à Gaza."

"La faim a dévoré son corps"

Parmi les plus touchés figurent les nouveau-nés qui n’ont aucun moyen de se nourrir. Les mères sont incapables d’allaiter en raison de la malnutrition, qui rend difficile la production de lait. Le lait maternisé est également indisponible sur les marchés. À l’hôpital Nasser, Yahya al-Najjar est décédé samedi dernier, le 19 juillet, à l’âge de trois mois, après une longue lutte contre la malnutrition.

À l’extérieur de l’hôpital, après la prière funéraire, sa tante a porté son corps sans vie et a décrit comment il était mort.

"Depuis sa naissance, ses parents ne pouvaient pas lui fournir de nourriture. Sa mère ne pouvait pas l’allaiter et son père ne pouvait pas lui apporter de lait maternisé en raison de la situation désastreuse" a déclaré Mirvat Najjar dans un témoignage vidéo pour Mondoweiss. "Lorsque son état s’est aggravé en raison du manque de nourriture, ils l’ont admis à l’hôpital pour qu’il soit soigné. Mais après quelques jours, les médecins l’ont renvoyé chez lui en raison de l’absence d’options thérapeutiques."

"La faim a alors commencé à dévorer son corps, et au lieu de grandir, il a commencé à rapetisser et à perdre du poids, jusqu’à atteindre un point de non-retour et succomber à la mort" a expliqué sa tante. "Il n’est pas le seul à souffrir de la faim." Elle désigne ses frères et sœurs survivants. "S’ils ne meurent pas aujourd’hui, ils mourront demain ou après-demain."

Le Dr Ahed Khalaf, pédiatre à l’hôpital Nasser qui a pris en charge Najjar à son arrivée, a déclaré que le nouveau-né était arrivé à l’hôpital "sans vie".

"Les agences nutritionnelles l’avaient déjà suivi et avaient beaucoup de mal à obtenir du lait" a expliqué le Dr Khalaf. "D’autant plus que sa mère ne l’allaitait pas et qu’il ne pouvait donc pas être nourri par elle."

L’enfant souffrait d’une grande faiblesse, d’émaciation, d’anémie aiguë et d’un manque de conscience et d’interaction avec sa mère, a déclaré Khalaf. "Les cas de malnutrition arrivant aux urgences augmentent de manière continue et alarmante. Les enfants arrivent à l’hôpital dans un état critique : ils ne peuvent ni marcher ni se tenir debout. Ils nous arrivent squelettiques, avec seulement la peau qui recouvre leurs os."

Khalaf ajoute que le secteur de la santé à Gaza est en état d’effondrement total. "Nous avons lancé un appel à toutes les organisations internationales pour qu’elles nous fournissent le lait maternisé nécessaire pour les enfants" a-t-il déclaré. "Mais à ce jour, nous n’avons rien reçu de personne."

Khalaf a expliqué que le ministère de la Santé avait lancé un appel à l’OMS, à l’UNICEF et à Save the Children, mais n’avait reçu aucune aide.

À Deir al-Balah, Razan Abu Zaher, âgée de quatre ans, a succombé à la malnutrition après que son corps ait cédé à des mois de privations. Dans une vidéo obtenue par Mondoweiss, on voit le corps sans vie de l’enfant étendu sur le lit de la morgue de l’hôpital al-Aqsa Martyrs, entouré de sa famille. Ses yeux sont ouverts, son ventre est gonflé et ses os ressortent sous sa peau. Sa mère explique dans la vidéo qu’elle souffrait de multiples problèmes de santé depuis quatre mois, principalement des infections pulmonaires dues à l’inhalation de poudre à canon.

Elle est restée à l’hôpital pendant plus de vingt jours, raconte sa mère, et chaque fois qu’elle rentrait chez elle pour deux jours, son état empirait, alors ils la ramenaient à l’hôpital.

"Nous ne trouvions rien à lui donner à manger, ni à elle ni à nous-mêmes" explique sa mère.

Selon l’UNRWA, un enfant sur dix de moins de cinq ans souffre de malnutrition aiguë. Plus de 240 000 enfants souffrent d’une grave insécurité alimentaire. Au cours du seul mois de juin, l’UNICEF a enregistré plus de 5 800 cas de malnutrition chez les enfants, dont plus de 1 000 cas aigus pour le quatrième mois consécutif.

Selon des informations locales, des personnes ont commencé à s’évanouir dans les rues. Ahmad Jalal, journaliste à Gaza, a déclaré à Mondoweiss avoir été témoin de nombreux cas de ce type à proximité des hôpitaux.

Médecins Sans Frontières (MSF) a signalé une augmentation brutale et sans précédent des cas de malnutrition chez les enfants et les femmes dans ses cliniques du sud et du nord de Gaza. Il s’agit des chiffres les plus élevés jamais enregistrés par l’organisation à Gaza. Publié le 11 juillet, le rapport de l’organisation indique que plus de 700 femmes enceintes et allaitantes, ainsi qu’environ 500 enfants, souffrent de malnutrition aiguë ou modérée.

"C’est la première fois que nous constatons une malnutrition d’une telle ampleur à Gaza" a déclaré le coordinateur médical adjoint de MSF. "La famine délibérée imposée à la population de Gaza pourrait prendre fin dès demain, si les autorités israéliennes autorisaient l’entrée massive de denrées alimentaires."

Tareq S. Hajjaj est le correspondant de Mondoweiss à Gaza et membre de l’Union des écrivains palestiniens. Suivez-le sur Twitter/X à @Tareqshajjaj.

Traduction : AFPS

Photo : Gaza 23 juillet 2025. Photo Ahmed Al Arini - Eye on Palestine.

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Source

Publié par : Mondoweiss

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