Photo : Bâtiments détruits suite à un bombardement israélien, Gaza-ville, 18 novembre 2025 © Yousef Zaanoun / Activestills
Mercredi, des frappes aériennes israéliennes ont pilonné la bande de Gaza assiégée, tuant au moins 33 Palestiniens, dont 20 femmes et enfants, moins de 48 heures après l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU du plan en 20 points du président américain Donald Trump pour l’enclave.
Des avions de combat israéliens ont bombardé des tentes abritant des Palestiniens déplacés dans le sud de Khan Younis, dans la bande de Gaza, ainsi que des maisons dans la ville de Gaza, faisant plus de 70 blessés.
Des bombardements et des frappes aériennes ont également été signalés jeudi matin, la plupart des victimes se trouvant à Khan Younis, selon les médias locaux.
Le groupe palestinien Hamas a condamné ce dernier « massacre » et l’a qualifié d’« escalade dangereuse par laquelle [le Premier ministre israélien Benjamin] Netanyahu cherche à reprendre le génocide ».
L’armée israélienne a déclaré avoir lancé ces frappes après que ses troupes aient essuyé des tirs à Khan Younis plus tôt mercredi.
Cependant, aucun blessé n’a été signalé parmi les soldats israéliens, et aucun groupe palestinien n’a revendiqué la responsabilité de ces attaques.
Les médias locaux n’ont fait état d’aucun affrontement de ce type et l’armée israélienne n’a fourni aucune preuve à l’appui de ses affirmations.
Le Hamas a accusé Israël d’utiliser ces allégations pour « justifier ses crimes ».
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza le 11 octobre, Israël a régulièrement violé bon nombre de ses dispositions.Des attaques meurtrières ont eu lieu presque quotidiennement, faisant plus de 312 morts et plus de 700 blessés.
Depuis le début du génocide en octobre 2023, Israël a tué près de 70 000 personnes et en a blessé 170 000 autres, sans compter au moins 10 000 disparus. Selon des données divulguées par l’armée, au moins 80 % des personnes tuées étaient des civils.
Le bureau des médias du gouvernement de Gaza a enregistré environ 400 violations du cessez-le-feu par Israël depuis le 11 octobre.
Parmi celles-ci, on compte 113 incidents de tirs directs visant des civils, des maisons, des quartiers résidentiels et des tentes de personnes déplacées.On dénombre également 174 cas de bombardements aériens et d’artillerie.
Des véhicules militaires ont effectué au moins 17 incursions dans des zones résidentielles et agricoles, franchissant la « ligne jaune » temporaire.
Les forces israéliennes ont également procédé à 85 démolitions de maisons et de structures civiles.
Au moins 35 personnes ont également été arrêtées arbitrairement.Israël a également violé le cessez-le-feu en maintenant l’interdiction de la plupart des articles de première nécessité et en n’autorisant en moyenne que 150 camions d’aide humanitaire à entrer dans la bande de Gaza chaque jour, alors que le nombre convenu était de 600 camions par jour.
Il a également maintenu la fermeture du passage de Rafah, piégeant des dizaines de milliers de blessés et les empêchant de se faire soigner à l’étranger.
La dernière attaque est survenue deux jours après l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution rédigée par les États-Unis qui réaffirmait son soutien à la mise en œuvre et au maintien du cessez-le-feu.
Elle autorisait également une autorité de transition dirigée par Trump à gouverner temporairement Gaza et à déployer des forces internationales chargées de « démilitariser » la bande de Gaza déchirée par la guerre et de la reconstruire.
La résolution a été rejetée par de nombreux Palestiniens et experts juridiques, car elle instaure une nouvelle « tutelle » étrangère sur Gaza, que de nombreux détracteurs qualifient de nouvelle forme de colonialisme.
Traduction : AFPS




