Une petite cinquantaine de personnes est venue le 10 mai 2025, écouter et dialoguer avec le professeur franco-libanais, Ziad Majed, politologue, à l’invitation de l’ AFPS Paris-Sud. Ziad Majed a rappelé les principaux moments fondateurs de la situation actuelle du Proche-Orient à commencer par la fin du 19e siècle et la 1ère guerre mondiale, ses accords, ses promesses et ses trahisons (accords Sykes-Picot, la déclaration Balfour, engagement des puissances pour le sionisme…).
Il a ensuite rappelé le découpage de la Palestine historique (1946-1948), la création de l’État d’Israël, sur proposition de l’ONU (adoptée seulement par une soixantaine d’États) et la Nakba, la catastrophe pour les Palestiniens, en 1967 l’occupation de la totalité de la Palestine historique, du Sinaï égyptien et du Golan Syrien toujours annexé, en 1973, la dernière guerre étatique contre Israël (attaque syro-égyptienne du « Kippour » pour récupérer leur territoire), en 1979, la révolution en Iran, la guerre Iran-Irak et la guerre en Afghanistan (création de Al Qaïda), en 1989, la chute du mur de Berlin et les bouleversements politiques consécutifs – avec la guerre menée contre l’Irak – et l’imposition des négociations aboutissant aux accords d’Oslo en 1993, le 11 septembre 2001 qui donne naissance à un nouveau concept, le terrorisme qui entraîne la réaction de "la civilisation contre la barbarie" et fin du droit international.
Enfin, 2023-2024 : génocide, écocide, éducide, mémoricide, futurocide, culturocide domicide, urbicide, sociocide contre le peuple palestinien, expansion d’Israël vers le Liban et la Syrie, perte de repères démocratiques un peu partout, fin des sanctions américaines et octroi de la protection américaine contre le silence (Soudan, Emirats arabes, Maroc…), droit international piétiné !
Bien qu’averti, le public a reçu cette synthèse magistrale avec beaucoup d’intérêt. Elle a été suivie d’un débat nourri qui a permis un échange sur la situation actuelle.
Des camarades de l’AFPS ont rappelé la nécessité de poursuivre la campagne BDS, pour contraindre, notamment Carrefour, la BNP etc. à rompre leur complicité avec l’État génocidaire israélien et de participer à la campagne pour la fin de l’occupation du Territoire Palestinien et l’application des décisions de la Cour internationale de Justice et de l’ONU, pour la protection du peuple palestinien et l’accomplissement de ses droits en signant la pétition, en interpellant les élu-es, le président de la République pour que des sanctions soient prises sans délai et notamment la suspension de l’accord d’association UE-Israël !




