Photo : Les familles bédouines démantèlent leurs maisons dans la région d’Al-Burj, nord de la vallée du Jourdain, 17 février 2026 © Quds News Network
Selon un responsable local, des colons israéliens ont contraint 15 familles palestiniennes à démolir leurs maisons et à quitter la vallée du Jourdain nord, dans le nord-est de la Cisjordanie occupée.
Mahdi Daraghmeh, président du conseil municipal d’al-Malih, a déclaré mardi à l’agence de presse Wafa que les familles avaient commencé à démanteler leurs maisons alors que les agressions des colons s’intensifiaient.
Selon Wafa, sept autres familles de la communauté voisine de Maita ont été contraintes de partir quelques jours plus tôt à la suite d’attaques et de menaces similaires de la part des colons.
Dans un autre incident, des colons ont agressé des hommes du village de Nabi Samwil, au nord-ouest de Jérusalem-Est occupée, blessant l’un d’entre eux, qui a été transporté à l’hôpital avec des contusions, a rapporté Wafa.
Cela intervient alors que les forces israéliennes ont intensifié leurs attaques dans plusieurs zones de la Cisjordanie occupée, avec des raids et des démolitions signalés mardi à Naplouse, Al Khader et Salfit.
Le gouvernement israélien a mis en place une série de mesures visant à consolider son contrôle sur le territoire occupé. Il s’agit notamment de faciliter l’achat de terres palestiniennes par les colons et d’ouvrir l’enregistrement des terres palestiniennes en tant que terres appartenant à l’État israélien.
« Renforcer le contrôle israélien »
Cette semaine, le gouvernement israélien a également approuvé un plan visant à désigner de vastes zones de la Cisjordanie occupée comme « propriété de l’État », transférant ainsi la charge de la preuve aux Palestiniens pour établir la propriété de leurs terres.
Les Palestiniens avertissent que les actions d’Israël ouvrent la voie à une annexion officielle du territoire, ce qui, selon eux, mettrait fin aux perspectives d’un État palestinien envisagé dans plusieurs résolutions des Nations unies.
Dans une déclaration commune publiée mardi, les ministres des Affaires étrangères de Jordanie, des Émirats arabes unis, d’Indonésie, du Pakistan, de Turquie, d’Arabie saoudite, du Qatar et d’Égypte ont déclaré que cette mesure visait à imposer une nouvelle réalité juridique et administrative afin de consolider le contrôle sur les terres occupées.
La décision israélienne constitue « une grave escalade visant à accélérer les activités de colonisation illégales, la confiscation de terres, à renforcer le contrôle israélien et à appliquer la souveraineté illégale d’Israël sur le territoire palestinien occupé, sapant ainsi les droits légitimes du peuple palestinien », ajoute la déclaration.
Israël a intensifié ses opérations militaires en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, depuis le lancement de sa guerre génocidaire contre Gaza en octobre 2023.
Selon des responsables palestiniens, ces opérations ont donné lieu à des meurtres, des arrestations, des déplacements de population et l’expansion des colonies, et visent à imposer une nouvelle réalité sur le terrain.
Selon les données officielles palestiniennes, au moins 1 114 Palestiniens ont été tués, environ 11 500 blessés et quelque 22 000 arrêtés en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est.
Traduction : AFPS




