Photo : Israël intercepte illégalement les bateaux de la flottille de la Liberté dans les eaux internationales, 18 mai 2026 © Freedom Flotilla Coalition
Au moins 87 personnes enlevées par les forces israéliennes à bord d’une flottille humanitaire en route vers Gaza ont entamé une grève de la faim, selon les organisateurs, après que les forces israéliennes ont intercepté le dernier navire restant dans les eaux internationales.
Le groupe mène cette grève « pour protester contre leur enlèvement illégal et en solidarité avec les plus de 9 500 otages palestiniens détenus dans les geôles israéliennes », a écrit mercredi la Global Sumud Flotilla sur X.
Tard dans la soirée de mardi, les forces israéliennes ont « enlevé » six personnes à bord du bateau Lina al-Nabulsi, ont déclaré les organisateurs.
Ce bateau était le dernier d’un groupe de plus de 50 navires qui avaient quitté la ville portuaire turque de Marmaris la semaine dernière pour mettre le cap sur Gaza, dans le but de briser le blocus israélien de la bande de Gaza.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a confirmé mardi soir que ses forces emmenaient des centaines de participants à la flottille vers Israël.
« Une nouvelle flottille de relations publiques a pris fin. Les 430 militants ont tous été transférés sur des navires israéliens et font route vers Israël, où ils pourront rencontrer leurs représentants consulaires », a déclaré un porte-parole du ministère, qualifiant cette initiative de « simple coup de pub ».
Les forces israéliennes ont commencé à intercepter les navires dans les eaux internationales au large des côtes chypriotes lundi, ont indiqué les organisateurs, où elles ont mené des raids sur les bateaux, auraient tiré des balles en caoutchouc et enlevé des participants.
Parmi les détenus figuraient neuf citoyens indonésiens, a déclaré mercredi un porte-parole du ministère indonésien des Affaires étrangères. L’Indonésie a appelé à la libération immédiate de tous les navires et a déclaré que « tous les canaux diplomatiques et toutes les mesures consulaires continueront d’être pleinement utilisés ».
Une quinzaine de citoyens irlandais, dont Margaret Connolly, médecin et sœur de la présidente irlandaise Catherine Connolly, figuraient parmi les personnes détenues.
Des pays tels que la Turquie, l’Espagne, la Jordanie, le Pakistan, le Bangladesh, le Brésil, l’Indonésie, la Colombie, la Libye et les Maldives ont dénoncé ces interceptions israéliennes comme des « violations flagrantes du droit international et du droit international humanitaire ».
Les États-Unis ont toutefois imposé des sanctions à quatre militants pour leur participation à des flottilles ayant tenté de rejoindre Gaza, affirmant sans preuve que les organisateurs agissaient « en soutien au Hamas ».
Certains anciens participants à ces flottilles ont refusé de s’alimenter après avoir été détenus par Israël. Des militants pro-palestiniens emprisonnés au Royaume-Uni ont également pris part à une grève de la faim très médiatisée, qui a duré plusieurs mois, a débuté l’année dernière et a entraîné de graves problèmes de santé.
Traduction : AFPS




