A Angers, jeudi 2 octobre 2025, environ 300 personnes ont répondu à l’appel de l’AFPS pour protester contre l’arraisonnement illégal de la flottille de la liberté pour Gaza par les forces maritimes israéliennes. Mais deux jours plus tard, samedi 4 octobre, ce sont plus de 300 participant.e.s qui se sont réuni.e.s sur la Place centrale du ralliement, comme tous les samedis depuis 2 ans, pour protester contre la guerre génocidaire à Gaza.
Après la lecture du communiqué de l’AFPS et de l’appel du CNPJDPI, des militant.e.s ont présenté un ouvrage de Mark Mazower intitulé « Antisémitisme. Métamorphoses et controverses », où il est rappelé comment l’accusation d’antisémitisme est devenue, dans la propagande israélienne depuis 50 ans, un instrument pour faire taire toutes les oppositions à la politique colonialiste de l’État d’Israël. Au passage, ils ont rappelé qu’une résolution de l’Assemblée Générale de l’ONU datant de 1975 assimile le sionisme à une forme de racisme. D’où ce contre-feu d’Israël pour disqualifier toute critique de la politique découlant des visées expansionnistes du sionisme.
Un autre ouvrage, “Being Jewich after the destruction of Gaza. A reckoning” de Peter Beinart dont un extrait a été publié dans le Monde Diplomatique d’octobre 2025, a permis d’évoquer la posture victimaire des Israéliens qui se sentent seuls au monde contre tous et justifierait ainsi leur droit à se défendre, tant contre un ennemi intérieur supposé (les Palestiniens) que contre un ennemi extérieur (le monde entier, en particulier les pays dits de « l’Occident », qualifié évidemment d’antisémite). L’Histoire montre que, tant en Afrique du Sud qu’en Irlande, les êtres humains ne sont jamais irréconciliables pour peu qu’on reconnaisse à tous le droit d’exister, tous égaux en droit dans un Etat démocratique ne pratiquant ni l’apartheid ni la discrimination. Alors la violence s’arrête.
Enfin, l’article paru dans le Monde Diplomatique d’octobre intitulé « le consentement israélien au génocide » de Gideon Levy a été lu et commenté. Gidéon Lévy conclu ainsi : « … La bande de Gaza est désormais inhabitable. Pour ceux qui aspirent à une vie libre et démocratique, Israël est lui aussi devenu une terre hostile. »
Pour clore le rassemblement, des poèmes liés à Gaza, écrits par des militant.e.s ou par des gazaouis comme Ziad Medoukh et Alaa Al Qatraoui, ont été lus.





