Photo : Le point de passage de Rafah est devenu un contrôle de sécurité, 1er février 2026 © Motasem A Dalloul
Le principal poste-frontière de Gaza, à Rafah, a rouvert pour un trafic limité après presque deux ans de fermeture, ont déclaré des responsables.
Ce poste-frontière, qui relie l’enclave palestinienne à l’Égypte et qui est le seul passage frontalier de Gaza ne menant pas à Israël, a rouvert lundi.
Point d’entrée essentiel pour l’acheminement de l’aide humanitaire et le passage des personnes en attente d’une évacuation médicale, la réouverture du passage est prévue dans le cadre du « cessez-le-feu » négocié par les États-Unis qui a mis fin à la guerre entre Israël et le Hamas en octobre.
Cependant, cette réouverture est limitée. Israël et l’Égypte devraient imposer des restrictions sur le nombre de voyageurs autorisés à passer, et Israël assurera des contrôles de sécurité intensifs sur les Palestiniens entrant et sortant de la bande de Gaza.
Selon l’agence de presse Reuters, un responsable israélien de la sécurité a déclaré que des équipes de surveillance européennes étaient arrivées au point de passage.
La Mission d’assistance frontalière de l’Union européenne (EUBAM) administrera le côté palestinien du point de passage et soumettra à la partie égyptienne une liste des noms des personnes souhaitant quitter Gaza, ainsi que leur destination finale, afin qu’elles soient soumises à un contrôle de sécurité.
De même, selon les médias israéliens, les Égyptiens soumettront une liste des noms des Palestiniens souhaitant entrer dans le pays, qui recevront leur autorisation le lendemain, après avoir été soumis à un contrôle de sécurité.
Un responsable égyptien a déclaré que 50 Palestiniens passeraient dans chaque sens le premier jour de fonctionnement du point de passage, selon l’agence de presse Associated Press.
L’armée israélienne a mis en place un poste de contrôle appelé « Regavim » dans une zone sous contrôle militaire à l’extérieur du point de passage de Rafah pour les Palestiniens entrant à Gaza depuis l’Égypte, selon le quotidien The Times of Israel.
Les soldats postés à « Regavim » vérifieront l’identité des arrivants à l’aide de listes approuvées par les agences de renseignement israéliennes et procéderont à une fouille minutieuse de leurs effets personnels.
Un besoin désespéré
La prise du passage de Rafah par Israël en mai 2024, environ neuf mois après le début de sa guerre génocidaire contre Gaza, a également coupé une voie importante permettant aux Palestiniens blessés et malades de se faire soigner en dehors de la bande de Gaza.
Au cours de l’année écoulée, quelques milliers d’entre eux ont été autorisés à sortir pour se faire soigner dans des pays tiers via Israël, mais selon les Nations unies, des milliers d’autres ont besoin de soins à l’étranger.
Depuis Khan Younis, dans le sud de Gaza, Hani Mahmoud, journaliste à Al Jazeera, a déclaré que plus de 20 000 Palestiniens ont un besoin urgent de soins immédiats à l’étranger.
Après l’annonce par Israël la semaine dernière de la réouverture du passage, une file d’ambulances s’est formée du côté égyptien de la frontière, attendant d’entrer pour évacuer les personnes.
Les responsables palestiniens affirment qu’environ 100 000 Palestiniens ont fui Gaza depuis le début de la guerre, la plupart au cours des neuf premiers mois.
Traduction : AFPS




