Photo : L’armée israélienne récupère le corps du dernier otage israélien à Gaza, 26 janvier 2026 © X
Israël affirme avoir retrouvé le corps du dernier otage israélien retenu à Gaza, alors que des sources locales font état de bombardements intensifs et de démolitions au bulldozer pendant les recherches.
Selon l’agence de presse Wafa, les opérations pour retrouver Ran Gvili, un policier de 24 ans, ont été lancées dimanche matin.
L’armée israélienne a mené d’importantes opérations de démolition dans la région d’al-Sanafour et autour du cimetière d’al-Batsh, situé à l’est de la ville de Gaza.
Plusieurs tombes ont été profanées lors des recherches pour retrouver Gvili, qui a été retrouvé à l’est de la ville de Gaza.
Depuis dimanche, des dizaines de blessés et de morts ont été signalés dans la région à la suite de tirs d’artillerie lourde et d’intenses tirs provenant de véhicules militaires et de drones quadricoptères.
Des tentes ont également été incendiées à la suite de bombardements dans le quartier de Tuffah, au nord-est de la ville de Gaza.
Dans un communiqué, l’armée israélienne a déclaré que Gvili, un commando de l’unité antiterroriste israélienne Yamam, « est tombé au combat le matin du 7 octobre 2023 et que son corps a été enlevé dans la bande de Gaza.
« Ainsi, tous les otages de la bande de Gaza ont été libérés », indique le communiqué.
Le mouvement palestinien Hamas a répondu lundi à l’annonce israélienne, affirmant avoir « déployé des efforts considérables pour retrouver le corps du dernier prisonnier » et avoir fourni à Israël « tous les détails et informations en notre possession concernant l’emplacement de la dépouille du prisonnier ».
La récupération du corps de Gvili devrait ouvrir la voie à Israël et au Hamas pour passer à la deuxième phase du plan de paix du président américain Donald Trump.
Le Hamas a déclaré qu’Israël devait respecter pleinement le cadre du cessez-le-feu, entré en vigueur en octobre, en particulier en ce qui concerne l’entrée de l’aide humanitaire et son retrait complet de la bande de Gaza.
Les dernières profanations de tombes, attaques, opérations de démolition et rasages font partie des plus de 1 300 violations commises par Israël depuis le début du cessez-le-feu.
La trêve visait à mettre fin à plus de deux ans de génocide à Gaza, au cours desquels les forces israéliennes ont tué plus de 71 660 Palestiniens et détruit près de 90 % des infrastructures du territoire.
Cependant, depuis le cessez-le-feu, les forces israéliennes ont tué au moins 486 personnes et blessé plus de 1 341 autres.
Les autorités israéliennes ont également continué à restreindre l’entrée de l’aide humanitaire et n’ont autorisé qu’une quantité minimale d’aide à entrer. Les tentes, les maisons mobiles et les équipements de chauffage restent interdits.
Traduction : AFPS




