Photo : Les déplacés·es palestinien·nes s’abritent dans des tentes le long de la côte de Gaza, 11 décembre 2025 © Quds News Network - Khames Alrefi
Les forces israéliennes ont tué au moins deux Palestiniens dans la bande de Gaza, alors qu’Israël continue de violer l’accord de cessez-le-feu et de bloquer l’aide humanitaire dont cette enclave côtière ravagée par la guerre a désespérément besoin.
Leur mort porte à au moins 12 le nombre total de Palestiniens tués à Gaza au cours des dernières 24 heures, y compris huit dont les corps ont été retrouvés dans les décombres du territoire.
L’attaque de la ville de Gaza est la dernière d’une série de centaines de violations par Israël du cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre Israël et le Hamas, qui est entré en vigueur le 10 octobre.
Lundi, le bureau des médias du gouvernement de Gaza a condamné les « violations graves et systématiques » de la trêve par Israël, soulignant que les autorités israéliennes avaient violé le cessez-le-feu 875 fois depuis son entrée en vigueur.
Cela inclut les attaques aériennes et d’artillerie israéliennes continues, les démolitions illégales de maisons palestiniennes et d’autres infrastructures civiles, et au moins 265 incidents au cours desquels des soldats israéliens ont tiré sur des civils palestiniens, a déclaré le bureau dans un communiqué.
Au moins 411 Palestiniens ont été tués et 1 112 autres blessés lors des attaques israéliennes sur Gaza depuis le début du cessez-le-feu, a-t-il ajouté.
Dégradation des conditions d’hébergement
Pendant ce temps, des centaines de milliers de familles palestiniennes déplacées par la guerre génocidaire menée par Israël contre Gaza continuent de faire face à un manque de fournitures humanitaires, notamment de nourriture, de médicaments et d’abris adéquats.
En tant que puissance occupante à Gaza, Israël a l’obligation, en vertu du droit international, de subvenir aux besoins des Palestiniens qui y vivent.
Mais les Nations unies et d’autres organisations humanitaires affirment qu’il a systématiquement empêché l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire à Gaza.
La situation a été aggravée par une série de tempêtes hivernales qui ont frappé la bande de Gaza ces dernières semaines. Les organisations de défense des droits humains affirment que le refus d’Israël d’autoriser l’entrée de tentes, de couvertures et d’autres fournitures à Gaza s’inscrit dans le cadre de sa politique génocidaire et menace la vie des Palestiniens.
Lundi, le bureau des médias du gouvernement de Gaza a déclaré que seuls 17 819 camions étaient entrés sur le territoire sur les 43 800 qui auraient dû être autorisés depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre.
Cela représente une moyenne de seulement 244 camions par jour, bien en deçà des 600 camions qu’Israël avait accepté de laisser entrer quotidiennement à Gaza dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu, a déclaré le bureau.
Lundi, un porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a réitéré son appel « à la levée de toutes les restrictions à l’entrée de l’aide à Gaza, y compris les matériaux de construction de logements ».
« Au cours des dernières 24 heures, et malgré le cessez-le-feu, nous avons continué à recevoir des informations faisant état de frappes aériennes, de bombardements et de tirs dans les cinq gouvernorats de Gaza. Cela a entraîné des pertes humaines et perturbé les opérations humanitaires », a déclaré Stéphane Dujarric.
Il a ajouté que les partenaires humanitaires de l’ONU s’efforçaient de répondre aux besoins importants en matière de logement, en particulier pour les familles déplacées vivant dans des conditions précaires.
« Nos partenaires continuent de travailler pour améliorer l’accès à des abris dignes pour environ 1,3 million de personnes à Gaza depuis une semaine. Environ 3 500 familles touchées par les tempêtes vivent dans des zones inondables », a-t-il déclaré.
M. Dujarric a précisé que les livraisons d’aide comprenaient des tentes, des parures de lit, des matelas et des couvertures, ainsi que des vêtements d’hiver pour les enfants, mais que les besoins restaient considérables.
Ces appels interviennent au lendemain d’une déclaration du ministère palestinien de la Santé à Gaza selon laquelle le manque de médicaments et d’autres fournitures médicales rendait difficile la prise en charge des patients.
Presque tous les hôpitaux et établissements de santé de Gaza ont été attaqués pendant les deux années de bombardements israéliens sur le territoire, endommageant au moins 125 établissements, dont 34 hôpitaux.
L’armée israélienne a tué au moins 70 937 Palestiniens à Gaza, principalement des femmes et des enfants, et en a blessé 171 192 autres depuis le début de sa guerre génocidaire en octobre 2023.
Traduction : AFPS




