Du 15 au 19 juin 2026, le parc des expositions de Villepinte (93) accueillera Eurosatory, l’un des plus grands salons d’armement du monde. Tout ce que la planète compte comme fabricants d’armes de mort s’y retrouve tous les deux ans. La France, deuxième exportateur mondial d’armement, se flatte d’en être l’hôte et l’un des principaux exposants.
Parmi les exposants, de nombreuses entreprises françaises entretiennent depuis longtemps des relations industrielles avec des fabricants d’armement israéliens. Elles sont complices. Leurs noms sont connus : Airbus, Dassault, Thales, Safran, MBDA, KNDS-Nexter…. Ce qu’elles livrent à Israël, ce ne sont pas seulement des armes finies : ce sont des composants (capteurs, actionneurs, radars, maillons de munitions) qui entrent dans la composition des systèmes d’armes utilisés contre la population palestinienne. Des pièces détachées pour des drones meurtriers, des transpondeurs pour des appareils qui bombardent Gaza, des tubes d’acier pour canons dont le chargement a dû être bloqué par les dockers de Fos-sur-Mer en juin 2025. En 2023, les exportations de composants militaires français vers Israël ont atteint 192 millions d’euros — contre 34 millions l’année précédente.
35 sociétés israéliennes sont inscrites au salon. Certes, sous la pression des mobilisations (ren 2024, plus de 70 stands israéliens avaient été interdits grâce à notre action collective), le gouvernement a décidé de leur interdire d’exposer des armes offensives. Mais ces entreprises représentent en effet un État dont la Cour internationale de justice a établi, dès janvier 2024, qu’il était responsable d’un risque plausible de génocide à Gaza. Un État dont le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Autoriser ces sociétés à participer à Eurosatory, c’est continuer d’alimenter la machine de guerre, mais aussi légitimer et récompenser les exactions commises par l’armée israélienne à Gaza, en Cisjordanie, au Liban et ailleurs !
L’AFPS dénonce la présence d’exposants israéliens et rappelle son opposition résolue à toute vente d’armes vers Israël, qu’il s’agisse de systèmes complets, de composants, ou de biens à double usage, ces matériels qui peuvent indifféremment équiper des appareils civils ou des armes de guerre.
L’AFPS appelle à un rassemblement devant le salon le 15 juin à 9h au parc des expositions de Villepinte (RER B) et à se mobiliser partout en France pour faire pression sur les entreprises françaises complices du génocide du peuple palestinien. Exigeons de la France un embargo total de l’armement vers Israël !




