Photo : Katz, ministre de la défense d’Israël, visite la colonie illégale nouvellement établie de Sa-Nur en Cisjordanie occupée, 20 mai 2025 © Ihab Hassan/X
Les ministres israéliens Bezalel Smotrich et Israel Katz ont assisté à la réouverture officielle de la colonie de Sa-Nur en Cisjordanie occupée, près de 21 ans après l’évacuation de cette colonie illégale en 2005.
« En ce jour mémorable, nous célébrons une correction historique de cette expulsion criminelle », a déclaré le ministre des Finances Smotrich dans son discours prononcé dimanche lors de la cérémonie d’inauguration, a rapporté l’agence de presse AFP. Il a ajouté que les autorités israéliennes « enterraient également l’idée d’un État palestinien ».
Les autorités ont approuvé la construction de 126 logements dans la colonie du nord de la Cisjordanie, au sud de Jénine, et 16 familles s’y sont désormais installées.
Yossi Dagan, président du Conseil des colonies de Cisjordanie, faisait partie de ceux qui avaient quitté Sa-Nur en 2005 ; il a décrit ce retour comme « la boucle bouclée sur le plan personnel », ajoutant : « Nous sommes revenus pour rester. »
Retour sur la politique de désengagement
La colonie de Sa-Nur a été évacuée dans le cadre de la politique de désengagement qui a également conduit au retrait des colons de Gaza. Les colons ont tenté de la rétablir au fil des ans, et c’est l’une des quatre anciennes colonies de Cisjordanie récemment approuvées par le gouvernement israélien, en violation du droit international.
En mars 2023, la Knesset a adopté un amendement à la loi sur le désengagement qui interdisait aux colons israéliens de rester dans les anciennes colonies de Sa-Nur, Homesh, Ganim et Kadim. En mai dernier, Smotrich, lui-même colon, a annoncé des plans pour 22 nouvelles colonies en Cisjordanie, dont Sa-Nur et Homesh. En décembre, Ganim et Kadim figuraient sur une liste d’avant-postes illégaux reconnus comme colonies par le gouvernement.
Environ 700 000 colons vivent en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, et l’expansion des colonies s’est accélérée sous le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, en particulier depuis la formation de sa coalition de droite à la suite des élections de 2022.
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Les organisations de défense des droits humains affirment que les autorisations de construction de colonies, ainsi que les violences commises par les colons, se sont encore accélérées depuis le 7 octobre 2023. Un Palestinien a été abattu par des colons israéliens à Deir Jarir, près de Ramallah, le 11 avril, tandis que l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) indique que le mois de mars a été l’un des plus meurtriers jamais enregistrés en Cisjordanie en termes de violences commises par les colons.
Le mois dernier, 34 nouvelles colonies ont été approuvées, ce qui, selon l’organisation israélienne Peace Now, porte à 104 le nombre total de colonies approuvées depuis la formation du gouvernement.
Traduction : AFPS




