Le 18 mai 2026 à Toul la conférence co-organisée, dans le cadre du Printemps de la Palestine, par l’AFPS, la LDH, le Syndicat des avocats de France et le collectif contre la statue du tortionnaire Bigeard a connu un beau succès. En effet 70 personnes sont venues écouter Olivier Lecour Grandmaison maitre de conférence à l’Université Ivry-Val d’Essonne et spécialiste de l’histoire coloniale.
Cette conférence était une réponse à la municipalité qui a cru bon de rendre hommage à Bigeard, originaire de la ville, en acceptant l’érection d’une statue à son effigie. Décision qu’Olivier Lecour Grandmaison a qualifiée de "réhabilitation obscène du passé colonial français ».
Les auditeurs ont écouté avec passion le conférencier développer l’analyse du colonialisme Français, en particulier le concept de doctrine contre-révolutionnaire qui a été exporté auprès des pires dictatures, en Argentine, et en Israël bien sûr, le Shin bet s’en étant largement inspiré. O. Lecour Grandmaison a montré les caractéristiques communes à ces sinistres atteintes aux droits humains, aux crimes de guerre et contre l’Humanité perpétrés ici et là.
Comme en Algérie, à Gaza il n’y a pas de civils d’après Netanyahou, ce qui permet de justifier les massacres. Comparable également le tristement célèbre internement administratif en vigueur à Alger, et en Israël, et le recours aux milices et aux colons armés. Olivier Lecour Grandmaison a souligné que le silence actuel sur le génocide Palestinien n’était pas le seul, et a vivement regretté l’absence de mobilisation forte des progressistes et la faiblesse politique des forces de gauche.
Il a conclu sur la nécessité de la bataille pour la connaissance du colonialisme, constatant que ce qui bloque c’est la reconnaissance de ses crimes. Il a enfin attiré l’attention du public sur la naissance d’un néo-racisme mettant moins en avant la race comme objet de rejet, que la civilisation et la religion.




