Environ 150 personnes se sont à nouveau réunies, pour la 122ème fois samedi 9 mai 2026, à Angers, en réponse à l’appel hebdomadaire de l’AFPS49 et des 24 organisations partenaires qui soutiennent le peuple palestinien.
Le rassemblement a commencé par le rappel de l’acte de piraterie perpétré par l’armée israélienne dans la nuit du 29 avril contre la Global Sumud Flotilla. Le communiqué de l’AFPS nationale a été lu et les intervenant.e.s ont rappelé l’exigence de libération de Thiago Avila et Saif Abukeshek qui ont été enlevés et détenus dans les geôles israéliennes.
C’est avec beaucoup d’empathie et d’émotion que les participant.e.s au rassemblement ont pris connaissance d’un écrit de Safa Siam, femme de Gaza exilée en France, expliquant, plus d’un an après son arrivée, la profondeur du traumatisme de l’arrachement lié à l’exil dans un pays d’accueil où, certes ses filles pourront grandir en sécurité, mais où dorénavant elle doit vivre avec un sentiment d’effondrement intérieur si difficilement dicible et partageable, qui resurgit à tout moment sans prévenir. Des mots très forts autour de la question de la liberté et de la dé-solation.
Puis la formidable lettre ouverte de Rami Abou Jamous (lauréat du Prix Nord-Sud du Conseil de l’Europe) au ministre Jean-Noël Barrot a été lue. Cette lettre publiée dans la revue en ligne Orient XXI a été écrite le 5 mai suite à la reprise par le ministre, devant le Sénat français, d’une formule de Golda Meir, reportant la responsabilité des massacres perpétrés par les Israéliens sur les « Arabes ».
Pour comprendre la persistance du gouvernement français à vouloir perpétuer l’image de victime de l’Etat d’Israël, le texte intitulé « Du verbe à la force : comment l’Etat français protège l’ordre colonial israélien à Gaza » de Mehdi Belmecheri-Rozental, paru dans le magazine en ligne Yaani du 20 avril, a été lu et commenté. Ce texte éclaire le fait que lorsque les discours officiels ne suffisent plus à légitimer la violence coloniale, car plus personne ne peut ignorer le génocide à Gaza, l’Etat français passe à la répression et à la criminalisation de la solidarité avec la Palestine.
Le rassemblement a pris fin, comme chaque semaine, après la lecture d’un poème.




