Depuis la déclaration du « cessez-le-feu » le 10 octobre 2025, Israël poursuit son offensive sur le terrain. Les forces israéliennes ont tué 405 Palestiniens et blessé 1 114 autres dans toute la bande de Gaza (au 22 décembre).
Les forces israéliennes continuent de tirer sur les habitants et de prendre pour cible les camps de personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI) situés de part et d’autre de la « ligne jaune », qui, selon l’accord, laisse 58 % de Gaza sous contrôle israélien, mais qui n’a jamais été clairement délimitée. Près d’un million de personnes qui vivaient à l’est de la ligne avant le génocide sont désormais entassées à l’ouest de celle-ci dans des conditions invivables.
Israël continue de démolir systématiquement les bâtiments et les infrastructures situés à l’est de la « ligne jaune ».
Des images satellites actualisées montrent que des centaines de structures ont été rasées dans la seule partie est de la ville de Gaza.
Israël continue de limiter fortement l’entrée de l’aide, autorisant davantage de camions à entrer mais entravant les opérations à grande échelle de l’ONU et de ses partenaires par des restrictions d’accès et des formalités administratives. Au 16 décembre, seules 57 % des 556 missions d’aide prévues avaient été menées à bien, notamment la livraison de fournitures essentielles, les évacuations médicales et les réparations d’infrastructures.
Israël continue de restreindre le fonctionnement des points de passage à l’entrée et à la sortie de Gaza. À la mi-décembre, seuls deux des points de passage étaient opérationnels à tout moment, et le point de passage de Rafah restait fermé malgré les engagements pris pour le rouvrir.
Davantage de nourriture est entrée et les prix du marché ont baissé. Cependant, après des mois de malnutrition sévère, avec une variété limitée et des prix encore inabordables pour la plupart, l’ONU estime que 1,6 million de personnes à Gaza « devraient être confrontées à des niveaux extrêmes d’insécurité alimentaire aiguë » en 2026.
Près de 1,5 million de personnes déplacées se trouvent toujours dans des camps. La tempête Byron a inondé des milliers de tentes de fortune, submergeant la défense civile de Gaza de demandes d’urgence pour des abris et des fournitures de base. Le ministère de la Santé de Gaza a signalé que 11 personnes ont été tuées par des structures qui se sont effondrées pendant la tempête et que deux enfants, dont un nouveau-né, sont morts d’hypothermie.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 18 500 patients, dont au moins 4 000 enfants, attendent toujours d’être évacués de Gaza pour recevoir des soins médicaux. Israël n’a autorisé que 260 patients à quitter Gaza pour se faire soigner pendant cette période, après avoir décimé le système de santé local.
Israël continue d’interdire l’entrée des équipes médicales et des journalistes, empêchant ainsi les traitements vitaux et maintenant le black-out médiatique sur la documentation et les reportages depuis le terrain.
Le soi-disant cessez-le-feu est en vigueur depuis 75 jours. Dans la pratique, Israël poursuit sa campagne de meurtres, de destruction, de déplacements et de contrôle total de la vie des Palestiniens à Gaza. La communauté internationale doit cesser de cautionner cette façade et prendre des mesures pour aider la population de Gaza.
Traduction : AFPS
Photo : La souffrance des résidents de Gaza empire en vivabnt dans des tentes sans protection contre le froid hivernal ni les pluies intenses, 28 décembre 2025 © Al-Jarmaq News




