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	<title>Association France Palestine Solidarit&#233;</title>
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		<title>La Coupe du monde sous le poids du g&#233;nocide : comment Gaza fait vivre le &#171; beau jeu &#187;</title>
		<link>https://www.france-palestine.org/La-Coupe-du-monde-sous-le-poids-du-genocide-comment-Gaza-fait-vivre-le-beau-jeu</link>
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		<dc:creator>Presse</dc:creator>


		<dc:subject>Gaza</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des terrains d&#233;truits aux &#233;quipes de football compos&#233;es de joueurs amput&#233;s, les footballeurs de Gaza se battent pour faire vivre ce sport. Pour eux, le football reste une source de coh&#233;sion communautaire, de dignit&#233; et de r&#233;sistance face &#224; des pertes inimaginables. &lt;br class='autobr' /&gt; Photo : Des Palestiniens de Gaza regardent la Coupe du monde de football &#169; Khaled Al-Qershali/Palestine Deep Dive &lt;br class='autobr' /&gt;
D'aussi loin que je me souvienne, le football a toujours &#233;t&#233; bien plus qu'un simple sport &#224; Gaza. Les familles (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.france-palestine.org/-Temoignages-Opinions-" rel="directory"&gt;T&#233;moignages / Opinions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.france-palestine.org/+-Gaza-+" rel="tag"&gt;Gaza&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.france-palestine.org/local/cache-vignettes/L150xH82/des_palestiniens_de_gaza_regardent_la_coupe_du_monde_de_football_c_khaled_al-qershali-palestine_deep_dive-3cd05.jpg?1784121900' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des terrains d&#233;truits aux &#233;quipes de football compos&#233;es de joueurs amput&#233;s, les footballeurs de Gaza se battent pour faire vivre ce sport. Pour eux, le football reste une source de coh&#233;sion communautaire, de dignit&#233; et de r&#233;sistance face &#224; des pertes inimaginables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Photo : Des Palestiniens de Gaza regardent la Coupe du monde de football &#169; Khaled Al-Qershali/Palestine Deep Dive&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'aussi loin que je me souvienne, le football a toujours &#233;t&#233; bien plus qu'un simple sport &#224; Gaza. Les familles se rassemblaient devant leurs t&#233;l&#233;viseurs pour suivre la Coupe du monde, les enfants passaient des heures &#224; jouer dans les rues de leur quartier et sur les terrains locaux, et les jeunes espoirs r&#234;vaient de repr&#233;senter des clubs palestiniens et l'&#233;quipe nationale. Depuis le d&#233;but du g&#233;nocide, cependant, ces habitudes ont &#233;t&#233; profond&#233;ment boulevers&#233;es. Les terrains de football ont &#233;t&#233; d&#233;truits, les joueurs ont &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;s, et m&#234;me regarder un match est devenu difficile au milieu de la lutte quotidienne pour la survie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mohammed Hatem Taher Aliwa, 24 ans, est le fondateur de Gaza Al-Irada, l'&#233;quipe de football des amput&#233;s de Gaza, et fait partie d'une famille de dix personnes. Avant son accident, Aliwa &#233;tait footballeur et vivait dans le quartier de Shejaiya, &#224; l'est de la ville de Gaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le football fait partie de ma vie depuis mon enfance ; c'&#233;tait ma vie et mon &#226;me &#187;, se souvient Aliwa. &#171; Le 9 septembre 2018, j'ai particip&#233; aux manifestations de la Grande Marche du Retour et j'ai &#233;t&#233; touch&#233; &#224; la jambe droite par un tir des forces d'occupation isra&#233;liennes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quand j'ai &#233;t&#233; touch&#233;, je suis rest&#233; dans le coma pendant quelques jours, et &#224; mon r&#233;veil, ma jambe avait disparu &#187;, poursuit Aliwa. &#171; Ma vie enti&#232;re a bascul&#233;, et il m'a fallu plus de quatre mois pour m'habituer aux b&#233;quilles et remarcher. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la perte de sa jambe, Aliwa a refus&#233; de tourner le dos au football. Il a continu&#233; &#224; jouer pour plusieurs clubs et a repr&#233;sent&#233; l'&#233;quipe nationale palestinienne des amput&#233;s lors de tournois internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je me suis prouv&#233; que la perte de ma jambe ne m'emp&#234;cherait pas de jouer au football &#187;, a d&#233;clar&#233; Aliwa. &#171; J'ai m&#234;me jou&#233; dans la ligue turque de football pour amput&#233;s lorsque je pouvais voyager. Cependant, depuis le d&#233;but du g&#233;nocide, je n'ai plus pu voyager ni poursuivre ma carri&#232;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le g&#233;nocide a commenc&#233;, Aliwa a &#233;t&#233; d&#233;plac&#233; plus de douze fois. Apr&#232;s avoir fui son domicile &#224; Shejaiya, il a err&#233; entre diff&#233;rentes zones de Gaza. &#171; Ma famille ne supportait plus la vie sous les tentes, alors nous avons risqu&#233; nos vies pour nous installer dans le quartier d'Al-Daraj, pr&#232;s de la ligne jaune &#187;, a ajout&#233; Aliwa. &#171; Pendant le g&#233;nocide, nous ne pouvions pas nous entra&#238;ner et tout s'est arr&#234;t&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Continuer &#224; jouer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'un cessez-le-feu a &#233;t&#233; annonc&#233; en janvier 2025, Aliwa a d&#233;cid&#233; de cr&#233;er Gaza Al-Irada, une &#233;quipe de football pour joueurs amput&#233;s. &#171; Comme l'occupation isra&#233;lienne a viol&#233; le cessez-le-feu, je n'ai pas pu poursuivre la cr&#233;ation de l'&#233;quipe &#187;, a d&#233;clar&#233; Aliwa. Malgr&#233; ce revers, l'&#233;quipe a &#233;t&#233; officiellement fond&#233;e le 1er janvier 2026 avec 20 joueurs amput&#233;s. &#171; J'ai cr&#233;&#233; cette &#233;quipe parce qu'il y a beaucoup d'amput&#233;s &#224; Gaza, et que nous avons le droit de jouer au football comme tout le monde &#187;, a ajout&#233; Aliwa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Aliwa et les autres joueurs amput&#233;s de Gaza, l'acc&#232;s aux &#233;quipements m&#233;dicaux reste l'un de leurs plus grands d&#233;fis. &#171; Nous avons besoin de proth&#232;ses et de b&#233;quilles &#187;, a d&#233;clar&#233; Aliwa. &#171; Cela fait plus de deux ans que j'attends de subir une nouvelle op&#233;ration &#224; la jambe, mais je n'ai toujours pas pu en b&#233;n&#233;ficier. &#187; Il a poursuivi : &#171; Les gens du monde entier ne devraient pas nous regarder avec de la piti&#233; parce que nous sommes amput&#233;s, mais plut&#244;t comme n'importe quelle autre &#233;quipe de football. Nous sommes des joueurs professionnels qui avons besoin de soutien pour continuer &#224; jouer. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire d'Aliwa est l'une des nombreuses qui illustrent comment le football &#224; Gaza a &#233;t&#233; boulevers&#233; par les d&#233;placements de population, la destruction, les blessures et les pertes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mohammed Abu Al-Mezha, 24 ans, est comptable et habite dans le quartier d'Al-Nasser, &#224; Gaza. Pendant le g&#233;nocide, il a &#233;t&#233; d&#233;plac&#233; &#224; plusieurs reprises &#224; travers la bande de Gaza. &#171; J'ai &#233;t&#233; &#233;vacu&#233; vers la rue Al-Jalaa, le quartier de Sheikh Radwan, la zone d'Al-Suweidi et Deir Al-Balah &#187;, m'a-t-il confi&#233;. &#171; Depuis l'&#226;ge de cinq ans, je joue au football dans mon quartier, &#224; l'&#233;cole et dans des clubs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au d&#233;but, le football n'&#233;tait qu'un passe-temps, mais j'ai toujours esp&#233;r&#233; devenir joueur professionnel &#187;, a ajout&#233; Abu Al-Mezha. &#171; En 2015, j'ai jou&#233; pour le club Al-Jazeera pendant quelques semaines, puis j'ai jou&#233; pendant une semaine pour le club Palestine&#8230; J'ai particip&#233; &#224; des tournois scolaires et &#224; des championnats locaux organis&#233;s par l'association Ibn Baz. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses ambitions ont &#233;t&#233; interrompues lorsqu'il s'est cass&#233; la jambe. &#171; Quand je me suis cass&#233; la jambe, j'ai d&#251; arr&#234;ter de jouer pendant des mois et abandonner mes espoirs de disputer des matchs de comp&#233;tition &#187;, a poursuivi Abu Al-Mezha. &#171; Apr&#232;s ma blessure, je ne jouais plus qu'avec mes amis, et nous louions des terrains de foot deux ou trois fois par semaine juste pour le plaisir. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'avais toujours peur de me blesser &#224; nouveau &#224; la jambe, alors je ne me suis jamais trop forc&#233; &#187;, a d&#233;clar&#233; Abu Al-Mezha.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un sport hors de prix&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que sa blessure ait chang&#233; sa fa&#231;on de jouer au football, ce sport est rest&#233; au c&#339;ur de sa vie. Abu Al-Mezha n'avait jamais manqu&#233; un match lors des pr&#233;c&#233;dentes Coupes du monde. &#171; Depuis 2014, j'ai regard&#233; presque tous les matchs internationaux de la Coupe du monde &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;. &#171; Le football n'a jamais &#233;t&#233; quelque chose que l'on regardait seul. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pendant la Coupe du monde au Qatar, les gens attendaient les matchs et faisaient la f&#234;te ensemble &#187;, a ajout&#233; Abu Al-Mezha. &#171; Je me retrouvais avec des amis dans des caf&#233;s ou je regardais les matchs avec ma famille &#224; la maison. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but du g&#233;nocide, la relation d'Abu Al-Mezha avec le football a &#233;t&#233; boulevers&#233;e, tout comme tous les autres aspects de la vie quotidienne. &#171; J'ai arr&#234;t&#233; de jouer d'octobre 2023 jusqu'&#224; l'annonce du cessez-le-feu en janvier 2025 &#187;, a expliqu&#233; Abu Al-Mezha. &#171; Pendant le g&#233;nocide, je n'avais pas le temps de m'occuper de football, car j'&#233;tais occup&#233; &#224; chercher de l'eau, &#224; aller au march&#233;, &#224; ramasser du bois de chauffage, &#224; travailler et &#224; &#233;vacuer. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Abu Al-Mezha, rester dans le nord de Gaza signifiait &#233;galement ne plus avoir acc&#232;s &#224; bon nombre des lieux o&#249; il jouait autrefois. &#171; Environ 90 % des terrains de football du nord de Gaza ont &#233;t&#233; compl&#232;tement d&#233;truits &#187;, a-t-il expliqu&#233;. &#171; Le premier match auquel j'ai particip&#233; a eu lieu pendant le ramadan 2025, lorsque mes amis et moi avons lou&#233; un terrain pour environ 80 dollars, juste pour nous retrouver et jouer pendant une heure. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abu Al-Mezha estime qu'aujourd'hui, le football est devenu un luxe &#224; Gaza. &#171; R&#233;server un terrain de football co&#251;te environ 70 dollars, tandis que l'achat de chaussures de football et d'un maillot reviendrait &#224; plus de 100 dollars &#187;, a-t-il expliqu&#233;. &#171; Un nouveau terrain de football a r&#233;cemment ouvert pr&#232;s de la tour Al-Shifa, dans le quartier d'Al-Nasser, mais sa location co&#251;te plus de 90 dollars de l'heure. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je m'estime chanceux car j'ai r&#233;cemment recommenc&#233; &#224; jouer au football une fois par semaine &#187;, a d&#233;clar&#233; Abu Al-Mezha. &#171; Le football &#233;tait une &#233;chappatoire pour les habitants de Gaza, et cette &#233;chappatoire nous a &#233;t&#233; retir&#233;e. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quand je vois des gens partout dans le monde c&#233;l&#233;brer la Coupe du monde alors que nous ne pouvons m&#234;me pas regarder un match &#224; Gaza, cela me fait mal &#187;, a-t-il poursuivi. &#171; La vie n'est pas juste. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d'autres habitants de Gaza, m&#234;me suivre le football &#224; distance est devenu de plus en plus difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Regarder de loin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdulrahman Ayman Shallah, 21 ans, a pass&#233; ses examens de fin de lyc&#233;e pendant le g&#233;nocide, apr&#232;s que l'occupation isra&#233;lienne eut pris pour cible son domicile et tu&#233; sa m&#232;re. Il travaille actuellement dans un supermarch&#233; du quartier d'Al-Shama, &#224; l'est de la ville de Gaza, pr&#232;s de la ligne jaune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je suis d&#233;plac&#233; depuis que j'ai perdu ma maison en d&#233;cembre 2023 &#187;, a d&#233;clar&#233; Abdulrahman. &#171; Ma famille vit d&#233;sormais dans une tente dans le quartier de Zawayda, tandis que je continue &#224; travailler &#224; Gaza pour subvenir aux besoins de ma famille. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant le g&#233;nocide, le football faisait partie int&#233;grante de la vie d'Abdulrahman. &#171; Je n'avais jamais manqu&#233; un match du Real Madrid &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;. &#171; J'avais regard&#233; toute la Coupe du monde 2022 dans des caf&#233;s avec mes amis ou chez moi avec ma famille. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour la finale de la Coupe du monde 2022, j'ai regard&#233; le match chez moi avec ma famille et celle de mon oncle &#187;, a-t-il poursuivi. &#171; Mes fr&#232;res, mes cousins et toute la famille se sont r&#233;unis pour regarder le match. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdulrahman &#233;tait tellement passionn&#233; de football qu'il restait m&#234;me &#233;veill&#233; jusqu'&#224; l'aube juste pour regarder un match. &#171; Lors de la finale de la Copa Am&#233;rica 2021, je suis rest&#233; &#233;veill&#233; jusqu'&#224; 3 h du matin pour regarder le match &#187;, a ajout&#233; Abdulrahman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme des milliers de personnes &#224; Gaza, Abdulrahman a perdu une grande partie de ce qui rendait autrefois le football si sp&#233;cial. &#171; J'ai perdu plusieurs amis avec lesquels j'avais l'habitude de regarder les matchs pendant le g&#233;nocide &#187;, a poursuivi Abdulrahman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Abdulrahman, suivre l'actualit&#233; du football est &#233;galement devenu de plus en plus difficile. &#171; Pendant cette Coupe du monde, je me suis content&#233; de consulter les r&#233;sultats finaux &#187;, a-t-il expliqu&#233;. &#171; Je travaille jusque tard dans la soir&#233;e, donc quand j'ai fini, je suis &#233;puis&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; M&#234;me si j'avais le temps, je n'ai ni &#233;lectricit&#233; ni acc&#232;s &#224; Internet, ce qui rend impossible de regarder le football &#187;, a d&#233;clar&#233; Abdulrahman. &#171; Si je veux regarder un match aujourd'hui, je dois le faire sur mon t&#233;l&#233;phone, et pour capter une connexion Internet, je dois m'asseoir dehors, dans la rue. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Abdulrahman, voir les gens du monde entier c&#233;l&#233;brer le football alors que Gaza reste sous les bombardements lui inspire des sentiments mitig&#233;s. &#171; &#199;a fait mal de voir tout le monde profiter de la Coupe du monde alors que nous ne pouvons ni la regarder ni vivre comme les autres &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;. &#171; J'esp&#232;re qu'un jour, l'&#233;quipe nationale palestinienne se qualifiera pour la Coupe du monde afin que nous puissions &#234;tre comme tous les autres pays du monde. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; des ann&#233;es de d&#233;placement, de destruction et de vies boulevers&#233;es, le football continue de repr&#233;senter une lueur d'espoir pour de nombreux habitants de Gaza. Certains cherchent encore un endroit o&#249; jouer, tandis que d'autres suivent les matchs en consultant les scores finaux sur leur t&#233;l&#233;phone. Parall&#232;lement, des joueurs amput&#233;s continuent de s'entra&#238;ner malgr&#233; le manque de proth&#232;ses et de soins m&#233;dicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs histoires montrent que le football n'est pas seulement une question de comp&#233;tition. Il s'agit aussi de communaut&#233;, d'appartenance et de la d&#233;termination &#224; pr&#233;server les moments ordinaires de la vie dans des circonstances extraordinaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; par : &lt;a href=&#034;https://www.palestinedeepdive.com/p/the-world-cup-under-genocide-how&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Palestine Deep Dive&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ces familles palestiniennes de Cisjordanie se sont barricad&#233;es chez elles pour survivre aux attaques des colons isra&#233;liens</title>
		<link>https://www.france-palestine.org/Ces-familles-palestiniennes-de-Cisjordanie-se-sont-barricadees-chez-elles-pour</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Presse</dc:creator>


		<dc:subject>Colonies et colonisation</dc:subject>
		<dc:subject>Fin de l'occupation isra&#233;lienne de la Palestine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Douze familles palestiniennes du nord de la Cisjordanie se sont barricad&#233;es chez elles pour se prot&#233;ger des attaques incessantes des colons, alors qu'Isra&#235;l s'efforce d'asseoir son contr&#244;le total sur le territoire occup&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Photo : La r&#233;gion de Masoudiyya fait l'objet d'attaques constantes de la part de colons isra&#233;liens. Les habitants de la r&#233;gion se barricadent chez eux &#169; Shatha Hamamd/Mondoweiss &lt;br class='autobr' /&gt;
Bassam Ideis ouvre le grand portail menant &#224; la cour de sa maison, situ&#233;e dans le quartier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.france-palestine.org/+-Fin-de-l-occupation-israelienne-de-la-Palestine-+" rel="tag"&gt;Fin de l'occupation isra&#233;lienne de la Palestine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.france-palestine.org/local/cache-vignettes/L150xH82/la_region_de_masoudiyya_fait_l_objet_d_attaques_constantes_de_la_part_de_colons_israeliens._les_habitants_de_la_region_se_barricadent_chez_eux_c_shatha_hamamd-mondoweiss-6ed65.jpg?1783687106' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Douze familles palestiniennes du nord de la Cisjordanie se sont barricad&#233;es chez elles pour se prot&#233;ger des attaques incessantes des colons, alors qu'Isra&#235;l s'efforce d'asseoir son contr&#244;le total sur le territoire occup&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Photo : La r&#233;gion de Masoudiyya fait l'objet d'attaques constantes de la part de colons isra&#233;liens. Les habitants de la r&#233;gion se barricadent chez eux &#169; Shatha Hamamd/Mondoweiss&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bassam Ideis ouvre le grand portail menant &#224; la cour de sa maison, situ&#233;e dans le quartier de Masoudiyya, au nord de la Cisjordanie, pour accueillir ses invit&#233;s, puis reste pr&#232;s de l'entr&#233;e afin de la refermer rapidement derri&#232;re lui. Avant de s'&#233;loigner, il se retourne apr&#232;s quelques pas pour v&#233;rifier qu'elle est bien verrouill&#233;e. Les incursions de colons en provenance du nouvel avant-poste &#233;rig&#233; le 15 mai se sont multipli&#233;es ces derniers temps. Il v&#233;rifie &#224; nouveau le verrou, par mesure de s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De part et d'autre du portail, une longue cl&#244;ture entoure la maison de la famille Ideis. Des volets en fer ont &#233;t&#233; install&#233;s devant chaque fen&#234;tre. Les enfants sortent rarement jouer dans la cour, et l'ensemble de la propri&#233;t&#233; semble abandonn&#233; vue de l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le quartier que nous visitons est situ&#233; sur des terres appartenant au village de Burqa, &#224; trois kilom&#232;tres au nord-ouest de Naplouse. La famille Ideis fait partie des douze familles du quartier qui ont transform&#233; leurs maisons en petits complexes semi-fortifi&#233;s, s'enfermant chez elles pour se prot&#233;ger des attaques quotidiennes men&#233;es par des colons isra&#233;liens. Les habitants du quartier affirment que ces attaques se sont intensifi&#233;es depuis ao&#251;t 2023 et qu'elles visent &#224; les d&#233;placer et &#224; les expulser de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Masoudiyya se trouve &#224; un point n&#233;vralgique de l'expansion des colonies, sur la route principale reliant Naplouse, Tulkarem et J&#233;nine. La tente &#233;rig&#233;e par les colons &#224; l'ext&#233;rieur de Masoudiyya est en premi&#232;re ligne des efforts d&#233;ploy&#233;s par Isra&#235;l pour &#233;tablir une forte pr&#233;sence coloniale au c&#339;ur du nord de la Cisjordanie. Isra&#235;l a propos&#233; la construction d'une route reliant les colonies isra&#233;liennes autrefois &#233;vacu&#233;es autour de Naplouse et de J&#233;nine au reste du r&#233;seau de colonies de Cisjordanie &#8212; dans le cadre d'un &#171; plan de connectivit&#233; &#187; plus large pr&#233;sent&#233; par le Conseil des colons de la r&#233;gion afin de desservir 18 nouvelles colonies potentielles. Cette route longerait la limite est de Masoudiyya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les habitants, cette route devrait entra&#238;ner la confiscation de 4 000 dunams (400 hectares) de terres appartenant &#224; Deir Sharaf, Burqa, S&#233;baste, Silat al-Dhaher, Bazariyya, al-Attara et al-Funduqumiyya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pas d'autre choix que de rester&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 20 mai 2026, les familles de Masoudiyya ont surv&#233;cu &#224; une attaque men&#233;e par des colons contre leurs habitations, au cours de laquelle des coups de feu ont &#233;t&#233; tir&#233;s et plusieurs maisons ont fait l'objet de tentatives d'effraction. C'&#233;tait la quatri&#232;me fois en moins d'un mois que des colons incendiaient les cultures de bl&#233; et d'orge dans la plaine de Masoudiyya, et le message qu'ils envoyaient &#233;tait clair : la violence n'allait pas cesser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie &#224; Masoudiyya s'est transform&#233;e en cauchemar il y a trois ans, lorsque la Knesset isra&#233;lienne a ratifi&#233; la d&#233;cision de r&#233;int&#233;grer la colonie de Homesh, qu'Isra&#235;l avait construite sur les terres de Burqa en 1980 avant de l'&#233;vacuer en 2007. Les premi&#232;res attaques contre les habitations de Masoudiyya ont commenc&#233; parall&#232;lement au retour massif des colons &#224; Homesh, situ&#233;e &#224; moins de cinq kilom&#232;tres de l&#224;. &#171; En ao&#251;t et septembre 2023, ils ont lanc&#233; de violentes attaques contre nous &#187;, raconte Ideis. &#171; Ils ont tent&#233; de br&#251;ler notre maison et ont endommag&#233; nos v&#233;hicules. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ideis jette un coup d'&#339;il &#224; sa fille de quatre ans, Yusra, qui s'est pr&#233;cipit&#233;e vers lui d&#232;s son retour &#224; la maison. Elle est silencieuse et semble peu habitu&#233;e &#224; recevoir des visiteurs. &#171; Yusra a surv&#233;cu par miracle &#187;, dit-il, &#171; mais elle a fait une grave crise de panique, dont elle souffre encore aujourd'hui. Comme nous, elle surveille attentivement la moindre pr&#233;sence de colons autour de la maison. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La famille nous a accueillis &#224; midi. Nous &#233;tions assis en train de boire du th&#233;, et &#224; peine quelques instants s'&#233;taient-ils &#233;coul&#233;s qu'un drone des colons est apparu dans le ciel, surveillant les environs et nous filmant. La famille Ideis semblait y &#234;tre habitu&#233;e. Chaque fois qu'ils s'assoient dans leur cour pour recevoir un invit&#233; de passage, les drones se mettent &#224; planer au-dessus de leurs t&#234;tes, les observant. &#171; Les racines de ma famille sont &#224; H&#233;bron &#187;, nous explique Bassam. &#171; En 1975, nous avons emm&#233;nag&#233; ici, achet&#233; cinq dunams, construit nos maisons sur ce terrain et l'avons cultiv&#233;. &#187; Il marque une pause. &#171; Nous avons grandi ici, et nous resterons ici, sur notre terre. Pour toujours. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis qu'Isra&#235;l a abrog&#233; en mars 2023 la loi de d&#233;sengagement de 2005, l&#233;galisant ainsi le retour dans cinq colonies dont il s'&#233;tait retir&#233; dans le nord de la Cisjordanie, les colons isra&#233;liens ont commenc&#233; &#224; &#233;tablir de nouveaux avant-postes &#224; travers le territoire, notamment &#224; Homesh. Au cours des deux derni&#232;res ann&#233;es, les colons qui affluent de nouveau vers Homesh sont devenus plus agressifs, s'&#233;tendant toujours plus loin et assi&#233;geant les communaut&#233;s palestiniennes environnantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La famille Ideis nous confie qu'elle ne fait plus la distinction entre le jour et la nuit et qu'elle se relaie pour monter la garde 24 heures sur 24. &#171; On nous a oubli&#233;s. Personne n'est &#224; nos c&#244;t&#233;s aujourd'hui &#187;, d&#233;clare Bassam Ideis &#224; Mondoweiss. &#171; Nous faisons face &#224; cette situation avec des moyens modestes. Nous appelons l'Autorit&#233; palestinienne et ses institutions &#224; se pencher sur notre sort avant qu'il ne soit trop tard. Si nous sommes chass&#233;s de Masoudiyya, les colons prendront le contr&#244;le. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son &#233;pouse, Hanan, ne cache pas sa crainte pour leur deuxi&#232;me enfant, dont la naissance est pr&#233;vue dans quelques mois. Elle ne quitte pas Yusra des yeux et s'interroge sur ce que pourrait &#234;tre leur avenir ici. &#171; Nous menions une vie normale jusqu'&#224; ce que les colons se rapprochent de Masoudiyya &#187;, explique-t-elle. &#171; Depuis, on nous a priv&#233;s de notre s&#233;curit&#233; et de notre tranquillit&#233; d'esprit. Nous vivons dans la terreur jour apr&#232;s jour. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mais nous n'avons d'autre choix que de rester fermes dans nos maisons et de nous habituer &#224; cette nouvelle vie &#187;, ajoute-t-elle. &#171; Ces mots semblent nobles, mais en r&#233;alit&#233;, qui peut r&#233;ellement quitter son foyer ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Effacer Oslo, un village apr&#232;s l'autre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous tenions sur la colline de Masoudiyya, dont la vaste plaine s'&#233;tendait devant nous, bord&#233;e par les villages de Burqa, Ramin et Sebastia, au nord-ouest de Naplouse. La plaine ressemble &#224; un gigantesque &#233;chiquier divis&#233; en trois couleurs : des champs verts r&#233;cemment sem&#233;s, des champs dor&#233;s annon&#231;ant la r&#233;colte prochaine du bl&#233; et de l'orge, et des champs noirs o&#249; les colons sont arriv&#233;s les premiers, mettant le feu aux cultures et laissant derri&#232;re eux des terres en friche calcin&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le quartier de Burqa s'&#233;tend sur 12 000 dunams (1 200 hectares), et ses 75 habitants palestiniens l'appellent souvent &#171; le paradis de Dieu sur terre &#187;. Il attire depuis longtemps l'attention en raison de son emplacement strat&#233;gique et a historiquement constitu&#233; un carrefour important pour les voyages et les d&#233;placements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les Ottomans ont construit ici une gare dans le cadre du chemin de fer du Hedjaz, un axe central reliant le nord et le sud de la Cisjordanie et acheminant les voyageurs vers le Hedjaz et Damas &#187;, explique Diab Hajja, porte-parole des habitants de Masoudiyya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de notre visite, nous passons devant les vestiges de la gare. Les colons l'ont cl&#244;tur&#233;e et ont plant&#233; des drapeaux isra&#233;liens le long de la route qui y m&#232;ne, emp&#234;chant ainsi les habitants de Masoudiyya d'y acc&#233;der, alors m&#234;me qu'elle se trouve juste &#224; c&#244;t&#233; de leurs maisons et qu'elle a toujours &#233;t&#233; un lieu de rassemblement pour les familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diab explique que la municipalit&#233; de Burqa avait lanc&#233; un projet visant &#224; r&#233;habiliter le site arch&#233;ologique et &#224; le transformer en espace de loisirs &#8212; comprenant notamment une aire de jeux pour enfants &#8212; afin d'encourager les Palestiniens &#224; affirmer leur pr&#233;sence sur place. Aujourd'hui, les colons emp&#234;chent m&#234;me les habitants de Masoudiyya de s'en approcher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me sc&#233;nario s'est produit au parc national de Burqa, dont la construction a d&#233;but&#233; en mars 2025 sur les terres de Masoudiyya. Mais le parc a &#233;t&#233; la cible de raids et d'attaques incessants de la part des colons, et en avril de cette m&#234;me ann&#233;e, l'arm&#233;e isra&#233;lienne a &#233;mis un ordre suspendant sa construction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le sol de Masoudiyya se cache une autre ressource convoit&#233;e par les colons : le puits de Masoudiyya, l'un des puits d'eau les plus importants de Cisjordanie. La ville de Naplouse et les villages situ&#233;s au nord de celle-ci en d&#233;pendent depuis des ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le puits se trouve dans la zone B, qui repr&#233;sente 22 % de la Cisjordanie et est plac&#233;e sous le contr&#244;le conjoint de l'Autorit&#233; palestinienne (AP) et de l'arm&#233;e isra&#233;lienne, conform&#233;ment aux accords d'Oslo de 1993. Mais la majeure partie des terres entourant le puits est class&#233;e en zone C, sous l'administration directe de l'arm&#233;e, ce qui repr&#233;sente environ 60 % de la Cisjordanie. Les 18 % restants du territoire sont class&#233;s en zone A, officiellement sous le contr&#244;le total de l'AP, o&#249; vit la majorit&#233; des Palestiniens dans les principales villes du territoire. Les colons consid&#232;rent aujourd'hui les diff&#233;rentes classifications d'Oslo comme un seul et m&#234;me territoire devant &#234;tre annex&#233; par Isra&#235;l et ont d&#233;j&#224; &#233;tabli un avant-poste sur des terres de la zone A &#224; Masoudiyya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des derniers mois, le gouvernement isra&#233;lien a &#233;galement pris des mesures pour abroger ces d&#233;limitations g&#233;ographiques et empi&#233;ter sur les territoires sous contr&#244;le de l'Autorit&#233; palestinienne, en construisant le mois dernier une base militaire dans certaines parties de la zone A &#224; J&#233;nine et en mena&#231;ant des propri&#233;t&#233;s situ&#233;es dans la zone B &#224; travers la Cisjordanie. Les colons ont &#233;galement &#233;t&#233; le fer de lance de cette offensive, cherchant &#224; cr&#233;er des faits accomplis sur le terrain en s'emparant de terres dans ces zones avec le soutien tacite du gouvernement isra&#233;lien. Masoudiyya est l'une des zones de premi&#232;re ligne qui subit de plein fouet cette offensive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le puits de Masoudiyya est l'un des plus importants sous le contr&#244;le de l'Autorit&#233; palestinienne en termes de capacit&#233; de production &#187;, explique Diab. &#171; Il produit 400 m&#232;tres cubes par heure. &#187; Ce puits a &#233;t&#233; pris pour cible &#224; plusieurs reprises par des colons, qui ont tent&#233; de saboter ses infrastructures et d'incendier le v&#233;hicule de son gardien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les attaques des colons ont &#233;galement touch&#233; le projet d'irrigation de l'Association agricole de Wadi al-Shair, construit pour un co&#251;t de 13 millions d'euros gr&#226;ce &#224; un partenariat entre la municipalit&#233; de Naplouse, le minist&#232;re de l'Agriculture et la KfW, la banque publique allemande de d&#233;veloppement et d'investissement. Ce projet dessert environ 300 agriculteurs palestiniens sur une plaine de 4 000 dunams (400 hectares). &#171; Les colons l'ont attaqu&#233; &#224; plusieurs reprises &#187;, explique Diab, &#171; vandalisant les &#233;quipements et les canalisations d'approvisionnement, et incendiant et d&#233;truisant les cultures. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La maison d'h&#244;tes qui n'a jamais accueilli de clients&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous traversons Masoudiyya avec prudence et rapidit&#233;, conscients qu'une attaque de colons pourrait survenir &#224; tout moment, tandis que nous arrivons au complexe familial de Diab Hajja. L'ensemble des habitations est cl&#244;tur&#233; de tous c&#244;t&#233;s, avec un grand portail &#224; l'entr&#233;e. La cl&#244;ture est le moyen utilis&#233; par les familles pour tenter de ralentir les colons et de gagner quelques secondes suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diab se tient &#224; la porte pour nous accueillir et commence &#224; nous raconter les attaques. L'histoire de sa famille est la m&#234;me que celle de toutes les autres. &#171; Depuis un an et demi, chacun de nos pas hors de chez nous est m&#251;rement r&#233;fl&#233;chi &#187;, explique-t-il. &#171; Nous ne sortons qu'en cas de n&#233;cessit&#233;. Nous montons la garde &#224; tour de r&#244;le. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La famille Hajja vit &#224; Masoudiyya depuis 2010 et a construit quatre maisons sur son terrain situ&#233; dans la zone B, &#224; proximit&#233; de la gare datant de l'&#233;poque ottomane. &#171; En mars 2026, 25 colons ont attaqu&#233; nos maisons &#187;, poursuit Diab. &#171; Ils portaient tous des masques et &#233;taient v&#234;tus de noir, et ils &#233;taient arm&#233;s de cocktails Molotov. Ils ont tent&#233; d'atteindre nos maisons pour y mettre le feu, mais nous sommes sortis pour les affronter et les avons emp&#234;ch&#233;s de s'approcher. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les autres familles d'ici, les Hajja ont port&#233; plainte aupr&#232;s de la police isra&#233;lienne, mais aucune de ces plaintes n'a abouti. &#171; Le gouvernement isra&#233;lien encourage et soutient les colons &#187;, explique Diab. &#171; L'arm&#233;e et la police se rangent toujours de leur c&#244;t&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la famille Hajja se bat pour conserver ses terres et re&#231;oit rarement des visiteurs ext&#233;rieurs &#8212; alors m&#234;me que Diab nourrissait autrefois un r&#234;ve bien diff&#233;rent. En 2024, il a construit une maison d'h&#244;tes de cinq chambres destin&#233;e &#224; accueillir des visiteurs &#233;trangers, qu'il a baptis&#233;e &#171; Sumud Hospitality House &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'objectif &#233;tait de donner aux &#233;trangers l'occasion de d&#233;couvrir la vie palestinienne &#8212; de go&#251;ter &#224; notre cuisine et de partager notre quotidien &#187;, explique-t-il. &#171; En raison des attaques des colons et du bouclage de la r&#233;gion, je n'ai pas encore accueilli un seul h&#244;te. Tout ce que j'esp&#232;re, c'est pouvoir accueillir des visiteurs tr&#232;s bient&#244;t. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Shatha Hammad est une journaliste palestinienne sp&#233;cialis&#233;e dans les reportages de fond en Cisjordanie, o&#249; elle couvre l'actualit&#233; sur le terrain depuis 2011. Elle est titulaire d'une licence en journalisme et sciences politiques et d'un master en &#233;tudes arabes contemporaines de l'universit&#233; de Birzeit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction : AFPS&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; par : &lt;a href=&#034;https://mondoweiss.net/2026/07/these-palestinian-families-in-the-west-bank-have-barricaded-themselves-inside-their-homes-to-survive-israeli-settler-attacks/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mondoweiss&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Le m&#233;decin a dit : Je suis venu pour te torturer &#187; : des d&#233;tenus de Gaza t&#233;moignent des abus inflig&#233;s dans les prisons isra&#233;liennes</title>
		<link>https://www.france-palestine.org/Le-medecin-a-dit-Je-suis-venu-pour-te-torturer-des-detenus-de-Gaza-temoignent</link>
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		<dc:date>2026-07-04T12:11:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julie</dc:creator>



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&lt;p&gt;Deux Palestiniens lib&#233;r&#233;s de d&#233;tention par Isra&#235;l d&#233;crivent des actes syst&#233;matiques de torture, abus et traitements d&#233;gradants au sein des prisons et des centres de d&#233;tention isra&#233;liens. &lt;br class='autobr' /&gt; Photo : les d&#233;tenus palestiniens de Gaza qui ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s ont syst&#233;matiquement fait &#233;tat de tortures, de abus et de traitements d&#233;gradants inflig&#233;s de mani&#232;re syst&#233;matique dans les prisons isra&#233;liennes. Cr&#233;dit : Quds News Network. &lt;br class='autobr' /&gt;
Points cl&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Deux anciens d&#233;tenus de Gaza ont d&#233;crit des actes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.france-palestine.org/-Temoignages-Opinions-" rel="directory"&gt;T&#233;moignages / Opinions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.france-palestine.org/local/cache-vignettes/L150xH82/b9c858700c62badf630efcfe28c8ad-8a674.jpg?1783167095' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux Palestiniens lib&#233;r&#233;s de d&#233;tention par Isra&#235;l d&#233;crivent des actes syst&#233;matiques de torture, abus et traitements d&#233;gradants au sein des prisons et des centres de d&#233;tention isra&#233;liens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Photo : les d&#233;tenus palestiniens de Gaza qui ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s ont syst&#233;matiquement fait &#233;tat de tortures, de abus et de traitements d&#233;gradants inflig&#233;s de mani&#232;re syst&#233;matique dans les prisons isra&#233;liennes. Cr&#233;dit : Quds News Network.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Points cl&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux anciens d&#233;tenus de Gaza ont d&#233;crit des actes syst&#233;matiques de torture, de n&#233;gligence m&#233;dicale et de traitements d&#233;gradants dans les centres de d&#233;tention isra&#233;liens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le journaliste Khader Bakr Abdel Aal a d&#233;clar&#233; que les d&#233;tenus &#233;taient soumis &#224; des passage &#224; tabac, &#224; la privation de sommeil, &#224; des chocs &#233;lectriques et enchain&#233;s de fa&#231;on prolong&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces t&#233;moignages ont &#233;t&#233; rendus publics &#224; l'occasion de la Journ&#233;e internationale de soutien aux victimes de la torture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux Palestiniens lib&#233;r&#233;s de d&#233;tention isra&#233;lienne ont d&#233;crit un syst&#232;me de torture, d'abus et de traitements inhumains au sein des prisons et des centres de d&#233;tention isra&#233;liens, relatant des mois de violences physiques, de n&#233;gligence m&#233;dicale, d'humiliations et de violences psychologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs t&#233;moignages ont &#233;t&#233; rendus publics samedi &#224; l'occasion de la Journ&#233;e internationale de soutien aux victimes de la torture et ont &#233;t&#233; publi&#233;s par Quds News Network.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les anciens d&#233;tenus ont d&#233;clar&#233; que ces exactions n'&#233;taient pas des incidents isol&#233;s, mais s'inscrivaient dans le cadre d'une politique syst&#233;matique mise en &#339;uvre dans l'ensemble des centres de d&#233;tention isra&#233;liens o&#249; sont incarc&#233;r&#233;s des Palestiniens de la bande de Gaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Calvaire &#224; l'h&#244;pital Al-Shifa&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le journaliste palestinien Khader Bakr Abdel Aal a d&#233;clar&#233; avoir &#233;t&#233; mis en d&#233;tention au complexe m&#233;dical Al-Shifa de la ville de Gaza le 18 mars 2024, apr&#232;s &#234;tre rest&#233; dans la ville tout au long du g&#233;nocide isra&#233;lien qui a d&#233;but&#233; le 7 octobre 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a d&#233;clar&#233; que les soldats l'avaient imm&#233;diatement menott&#233; dans le dos, lui avaient band&#233; les yeux, l'avaient d&#233;shabill&#233; et l'avaient soumis, ainsi que des dizaines d'autres d&#233;tenus, &#224; des heures de violents passages &#224; tabac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdel Aal a qualifi&#233; cette exp&#233;rience de &#171; dure et humiliante &#187;, ajoutant que l'absence de protection internationale pour les journalistes palestiniens les avait laiss&#233;s sans d&#233;fense d&#232;s le d&#233;but de la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a indiqu&#233; qu'environ 150 d&#233;tenus avaient &#233;t&#233; transport&#233;s ensemble avant d'&#234;tre r&#233;partis dans des bus plus petits, o&#249; ils sont rest&#233;s menott&#233;s aux mains et aux pieds tout en continuant &#224; subir des agressions physiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Abdel Aal, ces coups lui ont caus&#233; des fractures aux c&#244;tes qui ont mis des mois &#224; gu&#233;rir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Je suis venu pour te torturer &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'&#234;tre transf&#233;r&#233; en d&#233;tention, Abdel Aal a d&#233;clar&#233; avoir &#233;t&#233; conduit dans un centre de contr&#244;le m&#233;dical pr&#232;s de Gaza, o&#249; les d&#233;tenus &#233;taient photographi&#233;s et enregistr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'il a inform&#233; un m&#233;decin qu'il souffrait d'une affection cutan&#233;e chronique, celui-ci lui aurait r&#233;pondu :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je ne suis pas venu pour te soigner. Je suis venu pour te torturer. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a d&#233;clar&#233; avoir ensuite &#233;t&#233; renvoy&#233; en d&#233;tention sans avoir re&#231;u de soins m&#233;dicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;c&#232;s, n&#233;gligence m&#233;dicale et maltraitances incessantes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdel Aal a &#233;galement relat&#233; le d&#233;c&#232;s du d&#233;tenu Kamal Radi &#224; l'int&#233;rieur de l'un des quartiers de la prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon son t&#233;moignage, Radi a &#233;t&#233; battu pendant pr&#232;s d'une heure avant d'&#234;tre ramen&#233; dans sa cellule dans un &#233;tat critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est d&#233;c&#233;d&#233; par la suite en d&#233;tention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdel Aal a d&#233;clar&#233; que les autorit&#233;s p&#233;nitentiaires avaient ensuite inform&#233; le fils de Radi, qui &#233;tait d&#233;tenu dans un autre quartier, que son p&#232;re &#233;tait d&#233;c&#233;d&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le journaliste a indiqu&#233; avoir pass&#233; 91 jours au sein du camp de d&#233;tention de Sde Teiman, qualifiant cette p&#233;riode de &#171; s&#233;rie ininterrompue de tortures &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a expliqu&#233; qu'il &#233;tait interdit aux d&#233;tenus de parler, de prier ou de dormir normalement, tandis que l'acc&#232;s aux toilettes &#233;tait limit&#233; &#224; quelques minutes par jour seulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de sa d&#233;tention, a-t-il ajout&#233;, les prisonniers restaient menott&#233;s et les yeux band&#233;s presque en permanence et s'exposaient &#224; des sanctions pour le moindre mouvement ou la moindre tentative de communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Abdel Aal, des unit&#233;s d'intervention isra&#233;liennes p&#233;n&#233;traient dans les quartiers de d&#233;tention presque chaque semaine pour y proc&#233;der &#224; des passages &#224; tabac collectifs, y compris pendant les f&#234;tes religieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a pr&#233;cis&#233; que ces violences ne semblaient pas li&#233;es &#224; des interrogatoires ou &#224; la collecte de renseignements, mais visaient uniquement &#224; humilier les d&#233;tenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chocs &#233;lectriques et privation de sommeil&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdel Aal a d&#233;clar&#233; que les m&#233;thodes de torture comprenaient &#233;galement des chocs &#233;lectriques, une privation de sommeil prolong&#233;e et des transferts r&#233;p&#233;t&#233;s d'un centre de d&#233;tention &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a qualifi&#233; les transferts vers les tribunaux ou les h&#244;pitaux de &#171; parcours de torture &#187;, expliquant que les d&#233;tenus &#233;taient contraints de rester pendant des heures dans des positions douloureuses, expos&#233;s au soleil sur des surfaces d'asphalte br&#251;lantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a &#233;galement rappel&#233; avoir d&#233;velopp&#233; une grave septic&#233;mie pendant sa d&#233;tention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; transf&#233;r&#233; &#224; l'h&#244;pital, menott&#233; et encha&#238;n&#233;, sous haute surveillance, il a d&#233;clar&#233; avoir &#233;t&#233; &#224; nouveau agress&#233;, subissant un traumatisme cr&#226;nien qui a provoqu&#233; un h&#233;morragie importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Craignant de nouveaux mauvais traitements, il a d&#233;clar&#233; avoir dissimul&#233; les circonstances dans lesquelles il avait &#233;t&#233; bless&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salles &#034;Disco&#034; de torture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ancien d&#233;tenu Musab Amdoukh a d&#233;crit une autre forme de maltraitance qui, selon lui, &#233;tait couramment pratiqu&#233;e au sein des centres de d&#233;tention isra&#233;liens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a expliqu&#233; que les prisonniers &#233;taient emmen&#233;s dans des salles que les d&#233;tenus appelaient les salles &#034;Disco&#034; ou &#034;Musique&#034;, o&#249; de la musique &#224; volume extr&#234;mement &#233;lev&#233; &#233;tait diffus&#233;e en continu afin de les emp&#234;cher de dormir et de leur faire subir une pression psychologique intense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amdoukh a ajout&#233; que les d&#233;tenus subissaient &#233;galement des passages &#224; tabac r&#233;p&#233;t&#233;s, des humiliations et des traitements d&#233;gradants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les pratiques qu'il a d&#233;crites figurait le fait de forcer certains prisonniers &#224; boire de l'eau de mani&#232;re humiliante, dans le but de les priver de leur dignit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces t&#233;moignages viennent s'ajouter &#224; un nombre croissant de r&#233;cits de Palestiniens lib&#233;r&#233;s de d&#233;tention isra&#233;lienne qui ont d&#233;crit des actes de torture syst&#233;matiques, des entraves prolong&#233;es, la n&#233;gligence m&#233;dicale et d'autres abus au sein des prisons isra&#233;liennes depuis le d&#233;but du g&#233;nocide &#224; Gaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Traduction : AFPS&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; par : &lt;a href=&#034;https://www.palestinechronicle.com/the-doctor-said-i-came-to-torture-you-gaza-detainees-describe-israeli-prison-abuse/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Palestine Chronicle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En tant que p&#232;re &#224; Gaza, la nouvelle maison que je construis pour mes enfants est une tente en nylon</title>
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		<dc:date>2026-06-24T14:24:44Z</dc:date>
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		<dc:subject>Gaza</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;fugi&#233;s et droit au retour</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Je les laisse organiser. Je les encourage. Cela leur donne un objectif vers lequel aller, plut&#244;t que de ne voir que ce qui leur a &#233;t&#233; enlev&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Photo : Gaza, f&#233;vrier 2024 &#169; UNRWA (image d'illustration) &lt;br class='autobr' /&gt;
On dit que le temps arrange tout. Pas &#224; Gaza. Ici, le temps est un ennemi de plus : il aggrave tout ce qu'il touche. Comment le temps pourrait-il rendre l'exil plus supportable ? Les saisons se succ&#232;dent, et les conditions deviennent de plus en plus difficiles. Comment le temps pourrait-il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.france-palestine.org/-Temoignages-Opinions-" rel="directory"&gt;T&#233;moignages / Opinions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.france-palestine.org/+-Gaza-+" rel="tag"&gt;Gaza&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.france-palestine.org/+-Refugies-et-droit-au-retour-+" rel="tag"&gt;R&#233;fugi&#233;s et droit au retour&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.france-palestine.org/local/cache-vignettes/L150xH82/gaza_fevrier_2024_c_unrwa-9dc48.jpg?1782311089' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Je les laisse organiser. Je les encourage. Cela leur donne un objectif vers lequel aller, plut&#244;t que de ne voir que ce qui leur a &#233;t&#233; enlev&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Photo : Gaza, f&#233;vrier 2024 &#169; UNRWA (image d'illustration)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dit que le temps arrange tout. Pas &#224; Gaza. Ici, le temps est un ennemi de plus : il aggrave tout ce qu'il touche. Comment le temps pourrait-il rendre l'exil plus supportable ? Les saisons se succ&#232;dent, et les conditions deviennent de plus en plus difficiles. Comment le temps pourrait-il effacer le sentiment d'impuissance d'un p&#232;re, incapable d'offrir un toit &#224; sa famille ou une chambre tranquille &#224; sa fille adolescente qui se pr&#233;pare aux examens qui d&#233;termineront son avenir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2024, j'ai soutenu avec succ&#232;s ma th&#232;se de doctorat. Je m'y suis pr&#233;par&#233;e au cours de nuits interminables dans notre tente &#224; al-Mawasi, &#224; la lueur d'une faible lumi&#232;re, en peinent &#224; imprimer des documents, en lisant et en &#233;crivant entre le travail quotidien pour survivre et celui de rendre compte d'une famine qui se profilait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois cela accompli, les gens ont parl&#233; de &#171; r&#233;silience &#187;. C'est ainsi que cela a &#233;t&#233; rapport&#233; : un habitant de Gaza obtenant son doctorat depuis une tente de d&#233;plac&#233;s. J'ai laiss&#233; qu'on appelle cela ainsi. Ce que je n'ai pas dit, c'est ce qui a suivi : l'impuissance, la culpabilit&#233;, la prise de conscience que ce dipl&#244;me ne change rien au fait que ma famille n'ait pas de toit au-dessus de la t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait il y a 20 mois. Je vis toujours dans une tente, et aujourd'hui, ma fille Dana, &#226;g&#233;e de 17 ans, se pr&#233;pare &#224; l'examen le plus important de sa vie dans des conditions similaires. Le 20 juin, ses examens du Tawjihi commenceront &#8211; ces examens nationaux de fin d'&#233;tudes secondaires qui d&#233;terminent l'acc&#232;s &#224; l'universit&#233;. Comme son p&#232;re, elle les passera apr&#232;s s'&#234;tre pr&#233;par&#233;e &#224; l'int&#233;rieur d'une tente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque matin avant le lever du soleil, Dana termine sa pri&#232;re du Fajr, r&#233;cite le Coran, qu'elle a enti&#232;rement m&#233;moris&#233; l'ann&#233;e derni&#232;re, puis se met &#224; &#233;tudier. Elle est assise sur une chaise en plastique qui n'a jamais &#233;t&#233; con&#231;ue pour &#234;tre utilis&#233;e plus d'une heure, &#224; une table &#224; peine assez large pour ses livres. Elle y reste plus de dix heures &#224; &#233;tudier les math&#233;matiques, la physique, la chimie et l'anglais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je l'observe et je ne parviens pas &#224; retenir mes larmes. Elle s'en rend compte, mais elle garde son sang-froid mieux que moi, mieux que sa m&#232;re, mieux que ses grands-parents, qui vivent &#224; proximit&#233; dans leur propre tente de d&#233;plac&#233;s et la regardent avec une tristesse non dissimul&#233;e &#224; cause de notre situation actuelle et de ce que l'avenir nous r&#233;serve in&#233;vitablement. Pourtant, elle se tourne vers nous tous avec un calme qui nous fait honte. &#171; C'est l'amertume de cette r&#233;alit&#233; qui adoucit mes heures d'&#233;tude &#187;, dit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont l&#224; de grands mots pour une enfant enti&#232;rement fa&#231;onn&#233;e par la guerre. Ses ambitions ont &#233;t&#233; forg&#233;es par les pertes qui l'entourent : Dana veut travailler dans le domaine des technologies &#8211; le codage ou l'intelligence artificielle &#8211; car, comme elle le dit elle-m&#234;me, &#171; je pourrais gagner de l'argent rapidement et contribuer &#224; compenser ce que nous avons perdu &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qu'on appelle un &#171; chez-soi &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme presque tout le monde &#224; Gaza, nous sommes sans domicile fixe depuis de nombreux mois d&#233;sormais. Lors du pr&#233;c&#233;dent cessez-le-feu &#8211; de mi-janvier &#224; mi-mars 2025 &#8211;, nous sommes retourn&#233;s dans notre maison &#224; Khan Younis, qui &#233;tait encore partiellement habitable. Nous avons d&#233;pens&#233; plus de 7 000 dollars en r&#233;parations. C'&#233;tait loin d'&#234;tre suffisant. Nous nous &#233;tions dit que cela suffirait. Mais en mai 2025 &#8211; cinq mois seulement apr&#232;s notre retour &#8211; l'arm&#233;e isra&#233;lienne nous a ordonn&#233; de partir &#224; nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la suite de l'accord de cessez-le-feu sign&#233; en octobre dernier, nous avons enfin pu retourner sur place pour voir l'&#233;tat de notre maison. Elle &#233;tait compl&#232;tement d&#233;molie. Pas partiellement endommag&#233;e comme auparavant. Disparue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, ma famille de sept personnes &#8211; moi-m&#234;me, ma femme et nos cinq enfants : Dana ; Liyan, 15 ans ; Raza, 13 ans ; Lama, 8 ans ; et Imran, qui n'a pas encore quatre ans &#8211; a quitt&#233; notre maison de deux &#233;tages et 200 m&#232;tres carr&#233;s pour s'installer dans une tente jusqu'&#224; nouvel ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'accord de cessez-le-feu n&#233;goci&#233; par les &#201;tats-Unis, Isra&#235;l emp&#234;che le ciment, tous les mat&#233;riaux de construction et les engins de chantier d'entrer &#224; Gaza. Il n'y a pas de reconstruction. Il n'y a que des tentes, certaines plus solides que d'autres. C'est cette version plus solide que j'essaie actuellement de construire pour ma famille, et cela a un co&#251;t exorbitant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis notre arriv&#233;e &#224; al-Mawasi, nous vivons aux c&#244;t&#233;s de certains proches de ma femme, dans deux tentes et quelques vieilles pi&#232;ces en briques. Nous sommes trois familles, soit 17 personnes au total. Apr&#232;s pr&#232;s d'un an, notre famille a besoin d'un logement qui lui soit propre. La seule option est ce que l'on appelle localement une &#171; serre-abri &#187; : une structure agricole compos&#233;e d'arcs en acier et d'une b&#226;che en nylon &#233;paisse, mesurant neuf m&#232;tres sur sept et demi. Quarante-cinq m&#232;tres carr&#233;s pour sept personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai pass&#233; des semaines &#224; arpenter les march&#233;s de r&#233;cup&#233;ration de Gaza avec deux amis. Tout ce qui y est vendu provient de maisons d&#233;molies et de terrains ras&#233;s au bulldozer. Par n&#233;cessit&#233;, je suis devenu un expert dans des domaines que je n'aurais jamais voulu conna&#238;tre : la diff&#233;rence entre les qualit&#233;s de nylon &#233;gyptien et isra&#233;lien, le diam&#232;tre de tuyau adapt&#233; aux arceaux de serre, le cours actuel du bois de r&#233;cup&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La charpente en acier co&#251;te plus de 3 500 dollars. La recouvrir de plusieurs couches de nylon : 1 000 dollars. Des carreaux de sol d'occasion r&#233;cup&#233;r&#233;s dans des b&#226;timents d&#233;truits : 1 500 dollars. Une cabine de toilettes : 1 700 dollars. Les &#233;quipements de cuisine et les canalisations d'eau : 800 dollars. Un r&#233;servoir d'eau, son support, la plomberie et un &#233;clairage rudimentaire aliment&#233; par des piles : plus de 1 000 dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque &#233;l&#233;ment est d'occasion, r&#233;cup&#233;r&#233; sur les d&#233;combres de la vie d&#233;truite de quelqu'un d'autre. Le total d&#233;passe les 10 000 dollars pour un abri fait de tuyaux en fer et de b&#226;ches en plastique. Avant cette guerre, 10 000 dollars auraient suffi &#224; construire une v&#233;ritable maison en briques de deux pi&#232;ces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Demande &#224; Dieu d'ouvrir les passages &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas encore parl&#233; de ma femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle se r&#233;veille la nuit et parle sans se rendre compte qu'elle parle, comme si nous menions encore la vie d'avant la guerre. &#171; &#201;teins la climatisation, Mohamed. &#187; &#171; Ne coupe pas les roses, elles sont encore en fleurs. &#187; &#171; Les filles, retournez toutes dans vos chambres. Demain, c'est un jour d'&#233;cole. &#187; Puis elle revient au pr&#233;sent, et les larmes fusent &#8211; celles qui jaillissent d'un endroit si profond qu'on dirait que quelque chose se d&#233;chire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle avait un jardin : des figuiers, des orangers, un palmier, des roses, de la menthe, du thym, de la sauge et de la marjolaine. &#192; l'int&#233;rieur de notre maison, elle avait soign&#233; chaque pi&#232;ce &#8211; les meubles choisis au fil des ann&#233;es, chaque enfant avec son propre lit et son propre espace. &#192; pr&#233;sent, alors que nous nous affairons &#224; am&#233;nager notre nouveau refuge, elle s'isole pour pleurer. Les enfants ne cessent de parler de ce que nous avions, croyant encore, &#224; moiti&#233;, que la guerre finira bien, qu'une maison sera reconstruite. Rien de visible sur le terrain ne vient confirmer cette croyance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon plus jeune fils, Imran, avait un an et demi lorsque nous avons &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;s pour la premi&#232;re fois en d&#233;cembre 2023 ; il n'a donc aucun souvenir de notre maison. Il ne la conna&#238;t qu'&#224; travers les photos et les vid&#233;os sur le t&#233;l&#233;phone de sa s&#339;ur Liyan. Il pointe l'&#233;cran du doigt : &#171; Emm&#232;ne-moi l&#224;-bas. Je ne veux pas d'al-Mawasi. L&#224;-bas, on s'amuse. Moi, je ne m'amusais pas. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il demande qui a bombard&#233; la maison. Il demande pourquoi je n'en construis pas simplement une nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les points de passage sont ferm&#233;s &#187;, tente d'expliquer Liyan. &#171; C'est l'occupant qui les contr&#244;le. Impossible de construire tant qu'ils ne sont pas ouverts et que les mat&#233;riaux ne peuvent pas passer. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, Imran se place aux c&#244;t&#233;s de tous ceux qu'il voit prier et formule sa requ&#234;te : &#171; S'il te pla&#238;t, demande &#224; Dieu d'ouvrir les points de passage pour qu'on puisse faire venir les mat&#233;riaux et construire une nouvelle maison. &#187; Il ne comprend pas tout &#224; fait ce qu'est un point de passage. Il comprend qu'il y a quelque chose qui bloque le chemin entre lui et une maison, et que la pri&#232;re pourrait le faire dispara&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous asseyons ensemble et discutons de ce nouveau logement comme d'un projet r&#233;jouissant : son agencement, l'orientation de l'entr&#233;e. Razan a dessin&#233; un plan d'&#233;tage avec des portes indiqu&#233;es. Lama, qui a huit ans, a dessin&#233; le jardin qu'elle souhaite am&#233;nager autour : des fleurs et un arbre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je les laisse faire leurs plans. Je les encourage. Cela leur donne un objectif vers lequel tendre, plut&#244;t que de ne penser qu'&#224; ce qui leur a &#233;t&#233; enlev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau logement se dressera &#224; environ 200 m&#232;tres de l'endroit o&#249; nous nous trouvons actuellement. Ce sera le premier espace qui nous appartiendra enti&#232;rement depuis mai 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en attendant, dans une tente voisine que j'ai install&#233;e pour elle loin du chaos quotidien, Dana est d&#233;j&#224; assise sur sa chaise en plastique, avec dix heures de concentration devant elle. Elle dort, &#233;tudie et prie dans cette pi&#232;ce de fortune en nylon, se pr&#233;parant &#224; un avenir sur lequel aucun d'entre nous n'a le moindre contr&#244;le. Elle le fait avec une foi et une discipline qui m'inspirent l'humilit&#233;, et pour lesquelles je n'ai pas de mots ad&#233;quats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Mohamed al-Astal est journaliste ind&#233;pendant bas&#233; &#224; Gaza&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la direction de Dahlia Kholaif et Eric Reidy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; par The New Humanitarian. The New Humanitarian met un journalisme ind&#233;pendant et de qualit&#233; au service de millions de personnes affect&#233;s par les crises humanitaires atour du monde. Lisez davantage sur &lt;a href=&#034;https://www.thenewhumanitarian.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.thenewhumanitarian.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction : AFPS. The New Humanitarian n'est pas responsable de la justesse de la traduction.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; par : &lt;a href=&#034;https://www.thenewhumanitarian.org/opinion/first-person/2026/06/16/father-gaza-new-home-i-am-building-my-children-nylon-tent&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The New Humanitarian&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Nos perspectives d'avenir s'amenuisent</title>
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		<dc:subject>Gaza</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;fugi&#233;s et droit au retour</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chaque semaine, je rends visite &#224; ma tante Nada, qui vit dans le centre-ville de Khan Younis, au sud de Gaza. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sa petite maison est endommag&#233;e mais habitable ; elle comprend une salle de bains, une cuisine modeste et une chambre au bout d'un couloir &#233;troit, o&#249; deux matelas sont cal&#233;s contre le mur. J'aide parfois ma cousine Nour, 14 ans, &#224; faire ses devoirs de maths et d'anglais, et je passe aussi du temps avec mon cousin Salah, 11 ans, qui souffre d'un handicap cognitif. &lt;br class='autobr' /&gt;
Leur p&#232;re a &#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.france-palestine.org/-Temoignages-Opinions-" rel="directory"&gt;T&#233;moignages / Opinions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.france-palestine.org/+-Gaza-+" rel="tag"&gt;Gaza&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.france-palestine.org/+-Refugies-et-droit-au-retour-+" rel="tag"&gt;R&#233;fugi&#233;s et droit au retour&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.france-palestine.org/local/cache-vignettes/L150xH82/l_auteur_qasem_waleed_el-farra_pres_de_la_ligne_jaune_a_khan_younis_c_the_electronic_intifada-56f66.jpg?1781610733' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chaque semaine, je rends visite &#224; ma tante Nada, qui vit dans le centre-ville de Khan Younis, au sud de Gaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa petite maison est endommag&#233;e mais habitable ; elle comprend une salle de bains, une cuisine modeste et une chambre au bout d'un couloir &#233;troit, o&#249; deux matelas sont cal&#233;s contre le mur. J'aide parfois ma cousine Nour, 14 ans, &#224; faire ses devoirs de maths et d'anglais, et je passe aussi du temps avec mon cousin Salah, 11 ans, qui souffre d'un handicap cognitif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur p&#232;re a &#233;t&#233; tu&#233; par une frappe a&#233;rienne isra&#233;lienne au d&#233;but du g&#233;nocide, alors je fais des courses pour la famille et j'aide comme je peux, pour les r&#233;parations et tout le reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La famille de ma tante et la mienne ont pass&#233; la majeure partie de l'ann&#233;e derni&#232;re &#224; vivre ensemble dans la m&#234;me tente, et pendant cette p&#233;riode, je me suis beaucoup rapproch&#233; de Salah, qui &#233;tait tr&#232;s proche de son p&#232;re. Il parcourt d&#233;sormais souvent le t&#233;l&#233;phone de son p&#232;re, en pleurant un peu en regardant les photos et les vid&#233;os.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s mes visites, je d&#233;ambule dans les rues de Khan Younis et, au cours de ces promenades, j'ai remarqu&#233; que, depuis le soi-disant cessez-le-feu d'octobre 2025, les gens reviennent en ville et chez eux, ou plut&#244;t vers ce qu'il en reste. Beaucoup ont mont&#233; des tentes &#224; l'emplacement de leurs anciennes maisons, car tr&#232;s peu sont rest&#233;es debout apr&#232;s les attaques incessantes d'Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Khan Younis est une communaut&#233; fond&#233;e sur la famille. Chaque grande famille r&#233;side dans un quartier pr&#233;cis de la ville, il est donc facile de remarquer le retour de nombreuses personnes. Les grandes art&#232;res comme al-Bahr commencent &#233;galement &#224; s'animer et sont &#224; nouveau remplies de boutiques et de marchands ambulants, m&#234;me si ce n'est pas tout &#224; fait comme avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui distinguait autrefois la rue al-Bahr &#224; mes yeux, c'&#233;tait cette impression de chaos et de d&#233;sordre dans toutes les boutiques et les &#233;tals. Chaque boutique diffusait sa propre musique &#224; plein volume, et pendant l'A&#239;d, les marchands d'&#233;pices dessinaient des illustrations uniques sur leurs bo&#238;tes d'&#233;pices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rue al-Bahr, bien que plus anim&#233;e qu'il y a un an, n'est plus comme &#231;a aujourd'hui. On se demande si elle le sera un jour &#224; nouveau, d'autant plus que le centre-ville de Khan Younis se trouve &#224; un peu moins d'un kilom&#232;tre de la &#171; ligne jaune &#187; isra&#233;lienne, derri&#232;re laquelle Isra&#235;l a ras&#233; des maisons palestiniennes et construit des infrastructures militaires. La ligne jaune est une tentative de s'approprier de vastes &#233;tendues de terres palestiniennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isra&#235;l s'est empar&#233; d'environ 60 % de Gaza jusqu'&#224; pr&#233;sent, un pourcentage qui devrait augmenter, selon le Premier ministre isra&#233;lien, Benjamin Netanyahu, qui souhaite en prendre 70 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette ligne jaune qui nous emp&#234;che de retourner pleinement dans notre ville, en particulier pour ceux d'entre nous, comme moi, qui r&#233;sident dans la partie est de Khan Younis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon quartier et ma maison, tous deux ras&#233;s, sont toujours sous occupation par les forces isra&#233;liennes. Le point le plus proche de chez moi o&#249; je peux me rendre est le rond-point d'Abu Hmeid, &#224; environ un kilom&#232;tre &#224; l'ouest de la rue Salah al-Din, qui correspond pratiquement au point de d&#233;part de la ligne jaune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire un pas vers l'est &#224; partir de ce point peut &#234;tre mortel. Isra&#235;l a abattu deux de mes voisins &#8211; Mohammad Abdul Hamid al-Farra, 23 ans, en f&#233;vrier 2026, et Khamis al-Qassas, 37 ans, en avril 2026 &#8211; alors qu'ils tentaient d'observer notre quartier de loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque je me suis approch&#233; de la ligne jaune en mai dernier, j'ai pu voir la base militaire isra&#233;lienne en construction au rond-point de Bani Suhaila. J'ai vu d'&#233;normes talus de sable qui entourent la base, ainsi que les barri&#232;res de s&#233;curit&#233; et la tour de garde militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En regardant vers l'est depuis le rond-point d'Abu Hmeid, en direction de mon ancien quartier, la zone semble sym&#233;trique dans son &#233;tat de ruine. C'est comme si l'on pla&#231;ait un miroir devant un autre miroir, et que l'on obtenait une r&#233;p&#233;tition sans fin de la m&#234;me image.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que peut-on faire depuis cette position, si proche de chez soi mais incapable de s'en approcher ? Comment peut-on rester sain d'esprit apr&#232;s avoir vu son pass&#233; &#233;cras&#233; sous les bulldozers isra&#233;liens ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi risquer sa vie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot &#171; d&#233;plac&#233; &#187; en anglais adoucit notre mis&#232;re, car le mot &#171; lieu &#187; en fait toujours partie. Pour moi, pour les Palestiniens de Gaza, le lieu est en train d'&#234;tre effac&#233;, et la description la plus juste de notre condition est l'exil, d&#233;fini comme &#171; une p&#233;riode d'absence forc&#233;e de son pays &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes exil&#233;s sur notre propre terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Physiquement, je n'ai pas quitt&#233; ma ville, Khan Younis &#8211; j'existe toujours ici, bien que d&#233;plac&#233;e dans une autre partie de celle-ci depuis plus d'un an. Pourtant, Isra&#235;l nous a exil&#233;s tant physiquement qu'&#233;motionnellement ; c'est pourquoi, lorsque nous comm&#233;morons l'anniversaire de la Nakba le 15 mai, nous ravivons et consolidons notre droit de retour sur notre terre qui a &#233;t&#233; vol&#233;e par Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, au cours des 78 ann&#233;es de la Nakba, les fronti&#232;res se sont r&#233;tr&#233;cies, tout comme nos r&#234;ves de retour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand j'ai entendu parler du massacre de mes voisins, ceux qui avaient tent&#233; de retourner dans notre quartier au-del&#224; de la &#171; ligne jaune &#187;, je me suis demand&#233; pourquoi quelqu'un se mettrait en danger pour un simple regard sur un pass&#233; d&#233;truit. (Bien qu'il existe de nombreux t&#233;moignages selon lesquels Isra&#235;l aurait d&#233;plac&#233; la ligne jaune, amenant les gens &#224; s'y aventurer sans le savoir et &#224; penser qu'ils sont &#224; l'abri des tirs isra&#233;liens.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, debout au rond-point d'Abu Hmeid, en regardant la destruction grise, je pouvais encore voir le grand eucalyptus centenaire dans le jardin de mon voisin. Entour&#233; de maisons ras&#233;es, le vieil arbre se dresse plus haut que n'importe quelle autre structure du quartier. La plupart de ses branches sont cass&#233;es et d&#233;chiquet&#233;es, d'autres sont compl&#232;tement d&#233;nud&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux pas dire que j'ai ressenti de l'espoir &#224; ces moments-l&#224;, ni que mes souvenirs &#233;taient plus accessibles, car l'&#233;quation pos&#233;e par l'arm&#233;e d'occupation est d'une &#233;vidence flagrante : plus elle s'enfonce dans ma terre, plus nos perspectives d'un avenir digne s'amenuisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Nakba qui se poursuit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En remontant trois g&#233;n&#233;rations dans ma famille, chaque g&#233;n&#233;ration pensait avoir atteint le summum des atrocit&#233;s isra&#233;liennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma grand-m&#232;re paternelle, Myassar, a &#233;t&#233; expuls&#233;e de son village de Wadi Hunayn, pr&#232;s de Ramla, par les milices sionistes &#224; l'&#226;ge de 6 ans, pendant la Nakba de 1948.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle m'a racont&#233; qu'elle portait son uniforme scolaire, une robe blanche &#224; rayures bleues, lorsque son p&#232;re a r&#233;uni la famille pour les pr&#233;parer &#224; ce qui allait suivre. Comme beaucoup de Palestiniens, apr&#232;s avoir appris la nouvelle des massacres commis partout en Palestine, ils se sont dirig&#233;s vers Gaza. Ils se sont install&#233;s &#224; Rafah avant de finir par d&#233;m&#233;nager &#224; Khan Younis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma grand-m&#232;re maternelle, Fatima, a &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;e de force de Gaza vers l'&#201;gypte au milieu de la Naksa de 1967, ou &#171; revers &#187;, alors qu'elle avait 13 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque, l'arm&#233;e isra&#233;lienne avait envahi notre quartier, Sheikh Nasser, et de nombreuses personnes avaient cherch&#233; refuge dans les terres agricoles &#224; l'ext&#233;rieur de la ville. L&#224;-bas, ma grand-m&#232;re a entendu des r&#233;cits d'atrocit&#233;s commises par l'arm&#233;e isra&#233;lienne &#224; Gaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a appris comment l'arm&#233;e isra&#233;lienne avait align&#233; tous les hommes qu'elle avait captur&#233;s &#8211; dont deux des fr&#232;res de ma grand-m&#232;re &#8211; contre le mur de la maison familiale et les avait abattus. Comment une voisine enceinte, Um Rizq, avait &#233;t&#233; battue par un soldat isra&#233;lien, qui l'accusait de cacher une bombe dans son ventre. Il l'a ensuite poignard&#233;e avec la ba&#239;onnette fix&#233;e &#224; son fusil, tuant Um Rizq et son enfant &#224; na&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;cits m'ont ensuite &#233;t&#233; transmis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En apprenant ces horreurs, ma grand-m&#232;re et sa famille se sont rendues en &#201;gypte, o&#249; elles ont s&#233;journ&#233; chez un parent &#233;loign&#233; &#224; Fayoum, au sud du Caire, pendant trois ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, des d&#233;cennies plus tard, en mars 2024, ma grand-m&#232;re Fatima a de nouveau &#233;t&#233; contrainte de fuir vers l'&#201;gypte. Cette fois-ci, apr&#232;s avoir perdu sa propre fille, ma tante Samar, qui &#233;tait doctorante &#224; l'Universit&#233; islamique de Gaza et figurait parmi les meilleures de sa promotion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samar a &#233;t&#233; traumatis&#233;e lorsque Isra&#235;l a bombard&#233; et pratiquement d&#233;truit le campus de l'Universit&#233; islamique, puis &#224; nouveau lorsque Isra&#235;l a pris pour cible notre quartier en octobre 2023. Ce bombardement a &#233;t&#233; le plus bruyant et le plus intense que j'aie jamais entendu de toute ma vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sant&#233; de Samar s'est rapidement d&#233;t&#233;rior&#233;e. Bien qu'elle f&#251;t en bonne sant&#233; avant la guerre, le traumatisme lui a caus&#233; de nombreux probl&#232;mes de sant&#233;, et les soins m&#233;dicaux n'&#233;taient pas facilement accessibles. Elle est d&#233;c&#233;d&#233;e d'une insuffisance r&#233;nale le 25 janvier 2024. Elle avait 39 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma grand-m&#232;re Fatima a utilis&#233; les 5 000 dollars qu'elle et Samar avaient &#233;conomis&#233;s pour faire le p&#232;lerinage (Hajj) afin de se rendre en &#201;gypte pour s&#233;journer chez une autre de ses filles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je parle souvent au t&#233;l&#233;phone avec ma grand-m&#232;re. Elle veut retourner &#224; Gaza, m&#234;me si elle a plus peur des puces et des rats qui ont envahi al-Mawasi que des bombardements isra&#233;liens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'entendant parler de retour, je me suis demand&#233; : pourquoi quitterait-elle une vie normale, relativement facile, dans un appartement enti&#232;rement meubl&#233; avec eau et &#233;lectricit&#233;, pour retourner dans une ville an&#233;antie et vivre sous une tente ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis j'ai d&#251; me demander : pourquoi est-ce que je r&#234;ve de retourner dans des villages que je n'ai jamais vus de ma vie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La nuit la plus longue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma m&#232;re a v&#233;cu la premi&#232;re intifada et a endur&#233; ce qu'elle appelle sa &#171; nuit la plus longue &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai 1991, elle &#233;tait dans un taxi qui la ramenait &#224; Khan Younis depuis la ville de Gaza, o&#249; elle avait suivi un cours &#224; l'universit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette &#233;poque, m'a-t-elle racont&#233;, les universit&#233;s r&#233;servaient les cours du matin aux &#233;tudiants et ceux de l'apr&#232;s-midi aux &#233;tudiantes, car l'arm&#233;e isra&#233;lienne prenait pour cible, maltraitait ou d&#233;tenait les hommes s'ils se trouvaient sur la route apr&#232;s le couvre-feu du coucher du soleil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi qu'&#224; cette heure de la journ&#233;e, on ne voyait sur les routes que des femmes, avec des chauffeurs masculins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le taxi s'est mis dans la file d'attente au poste de contr&#244;le d'Abu Holy, aujourd'hui d&#233;mantel&#233;, en attendant qu'il s'ouvre. Ma m&#232;re m'a racont&#233; que les soldats isra&#233;liens qui gardaient le poste de contr&#244;le le fermaient pendant des heures &#224; des moments al&#233;atoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coucher du soleil approchait, et le taxi &#233;tait toujours dans la file. Elle entendit des coups de feu. Tout le monde dans la voiture se baissa. Les tirs se poursuivirent pendant une demi-heure. Elle apprit par la suite qu'un combattant de la r&#233;sistance palestinienne avait lanc&#233; un cocktail Molotov sur le poste de contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le poste de contr&#244;le fut ensuite ferm&#233; pour la nuit, et les passagers du taxi se recroquevill&#232;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a racont&#233; que toute la nuit, les soldats isra&#233;liens faisaient des rondes et tiraient en l'air. Le lendemain matin, les soldats ont ouvert le poste de contr&#244;le &#8211; &#224; peine. Elle a dit qu'ils autorisaient une voiture &#224; passer toutes les demi-heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis lors, ma m&#232;re et moi avons v&#233;cu les cinq grandes agressions isra&#233;liennes contre Gaza et d'innombrables escalades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma question est maintenant la suivante : quel est le summum du mal dont Isra&#235;l est capable ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou bien y a-t-il une limite aux atrocit&#233;s qu'Isra&#235;l est autoris&#233; &#224; commettre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aspire d&#233;sormais &#224; bien moins pour mon avenir qu'avant le g&#233;nocide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait 78 ans que le pass&#233; se r&#233;p&#232;te, et chaque r&#233;p&#233;tition aboutit &#224; une r&#233;alit&#233; plus dure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On me traiterait de na&#239;ve si je r&#234;vais de retourner dans la modeste maison de ma grand-m&#232;re &#224; al-Ramla alors que je ne peux m&#234;me pas retourner dans la mienne &#224; Khan Younis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis m&#234;me surprise &#224; r&#234;ver des couvre-feux complets de la premi&#232;re intifada &#8211; combien il vaut mieux &#234;tre coinc&#233;e chez soi que de se retrouver sans abri. M&#234;me le blocus d'avant 2023 est pr&#233;f&#233;rable &#224; ma vie actuelle. Les quatre &#224; huit heures d'&#233;lectricit&#233; par jour dont nous disposions alors semblent raisonnables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aimerais pouvoir avoir &#224; nouveau un foyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le changement dans nos aspirations est bouleversant : d'un r&#234;ve ambitieux de grand retour vers la Palestine historique &#224; un simple retour dans nos quartiers d&#233;truits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis coinc&#233;e entre un pass&#233; inaccessible et un avenir incontr&#244;lable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attente est le pire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Qasem Waleed El-Farra est un &#233;crivain bas&#233; &#224; Gaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction : AFPS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : L'auteur Qasem Waleed El-Farra pr&#232;s de la ligne jaune &#224; Khan Younis &#169; The Electronic Intifada&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; par : &lt;a href=&#034;https://electronicintifada.net/content/our-futures-are-shrinking/51456&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Electronic Intifada&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; O&#249; sont les m&#233;diateurs ? &#187; : les Gazaouis d&#233;noncent les d&#233;placements de population qui se poursuivent malgr&#233; le cessez-le-feu</title>
		<link>https://www.france-palestine.org/Ou-sont-les-mediateurs-les-Gazaouis-denoncent-les-deplacements-de-population</link>
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		<dc:date>2026-06-11T10:52:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Presse</dc:creator>


		<dc:subject>Gaza</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;fugi&#233;s et droit au retour</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le but de s'emparer de 70 % du territoire de Gaza, l'arm&#233;e isra&#233;lienne ouvre le feu sur des civils palestiniens pris au d&#233;pourvu par la &#171; ligne jaune &#187; qui ne cesse de s'&#233;tendre. &lt;br class='autobr' /&gt; Photo : Des Palestiniens inspectent les destructions apr&#232;s des bombardements isra&#233;liens sur le camp de d&#233;plac&#233;s d'Al-Mawasi &#224; Gaza, 7 juin 2026 &#169; Quds News Network &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;but mai, Mohammed Suleiman a pris la route pour rendre visite &#224; ses parents, comme il le fait chaque mois. &#194;g&#233; de 42 ans, il vit dans le camp (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.france-palestine.org/-Temoignages-Opinions-" rel="directory"&gt;T&#233;moignages / Opinions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.france-palestine.org/+-Gaza-+" rel="tag"&gt;Gaza&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.france-palestine.org/+-Refugies-et-droit-au-retour-+" rel="tag"&gt;R&#233;fugi&#233;s et droit au retour&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.france-palestine.org/local/cache-vignettes/L150xH82/des_palestiniens_inspectent_les_destructions_apres_des_bombardements_israeliens_sur_le_camp_de_deplaces_d_al-mawasi_a_gaza_7_juin_2026_c_quds_news_network-d2fec.jpg?1781175151' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le but de s'emparer de 70 % du territoire de Gaza, l'arm&#233;e isra&#233;lienne ouvre le feu sur des civils palestiniens pris au d&#233;pourvu par la &#171; ligne jaune &#187; qui ne cesse de s'&#233;tendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Photo : Des Palestiniens inspectent les destructions apr&#232;s des bombardements isra&#233;liens sur le camp de d&#233;plac&#233;s d'Al-Mawasi &#224; Gaza, 7 juin 2026 &#169; Quds News Network&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but mai, Mohammed Suleiman a pris la route pour rendre visite &#224; ses parents, comme il le fait chaque mois. &#194;g&#233; de 42 ans, il vit dans le camp de r&#233;fugi&#233;s de Nuseirat, au centre de Gaza, tandis que ses parents habitent plus au sud, &#224; Khan Younis. Il a choisi l'itin&#233;raire le plus rapide : emprunter la rue Salah Al-Din, la principale art&#232;re routi&#232;re nord-sud de Gaza. Mais ce jour-l&#224;, son trajet allait &#234;tre interrompu &#8212; de justesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je me trouvais pr&#232;s de Bani Suheila, sur la rue Salah Al-Din, quand j'ai soudainement &#233;t&#233; touch&#233; &#224; la main par une balle tir&#233;e par l'arm&#233;e isra&#233;lienne &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233; au magazine +972.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mohammed a &#233;t&#233; &#233;vacu&#233; vers le complexe m&#233;dical Nasser o&#249; il a &#233;t&#233; soign&#233; pour sa blessure, qui &#233;tait heureusement mineure. &#171; J'ai surv&#233;cu cette fois-ci, mais je ne sais pas ce qui m'arrivera, ni &#224; qui que ce soit d'autre, la prochaine fois &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;. &#171; Il ne suffit pas que nous soyons pris pour cible &#224; r&#233;p&#233;tition [par des bombardements] ; maintenant, on tire sur les passants. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soi-disant &#171; cessez-le-feu &#187; conclu en octobre dernier entre Isra&#235;l et le Hamas a donn&#233; naissance &#224; un ph&#233;nom&#232;ne qui ne cesse de hanter les habitants de Gaza : la &#171; ligne jaune &#187;. Celle-ci &#233;tait cens&#233;e d&#233;limiter les fronti&#232;res de l'occupation isra&#233;lienne du territoire de Gaza, en attendant un retrait progressif au fur et &#224; mesure de l'avancement du cessez-le-feu. Mais au lieu de se retirer, les forces isra&#233;liennes avancent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, Isra&#235;l conservait le contr&#244;le direct d'environ 53 % du territoire de Gaza, dont il avait d&#233;plac&#233; de force les habitants de l'autre c&#244;t&#233; de la bande de Gaza. Au cours des six derniers mois, p&#233;riode durant laquelle l'arm&#233;e isra&#233;lienne a tu&#233; pr&#232;s de 1 000 Palestiniens &#224; Gaza, les soldats ont continu&#233; &#224; progresser vers l'ouest, s'emparant de plus de 60 % du territoire. Il y a deux semaines, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a r&#233;v&#233;l&#233; qu'il avait ordonn&#233; &#224; l'arm&#233;e de porter ce chiffre &#224; 70 % &#8212; un processus se d&#233;roulant en totale coordination avec la Maison Blanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers jours, les habitants palestiniens ont assist&#233; &#224; une intensification de l'activit&#233; militaire isra&#233;lienne dans les zones adjacentes &#224; l'emplacement actuel de la Ligne jaune, ce qui alimente encore davantage leurs craintes quant &#224; leur sort. Et c'est le long de la rue Salah Al-Din que cette situation est ressentie le plus vivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Khalil Al-Sayed, un chauffeur d'une cinquantaine d'ann&#233;es, d&#233;pend de la route pour gagner sa vie. &#171; Je suis chauffeur depuis l'&#226;ge de 18 ans, et c'est le seul m&#233;tier que je sais faire &#187;, a-t-il expliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la province de Salah Al-Din &#233;tait g&#233;n&#233;ralement accessible aux chauffeurs comme Al-Sayed pendant les premiers mois du cessez-le-feu, la situation a commenc&#233; &#224; changer. &#171; Depuis environ deux mois, nous ressentons un sentiment croissant de danger sur la route &#224; cause de l'approche des blocs jaunes &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;, faisant r&#233;f&#233;rence au dispositif utilis&#233; par l'arm&#233;e isra&#233;lienne pour d&#233;limiter la Ligne jaune. &#171; Nous, les chauffeurs, nous nous contactons tous les matins pour nous renseigner sur l'&#233;tat de la route : est-elle d&#233;gag&#233;e ? Y a-t-il eu des tirs ? Y a-t-il des chars ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous partons travailler sans savoir ce qui va nous arriver &#187;, a-t-il poursuivi. &#171; Les tirs aveugles sont terrifiants. Souvent, des chars &#233;mergent de la zone de Zeitoun, au nord, et nous obligent &#224; modifier notre itin&#233;raire vers la mer pour leur &#233;chapper. C'est une situation v&#233;ritablement tragique, et nous ne savons pas ce que l'avenir nous r&#233;serve. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Rien n'a chang&#233; depuis le cessez-le-feu &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Khan Younis, la Ligne jaune se rapproche de plus en plus du centre-ville. Alors que les quartiers est de la ville sont occup&#233;s par l'arm&#233;e isra&#233;lienne depuis avant le &#171; cessez-le-feu &#187; et ont &#233;t&#233; en grande partie d&#233;truits, le centre a connu ces derniers mois une reprise de l'activit&#233; commerciale. Celle-ci semble d&#233;sormais menac&#233;e elle aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers jours, des Palestiniens du quartier d'Al-Bayuk, situ&#233; l&#233;g&#232;rement &#224; l'est du centre-ville, ont signal&#233; l'apparition de nouveaux blocs de b&#233;ton jaunes pos&#233;s par l'arm&#233;e isra&#233;lienne. En r&#233;action, les habitants ont commenc&#233; &#224; fuir vers l'ouest pour &#233;chapper &#224; l'avanc&#233;e des militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mohammed Al-Bayuk (qui porte le m&#234;me nom que le quartier) cherche actuellement un endroit o&#249; loger sa famille dans le quartier d'Al-Mawasi, le long de la c&#244;te de Gaza. Ce p&#232;re de trois enfants &#233;tait revenu &#224; Al-Bayuk apr&#232;s le &#171; cessez-le-feu &#187; pour d&#233;couvrir que sa maison avait &#233;t&#233; d&#233;truite ; il a donc mont&#233; une tente sur les d&#233;combres afin de rester sur ses terres. Aujourd'hui, cependant, il se pr&#233;pare &#224; fuir une nouvelle fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je suis sous le choc &#224; cause de ces blocs jaunes &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233; &#224; +972. &#171; Ils sont en train de transformer ma vie en enfer. J'ai une petite famille &#224; charge &#8212; notamment ma m&#232;re, mon fr&#232;re et mes s&#339;urs dont je m'occupe depuis le d&#233;c&#232;s de mon p&#232;re, survenu un an avant la guerre. Je ne sais pas comment je pourrais rester dans la r&#233;gion avec ce danger si proche. J'essaie de nous trouver un endroit &#224; Al-Mawasi, mais la ville est bond&#233;e de personnes d&#233;plac&#233;es. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du mois, l'arm&#233;e isra&#233;lienne a bombard&#233; son quartier &#8212; une op&#233;ration qui, selon Al-Bayuk, visait &#224; terroriser les habitants pour les pousser &#224; fuir. &#171; C'&#233;tait terrifiant &#187;, a-t-il racont&#233;. &#171; Le plus choquant, c'est que nous sommes d&#233;plac&#233;s pendant un cessez-le-feu. Je ne sais pas ce que font les m&#233;diateurs face &#224; cette extension significative de la zone jaune. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salem Awad, un p&#232;re de six enfants &#226;g&#233; de 45 ans originaire de Rafah qui vit actuellement dans une tente &#224; Al-Mawasi, a d&#233;crit les d&#233;placements quotidiens de la ligne jaune par l'arm&#233;e isra&#233;lienne comme un jeu d'&#233;checs. &#171; Je n'ai pas pu entrer &#224; Rafah depuis pr&#232;s de trois ans, et j'ai l'impression de mourir &#224; cause de cela &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233; &#224; +972. &#171; J'ai plant&#233; la tente aussi pr&#232;s que possible pour respirer un peu l'air de ma ville &#8212; pour finalement voir les blocs jaunes se rapprocher de nous [la semaine derni&#232;re]. Maintenant, nous sommes juste &#224; c&#244;t&#233; d'eux, ce qui signifie que nous sommes dans une zone dangereuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je ne peux pas rester o&#249; je suis et ignorer ces blocs, car l'arm&#233;e isra&#233;lienne est perfide et peut nous prendre pour cible &#224; tout moment, en pr&#233;tendant que nous repr&#233;sentons une menace pour ses forces &#187;, a poursuivi Awad. &#171; J'ai envoy&#233; mes enfants et ma famille dans la tente de leur grand-p&#232;re jusqu'&#224; ce que je trouve un endroit o&#249; planter ma propre tente et partir d'ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous vivons dans une immense injustice &#187;, a-t-il poursuivi. &#171; Rien n'a chang&#233; du tout [depuis le cessez-le-feu]. Nous entendons constamment des bruits d'explosions, ce qui est terrifiant. Nous entendons les chars se d&#233;placer et voyons les lumi&#232;res &#224; l'est de Rafah et dans les environs. Nous sommes ici &#224; attendre une solution. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'est de Deir Al-Balah, les habitants sont confront&#233;s &#224; une menace similaire depuis plus d'un mois. &#171; Nous sommes rentr&#233;s chez nous lorsque le cessez-le-feu a &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;, car notre quartier ne se trouve pas dans la zone jaune &#187;, a d&#233;clar&#233; &#224; +972 Ahmed Al-Saeed, originaire de cette r&#233;gion. &#171; Nous avons commenc&#233; &#224; nous habituer un peu &#224; la pr&#233;sence des chars et de l'arm&#233;e &#224; proximit&#233;, mais c'&#233;tait terrifiant. J'ai essay&#233; d'&#233;loigner les enfants et tout le monde de ces blocs de b&#233;ton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Puis, il y a un mois, l'arm&#233;e nous a ordonn&#233; d'&#233;vacuer vers l'ouest &#187;, a-t-il poursuivi. &#171; Je pensais que c'&#233;tait une situation temporaire, que nous serions d&#233;plac&#233;s pour une journ&#233;e ou une nuit, puis que ce serait fini. Mais quelques jours plus tard, nous avons &#233;t&#233; choqu&#233;s de constater que l'arm&#233;e avait commenc&#233; &#224; d&#233;truire ce qui restait de nos maisons afin que nous ne puissions jamais revenir. Aujourd'hui, la zone est devenue une zone jaune, interdite d'acc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ces blocs de b&#233;ton se rapprochent chaque jour un peu plus d'est en ouest, et nous sommes tous confin&#233;s le long de la c&#244;te ouest &#187;, a d&#233;clar&#233; Al-Saeed. &#171; Nous voulons comprendre : s'agit-il d'une occupation de Gaza et d'un d&#233;placement forc&#233;, ou de quoi d'autre ? Nous avons des enfants sans abri, et nous sommes en cessez-le-feu. Nous n'avons jamais rien v&#233;cu de tel auparavant. L'existence de la ligne jaune est un cauchemar pour nous tous, et nous ne savons pas quand cela prendra fin. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Traduction : AFPS&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; par : &lt;a href=&#034;https://www.972mag.com/gaza-displacement-ceasefire-yellow-line-israel/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;+972 Magazine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les journalistes palestiniens d&#233;tenus dans les &#171; cimeti&#232;res des vivants &#187; d'Isra&#235;l</title>
		<link>https://www.france-palestine.org/Les-journalistes-palestiniens-detenus-dans-les-cimetieres-des-vivants-d-Israel</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.france-palestine.org/Les-journalistes-palestiniens-detenus-dans-les-cimetieres-des-vivants-d-Israel</guid>
		<dc:date>2026-06-02T12:01:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Presse</dc:creator>


		<dc:subject>Prisonniers politiques palestiniens</dc:subject>
		<dc:subject>Chronique de l'occupation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D&#233;tenus sans inculpation dans les prisons isra&#233;liennes, ces reporters de Cisjordanie racontent les coups, la privation de nourriture, l'isolement et les menaces dont ils font l'objet pour les r&#233;duire au silence. &lt;br class='autobr' /&gt; Photo : Des femmes passent devant une fresque rendant hommage &#224; la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh &#224; Gaza, le 12 mai 2022 &#169; Mohammed Zaanoun/Activestills &lt;br class='autobr' /&gt;
Ali Al-Samoudi consacre depuis quarante ans son travail &#224; rendre compte du quotidien sous occupation dans le nord (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.france-palestine.org/local/cache-vignettes/L150xH82/des_femmes_passent_devant_une_fresque_rendant_hommage_a_la_journaliste_palestinienne_shireen_abu_akleh_a_gaza_le_12_mai_2022_c_mohammed_zaanoun-activestills-8524d.jpg?1780401699' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#233;tenus sans inculpation dans les prisons isra&#233;liennes, ces reporters de Cisjordanie racontent les coups, la privation de nourriture, l'isolement et les menaces dont ils font l'objet pour les r&#233;duire au silence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Photo : Des femmes passent devant une fresque rendant hommage &#224; la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh &#224; Gaza, le 12 mai 2022 &#169; Mohammed Zaanoun/Activestills&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ali Al-Samoudi consacre depuis quarante ans son travail &#224; rendre compte du quotidien sous occupation dans le nord de la Cisjordanie. Ce journaliste palestinien chevronn&#233; de 60 ans, originaire de J&#233;nine, a travaill&#233; comme correspondant pour le journal Al-Quds et comme cam&#233;raman pour Al Jazeera et d'autres m&#233;dias internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est peut-&#234;tre surtout connu pour avoir &#233;t&#233; le coll&#232;gue de Shireen Abu Akleh, abattue par les forces isra&#233;liennes lors d'un raid sur le camp de r&#233;fugi&#233;s de J&#233;nine en mai 2022. Se tenant aux c&#244;t&#233;s d'Abu Akleh, Al-Samoudi a lui aussi &#233;t&#233; touch&#233; dans le dos ce jour-l&#224; ; la balle est ressortie net par son &#233;paule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 29 avril 2025, les forces isra&#233;liennes ont fait une descente au domicile d'Al-Samoudi &#224; J&#233;nine &#224; l'aube et l'ont arr&#234;t&#233;. Il a &#233;t&#233; d&#233;tenu sans inculpation ni proc&#232;s, avant d'&#234;tre lib&#233;r&#233; presque un an jour pour jour plus tard, le 30 avril 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant sa d&#233;tention administrative, Al-Samoudi affirme avoir &#233;t&#233; priv&#233; de nourriture, battu et priv&#233; de m&#233;dicaments. Il a &#233;galement &#233;t&#233; transf&#233;r&#233; entre plusieurs &#233;tablissements, notamment la prison de Megiddo et la tristement c&#233;l&#232;bre prison d'Ofer. Il doit d&#233;sormais faire face &#224; un long processus de convalescence, souffrant de graves carences en vitamines et de probl&#232;mes auditifs, et reste sous surveillance m&#233;dicale constante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al-Samoudi estime que son arrestation est directement li&#233;e &#224; son travail de journaliste &#8212; en particulier &#224; sa couverture de l'offensive isra&#233;lienne en cours contre le camp de r&#233;fugi&#233;s de J&#233;nine, o&#249; l'arm&#233;e a d&#233;truit des habitations, contraint des dizaines de milliers de r&#233;sidents &#224; fuir et emp&#234;ch&#233; la quasi-totalit&#233; d'entre eux de revenir. Au cours des mois pr&#233;c&#233;dant son arrestation, il travaillait sur des reportages &#233;crits et film&#233;s consacr&#233;s aux familles d&#233;plac&#233;es qui tentaient de r&#233;int&#233;grer le camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu apr&#232;s sa lib&#233;ration, le magazine +972 s'est entretenu avec Al-Samoudi au sujet de son arrestation, de ses conditions de d&#233;tention et de la campagne men&#233;e par Isra&#235;l pour r&#233;duire au silence les journalistes palestiniens.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvez-vous nous d&#233;crire votre arrestation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont venus chez moi aux petites heures du matin. Quand ils sont entr&#233;s, ma fille et ma belle-fille pleuraient. L'officier de l'arm&#233;e isra&#233;lienne m'a dit : &#171; Dites-leur que je ne veux vous emmener que pour un trajet de trois ou quatre heures, apr&#232;s quoi vous rentrerez chez vous. &#187; Je ne me doutais pas que ce trajet durerait un an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soldats m'ont emmen&#233; au camp de r&#233;fugi&#233;s, o&#249; ils m'ont gard&#233; les yeux band&#233;s et menott&#233; pendant 80 heures. Ils m'ont jet&#233; devant des casernes militaires, qui &#233;taient en r&#233;alit&#233; des maisons palestiniennes &#224; l'int&#233;rieur du camp. Chaque fois que des soldats entraient ou sortaient, ils me frappaient sur tout le corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai eu droit ni &#224; de la nourriture ni &#224; de l'eau pendant toute cette p&#233;riode. La nuit, je souffrais atrocement du froid. Je leur ai dit que j'avais besoin de mes m&#233;dicaments car je souffre de diab&#232;te et d'hypertension, mais ils m'ont ignor&#233; et ne m'ont apport&#233; aucun de mes m&#233;dicaments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant l'interrogatoire, ils m'ont dit qu'il y avait trois soup&#231;ons &#224; mon encontre &#8212; pas m&#234;me des accusations. Les deux premiers semblaient li&#233;s &#224; mon travail journalistique et &#224; mes reportages sur le terrain. Ils consid&#233;raient que couvrir les &#233;v&#233;nements sur le terrain revenait &#224; servir ce qu'ils appelaient des &#171; organisations subversives &#187;. Un autre soup&#231;on reposait sur leur all&#233;gation selon laquelle un d&#233;tenu palestinien aurait d&#233;clar&#233; que je l'avais photographi&#233; alors qu'il tirait sur une colonie isra&#233;lienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ma d&#233;tention, j'ai re&#231;u des menaces directes par t&#233;l&#233;phone de la part d'un officier du Shin Bet. L'officier m'a dit : &#171; Tu nous as &#233;puis&#233;s. Je veux t'envoyer en prison pour deux ou trois ans. Je vais t'&#233;craser. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au lendemain du 7 octobre, de nombreuses photos et vid&#233;os ont commenc&#233; &#224; circuler sur les r&#233;seaux sociaux et les cha&#238;nes d'information, montrant l'&#233;tat des prisonniers palestiniens apr&#232;s leur lib&#233;ration des prisons isra&#233;liennes. Beaucoup comprenaient des images &#171; avant-apr&#232;s &#187; montrant une perte de poids drastique due &#224; la famine. Pouvez-vous d&#233;crire les conditions &#224; l'int&#233;rieur des prisons ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que journaliste, j'ai beaucoup travaill&#233; sur des reportages concernant les Palestiniens d&#233;tenus dans les prisons isra&#233;liennes, mais je n'aurais jamais imagin&#233; que les conditions &#233;taient aussi catastrophiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous &#233;tions d&#233;tenus dans des cimeti&#232;res pour les vivants, priv&#233;s de tous nos droits. Nous n'avions ni papier, ni stylos, ni livres, ni t&#233;l&#233;vision, ni radio. Nous n'avions m&#234;me pas de peigne, de miroir ou de produits d'hygi&#232;ne. Ils ne nous donnaient qu'une infime quantit&#233; de shampoing &#8212; une seule cuiller&#233;e par semaine pour nous laver. J'ai laiss&#233; pousser cette barbe parce qu'il n'y avait pas d'outils de rasage disponibles. Ce n'est que lorsqu'ils voulaient que nous nous rasions qu'ils apportaient le mat&#233;riel et nous for&#231;aient &#224; nous raser la t&#234;te et la barbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne nous donnait &#224; manger que pour nous permettre de rester debout pendant les appels quotidiens et pour qu'ils puissent poursuivre leurs pratiques abusives &#224; notre encontre. Le matin, on nous donnait une cuill&#232;re de labneh et une cuill&#232;re de confiture. &#192; midi, quatre cuill&#232;res de riz, deux minuscules morceaux de concombre, deux tranches de tomate et une cuill&#232;re de haricots. Le soir, deux cuill&#232;res de houmous, une cuill&#232;re de tahini, un &#339;uf dur et dix petits morceaux de pain, chacun de la taille d'une moiti&#233; de paume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis entr&#233; en prison en pesant 120 kilos et j'en suis sorti en pesant 60 kilos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque cellule pouvait accueillir 10 prisonniers et mesurait sept m&#232;tres sur trois. Il n'y avait que six lits pour 10 prisonniers, ce qui signifie que six dormaient sur les lits tandis que quatre dormaient par terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les matelas sentaient le pourri et &#233;taient r&#233;pugnants, et nous n'avions pas le droit de les laver ni de les nettoyer. On ne nous accordait que 10 minutes pour prendre une douche, &#224; raison de 20 prisonniers &#224; la fois. Les cabines de douche n'avaient pas de porte, nous devions donc nous tenir nus les uns devant les autres, ce qui constituait une grave atteinte &#224; la vie priv&#233;e et &#233;tait profond&#233;ment humiliant pour les d&#233;tenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai inform&#233; les autorit&#233;s p&#233;nitentiaires que j'avais besoin de m&#233;dicaments pour le diab&#232;te, l'hypertension et des probl&#232;mes d'estomac. Elles ne m'ont fourni qu'un seul comprim&#233; pour l'hypertension et un r&#233;gulateur de glyc&#233;mie. Elles ont refus&#233; de me transf&#233;rer &#224; l'infirmerie jusqu'&#224; ce que mon &#233;tat de sant&#233; se d&#233;t&#233;riore gravement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis &#233;vanoui &#224; plusieurs reprises, mes probl&#232;mes de sant&#233; se sont aggrav&#233;s et j'ai d&#233;velopp&#233; des troubles de la vue et de l'audition. Mon avocat a d&#233;pos&#233; une r&#233;clamation avant qu'ils ne me transf&#232;rent enfin &#224; l'infirmerie, mais m&#234;me l&#224;, je n'ai pas re&#231;u le traitement dont j'avais besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a des d&#233;tenus souffrant de cancer, de maladies cardiaques et d'autres maladies graves &#224; qui l'on refuse des m&#233;dicaments &#224; l'infirmerie de la prison. Une fois, alors qu'on me transf&#233;rait au tribunal, ils transportaient un d&#233;tenu qui ne pouvait pas marcher seul. Ils l'ont menac&#233; de le frapper s'il ne marchait pas, puis l'ont soulev&#233; pour le mettre dans le v&#233;hicule de transport p&#233;nitentiaire tout en le frappant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des d&#233;tenus ont &#233;t&#233; directement transf&#233;r&#233;s vers des h&#244;pitaux en raison de maladies, notamment des affections cutan&#233;es caus&#233;es par des insectes, des couvertures sales, des matelas insalubres et le manque d'hygi&#232;ne dans les cellules. Ces sc&#232;nes &#233;taient d'une tristesse indescriptible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Selon un rapport r&#233;cent du Comit&#233; pour la protection des journalistes, pr&#232;s de 100 journalistes et professionnels des m&#233;dias palestiniens ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s depuis octobre 2023, et des dizaines d'entre eux sont toujours en d&#233;tention. Plus de la moiti&#233; ont d&#233;clar&#233; avoir &#233;t&#233; victimes de torture, d'abus ou d'autres formes de violence. &#192; votre avis, pourquoi Isra&#235;l s'en prend-il ainsi aux journalistes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela s'inscrit dans le cadre de la guerre que m&#232;ne actuellement Isra&#235;l pour faire taire les voix, r&#233;primer la libert&#233; d'expression et emp&#234;cher les journalistes palestiniens d'effectuer leur travail sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir tu&#233; Shireen et m'avoir bless&#233;, j'ai d&#233;clar&#233; que le fait de nous tirer dessus &#233;tait un message d'intimidation adress&#233; &#224; tous les journalistes et professionnels des m&#233;dias palestiniens. Ils ne veulent pas de documentation ni de t&#233;moins de ce qu'ils font en Cisjordanie. Mon arrestation l'a confirm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Terroriser les journalistes et leurs familles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du mois d'avril 2026, selon l'ONG palestinienne de d&#233;fense des droits des prisonniers Addameer, les prisons isra&#233;liennes comptaient plus de 9 600 Palestiniens, dont 84 femmes et 350 enfants. Parmi eux, 3 532 &#233;taient en d&#233;tention administrative, d&#233;tenus sans proc&#232;s sur la base de preuves secr&#232;tes auxquelles ni eux ni leurs avocats ne peuvent avoir acc&#232;s ou qu'ils ne peuvent contester.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi eux se trouvait Samer Amin Khuwaira, un journaliste de 45 ans originaire de Naplouse, qui a pass&#233; neuf mois en d&#233;tention administrative apr&#232;s avoir &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; lors d'une descente nocturne &#224; son domicile en avril 2025. Sa d&#233;tention a &#233;t&#233; prolong&#233;e &#224; trois reprises, sans inculpation officielle ni proc&#232;s. S'adressant &#224; +972, Khuwaira a rapport&#233; qu'un agent du Shin Bet lui avait ouvertement d&#233;clar&#233; qu'il &#233;tait d&#233;tenu pour des &#171; raisons politiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'instar d'autres d&#233;tenus lib&#233;r&#233;s, Khuwaira a d&#233;crit des conditions de d&#233;tention difficiles, notamment une grave surpopulation, une forte humidit&#233;, un acc&#232;s limit&#233; aux douches et un manque de v&#234;tements propres. Pendant sa d&#233;tention, il a contract&#233; la gale et des infections cutan&#233;es douloureuses, et a perdu plus de 20 kilos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai demand&#233; &#224; &#234;tre soign&#233; en septembre, mais ils ne m'ont apport&#233; des m&#233;dicaments qu'en d&#233;cembre, apr&#232;s que la maladie se soit propag&#233;e sur tout mon corps &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Khuwaira a d&#233;clar&#233; que les autorit&#233;s p&#233;nitentiaires avaient ignor&#233; son &#233;tat de sant&#233; pendant des mois, tandis que le manque d'hygi&#232;ne &#224; l'int&#233;rieur de la prison l'avait aggrav&#233;. Les prisonniers, a-t-il ajout&#233;, n'&#233;taient autoris&#233;s &#224; prendre une douche qu'une fois tous les six jours. Apr&#232;s sa lib&#233;ration, Khuwaira a suivi un traitement m&#233;dical pendant deux mois et s'est isol&#233; de ses trois enfants par crainte de les contaminer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exp&#233;riences de Khuwaira et d'Al-Samoudi ne sont pas rares : de nombreux d&#233;tenus se voient refuser les traitements, les examens et les m&#233;dicaments n&#233;cessaires, ce qui, dans certains cas, transforme la maladie en une condamnation &#224; mort lente. Au moins 98 prisonniers palestiniens sont morts des suites de la torture et de la n&#233;gligence m&#233;dicale syst&#233;matique depuis le d&#233;but de la guerre &#224; Gaza, selon les donn&#233;es de l'arm&#233;e isra&#233;lienne et du Service p&#233;nitentiaire isra&#233;lien (IPS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 7 octobre, les autorit&#233;s isra&#233;liennes interdisent &#233;galement aux familles des prisonniers palestiniens de rendre visite &#224; leurs proches en d&#233;tention. Les appels t&#233;l&#233;phoniques sont &#233;galement interdits, tout comme les visites du Comit&#233; international de la Croix-Rouge destin&#233;es &#224; surveiller les conditions de d&#233;tention. De ce fait, les familles sont largement tenues dans l'ignorance quant &#224; la situation de leurs proches dans les prisons isra&#233;liennes &#8212; elles ne peuvent compter que sur les avocats ou les t&#233;moignages d'autres prisonniers lib&#233;r&#233;s pour obtenir quelques bribes d'informations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le magazine +972 s'est entretenu avec Abdul Majeed Al-Amarneh, du camp de r&#233;fugi&#233;s de Dheisheh &#224; Bethl&#233;em, dont le fils, Ausayd, journaliste de 41 ans et professeur de m&#233;dias aux universit&#233;s d'H&#233;bron et de Bethl&#233;em, est en d&#233;tention administrative depuis juillet 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Depuis la nuit o&#249; ils l'ont emmen&#233;, toute la maison a chang&#233; &#187;, a d&#233;clar&#233; Al-Amarneh. &#171; [Les quatre] enfants d'Ausayd demandent de ses nouvelles tous les jours, et le plus dur, c'est de ne pas pouvoir leur r&#233;pondre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a environ un mois, Al-Amarneh a rencontr&#233; un ancien d&#233;tenu qui venait d'&#234;tre lib&#233;r&#233; du m&#234;me &#233;tablissement o&#249; Ausayd &#233;tait d&#233;tenu, et qui l'a inform&#233; des conditions de vie de son fils en prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il m'a dit que la nourriture &#233;tait tr&#232;s mauvaise et que les prisonniers souffraient chaque jour de la faim, de mauvais traitements et d'humiliations &#187;, a d&#233;clar&#233; Al-Amarneh, qui a ajout&#233; qu'Ausayd gardait n&#233;anmoins le moral et s'occupait en &#233;tudiant le Coran. &#171; Apprendre des nouvelles de mon fils par un autre prisonnier lib&#233;r&#233; plut&#244;t que directement de lui me brise le c&#339;ur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La communication avec Ausayd reste extr&#234;mement limit&#233;e, possible uniquement par l'interm&#233;diaire d'avocats. Mais ceux-ci ne peuvent transmettre que des informations de base, souvent limit&#233;es aux mises &#224; jour juridiques, telles que la prolongation &#233;ventuelle de sa d&#233;tention et le nom de la prison o&#249; il est d&#233;tenu. Selon la famille, sa derni&#232;re audience de prolongation de d&#233;tention s'est tenue en l'absence de son avocat. Ils ne peuvent pas entendre sa voix ni se rassurer sur son &#233;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les souffrances de la famille ne se sont pas arr&#234;t&#233;es &#224; l'arrestation d'Ausayd. Sa s&#339;ur, Islam, &#226;g&#233;e de 31 ans, journaliste ind&#233;pendante et m&#232;re d'une fillette de cinq ans, a &#233;galement &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;e il y a moins d'un mois, apr&#232;s que les forces isra&#233;liennes ont fait irruption au domicile familial dans le camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est actuellement interrog&#233;e au sujet de son travail journalistique, sous l'accusation d'avoir collabor&#233; avec un site web d'information interdit. Pendant ce temps, son mari a d&#233;j&#224; pass&#233; les trois derni&#232;res ann&#233;es en prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ma fille a une petite fille, et aujourd'hui, cette enfant est s&#233;par&#233;e &#224; la fois de sa m&#232;re et de son p&#232;re &#187;, a d&#233;clar&#233; Al-Amarneh. &#171; Nous ne savons pas comment expliquer cela &#224; une enfant de cinq ans. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'administration p&#233;nitentiaire isra&#233;lienne n'a pas r&#233;pondu &#224; la demande de commentaires de +972.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Traduction : AFPS&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; par : &lt;a href=&#034;https://www.972mag.com/palestinian-journalists-cemeteries-for-the-living/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;+972 Magazine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Survivre &#224; Gaza dans l'insupportable incertitude du lendemain</title>
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&lt;p&gt;Par-del&#224; les informations effarantes que nous livrent les journalistes gazaouis et les humanitaires qui ont pu se rendre sur place, nous tenons &#224; rester attentifs &#224; la parole des habitants de Gaza. D'autant plus que les yeux du monde s'en d&#233;tournent d&#233;j&#224;, comme si leur pers&#233;cution appartenait au pass&#233;. Nous avons pu entrer en contact avec Arwa * via les r&#233;seaux sociaux. Elle est professeure de langues et s'exprime dans un fran&#231;ais parfait comme le montre ci-dessous son t&#233;moignage. De ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.france-palestine.org/-Temoignages-Opinions-" rel="directory"&gt;T&#233;moignages / Opinions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.france-palestine.org/+-PalSol-+" rel="tag"&gt;Publications de l'AFPS&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.france-palestine.org/+-Gaza-+" rel="tag"&gt;Gaza&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.france-palestine.org/local/cache-vignettes/L150xH82/article_palsol_96-page001-3-787de.jpg?1780322808' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Par-del&#224; les informations effarantes que nous livrent les journalistes gazaouis et les humanitaires qui ont pu se rendre sur place, nous tenons &#224; rester attentifs &#224; la parole des habitants de Gaza. D'autant plus que les yeux du monde s'en d&#233;tournent d&#233;j&#224;, comme si leur pers&#233;cution appartenait au pass&#233;. Nous avons pu entrer en contact avec Arwa * via les r&#233;seaux sociaux. Elle est professeure de langues et s'exprime dans un fran&#231;ais parfait comme le montre ci-dessous son t&#233;moignage. De ce point de vue, elle est tout &#224; fait repr&#233;sentative du haut niveau d'&#233;ducation et de culture de beaucoup de Palestinien&#183;nes de Gaza. Ce qui frappe dans les mots d'Arwa, c'est leur sobri&#233;t&#233; et leur dignit&#233; pour dire un quotidien insupportable. Ce qui frappe dans les mots d'Arwa, c'est l'espoir de reconstruire au milieu des ruines. Ce qui frappe dans les mots d'Arwa, c'est la force et la farouche volont&#233; de vivre qui percent sous la retenue de l'&#233;criture. Merci Arwa pour cette belle le&#231;on d'humanit&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour les habitants de Gaza, le cessez-le-feu n'est qu'une pause fragile dans la violence directe. M&#234;me si les agressions et tensions quotidiennes entra&#238;nent une ins&#233;curit&#233; permanente et la peur que la situation se d&#233;t&#233;riore &#224; tout moment ; ce qui affecte profond&#233;ment la vie quotidienne et la capacit&#233; des gens &#224; se projeter dans l'avenir. Par rapport aux p&#233;riodes les plus dures, l'acc&#232;s &#224; la nourriture et aux produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; s'est l&#233;g&#232;rement am&#233;lior&#233;. Tout reste cependant extr&#234;mement instable, limit&#233; aux standards humanitaires de base et ne d&#233;passe pas le stade de la survie. Bien que la nourriture, les v&#234;tements, les produits d'hygi&#232;ne et les articles essentiels soient en partie disponibles sur les march&#233;s, leur accessibilit&#233; financi&#232;re constitue un d&#233;fi majeur. Les fronti&#232;res sont principalement ouvertes pour des marchandises commerciales coordonn&#233;es, et l'aide humanitaire reste tr&#232;s limit&#233;e par rapport &#224; l'ampleur des besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je re&#231;ois occasionnellement une aide, mais elle est minimale &#8211; principalement des produits alimentaires de base tels que des conserves, du riz, des lentilles, de l'huile de cuisson, du sucre et du sel. L'acc&#232;s &#224; cette aide reste difficile en raison des probl&#232;mes de transport li&#233;s &#224; la p&#233;nurie de carburant qui affecte non seulement la mobilit&#233;, mais aussi la production d'&#233;lectricit&#233;, les services de sant&#233;, la gestion des d&#233;chets et l'enl&#232;vement des gravats. Pour me d&#233;placer, je marche ou j'utilise les moyens de transport disponibles, &#224; un co&#251;t tr&#232;s &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses personnes vivent encore sous tentes, ou dans des logements temporaires endommag&#233;s et surpeupl&#233;s. Les mat&#233;riaux actuellement autoris&#233;s &#224; entrer sont principalement destin&#233;s &#224; l'aide humanitaire, et presque rien pour la reconstruction. Les eaux us&#233;es continuent de s'accumuler dans les rues et les infrastructures demeurent largement hors service. Comme de nombreux autres quartiers, mon quartier &#224; Gaza-ville a &#233;t&#233; lourdement touch&#233;, notamment parce qu'il a &#233;t&#233; soumis &#224; deux invasions terrestres. Lors de notre derni&#232;re visite apr&#232;s la derni&#232;re op&#233;ration, nous avons constat&#233; que les infrastructures d'eau et d'assainissement avaient &#233;t&#233; compl&#232;tement saccag&#233;es. Les rues sont endommag&#233;es et les syst&#232;mes de base sont hors d'usage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma maison a &#233;t&#233; partiellement d&#233;truite et je n'y suis pas retourn&#233;e depuis le 10 octobre 2023, au moment du premier ordre d'&#233;vacuation, trois jours apr&#232;s le d&#233;but de la guerre. Au cours des deux derni&#232;res ann&#233;es, j'ai d&#251; &#233;vacuer 11 fois, avec mes enfants et nos chiens, &#224; la recherche d'abris encore debout, essayant de trouver un asile dans des zones suppos&#233;es plus s&#251;res &#8211; bien qu'en r&#233;alit&#233;, aucun endroit &#224; Gaza ne puisse &#234;tre consid&#233;r&#233; comme tel. Je vis actuellement dans un logement lou&#233;. Pour pouvoir retourner chez moi, je dois r&#233;parer les connecteurs d'eau et d'assainissement, reconstruire des murs endommag&#233;s, enlever les gravats autour de la maison et r&#233;tablir les connexions de communication. Des mat&#233;riaux de construction sont parfois disponibles sur le march&#233;, mais &#224; des prix extr&#234;mement &#233;lev&#233;s, multipli&#233;s plusieurs fois par rapport &#224; la normale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains h&#244;pitaux ont &#233;t&#233; partiellement r&#233;habilit&#233;s et des organisations internationales ont mis en place des installations de campagne afin d'atteindre les populations vuln&#233;rables. Cependant, de nombreux m&#233;dicaments et fournitures m&#233;dicales restent indisponibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La zone accessible &#224; Gaza s'est consid&#233;rablement r&#233;duite. Les zones nord, sud et est restent largement inaccessibles ou instables, ce qui entretient un climat d'incertitude permanent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous esp&#233;rons une am&#233;lioration de la stabilit&#233; et un acc&#232;s complet &#224; l'ensemble de Gaza afin que les habitants puissent vivre dans la dignit&#233; et la s&#233;curit&#233;. Plus que tout, nous esp&#233;rons la paix. L'ampleur des destructions, des pertes et des souffrances est immense, et le co&#251;t humain d&#233;passe tout ce que l'on peut imaginer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Arwa &lt;br class='autobr' /&gt;
(nom d'emprunt)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Photo : Des Palestiniens protestent contre le rasage des terres entre Rafat et Qalandia par les colons isra&#233;liens, 20 janvier 2023 &#169; Oren Ziv/Activestills&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;a href=&#034;https://www.helloasso.com/associations/association-france-palestine-france-solidarite-afps/paiements/abonnez-vous-a-palestine-solidarite&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;S'abonner &#224; Palestine Solidarit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.france-palestine.org/Palestine-Solidarite-no96&#034;&gt;Lire le sommaire du n&#176;96 de Palestine Solidarit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Saif Abu Keshek : d&#233;tention en Isra&#235;l, gr&#232;ve de la faim et raid contre la flottille pour Gaza qui a suscit&#233; l'indignation mondiale</title>
		<link>https://www.france-palestine.org/Saif-Abu-Keshek-detention-en-Israel-greve-de-la-faim-et-raid-contre-la</link>
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		<dc:date>2026-05-18T14:17:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Presse</dc:creator>


		<dc:subject>Gaza</dc:subject>
		<dc:subject>Palestine et politique internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Prisonniers politiques palestiniens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;The New Arab rencontre Saif Abu Keshek pour &#233;voquer plus en d&#233;tail sa d&#233;tention et les mauvais traitements subis en Isra&#235;l, le raid contre la flottille pour Gaza et les raisons pour lesquelles la solidarit&#233; avec la Palestine doit se poursuivre. &lt;br class='autobr' /&gt; Photo : Le militant espagnol Saif Abu Keshek est soumis aux proc&#233;dures arbitraires d'Isra&#235;l apr&#232;s l'interception de la flottille, 7 mai 2026 &#169; Euro-Med Monitor &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; On m'a menott&#233; avec brutalit&#233; et on m'a forc&#233; &#224; m'allonger face contre terre &#187;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.france-palestine.org/-Temoignages-Opinions-" rel="directory"&gt;T&#233;moignages / Opinions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.france-palestine.org/+-Gaza-+" rel="tag"&gt;Gaza&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.france-palestine.org/+-Palestine-et-politique-internationale-+" rel="tag"&gt;Palestine et politique internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.france-palestine.org/+-Prisonniers-politiques-palestiniens-+" rel="tag"&gt;Prisonniers politiques palestiniens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.france-palestine.org/local/cache-vignettes/L150xH82/le_militant_espagnol_saif_abu_keshek_est_soumis_aux_procedures_arbitraires_d_israel_apres_l_interception_de_la_flottille_7_mai_2026_c_euro-med_monitor-25ebb.jpg?1779113834' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;The New Arab rencontre Saif Abu Keshek pour &#233;voquer plus en d&#233;tail sa d&#233;tention et les mauvais traitements subis en Isra&#235;l, le raid contre la flottille pour Gaza et les raisons pour lesquelles la solidarit&#233; avec la Palestine doit se poursuivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Photo : Le militant espagnol Saif Abu Keshek est soumis aux proc&#233;dures arbitraires d'Isra&#235;l apr&#232;s l'interception de la flottille, 7 mai 2026 &#169; Euro-Med Monitor&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On m'a menott&#233; avec brutalit&#233; et on m'a forc&#233; &#224; m'allonger face contre terre &#187;, commence Saif Abu Keshek, en racontant les mauvais traitements qu'il a subis aux mains des forces isra&#233;liennes apr&#232;s avoir &#233;t&#233; enlev&#233; &#224; bord d'une flottille en route vers Gaza dans les eaux internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abu Keshek, ressortissant espagnol d'origine palestinienne, faisait partie des dizaines de militants participant &#224; la Global Sumud Flotilla (GSF) &#8212; une mission humanitaire compos&#233;e de 22 bateaux et d'environ 180 militants cherchant &#224; briser le si&#232;ge isra&#233;lien sur Gaza et &#224; acheminer de l'aide &#224; la population civile de l'enclave au milieu du g&#233;nocide en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le 30 avril, la flottille a &#233;t&#233; intercept&#233;e par la marine isra&#233;lienne dans les eaux internationales au large des c&#244;tes grecques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abu Keshek et le militant br&#233;silien Thiago &#193;vila ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s et emmen&#233;s en Isra&#235;l pour y &#234;tre interrog&#233;s, tandis que les autres militants ont &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;s sur l'&#238;le grecque de Cr&#232;te puis lib&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Espagne, le Br&#233;sil et les Nations unies avaient tous appel&#233; &#224; la lib&#233;ration rapide de ces hommes apr&#232;s que leur d&#233;tention eut suscit&#233; une indignation g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; De leur enl&#232;vement en eaux internationales &#224; leur d&#233;tention ill&#233;gale en isolement total, en passant par les mauvais traitements qu'ils ont subis, les actions des autorit&#233;s isra&#233;liennes constituaient une attaque punitive contre une mission purement civile &#187;, a d&#233;clar&#233; Adalah, l'organisation de d&#233;fense des droits humains qui repr&#233;sentait les deux hommes, apr&#232;s leur lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le recours &#224; la d&#233;tention et aux interrogatoires contre des militants et des d&#233;fenseurs des droits de l'homme constitue une tentative inacceptable de r&#233;primer la solidarit&#233; mondiale avec les Palestiniens de Gaza. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abu Keshek et &#193;villa ont tous deux &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s et expuls&#233;s dimanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des partisans en liesse scandant &#171; Vive la flottille &#187; et agitant des drapeaux palestiniens l'ont accueilli dimanche &#224; l'a&#233;roport El Prat de Barcelone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette libert&#233; est intervenue apr&#232;s pr&#232;s de deux semaines de ce qu'Abu Keshek d&#233;crit comme des traitements violents, l'isolement et l'intimidation psychologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Torture et r&#233;sistance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'activiste de la flottille palestinienne n'avait pas l'intention de se rendre &#224; Gaza, mais il a tout de m&#234;me &#233;t&#233; enlev&#233; et maintenu en isolement cellulaire pendant 12 jours par les forces isra&#233;liennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je suis rest&#233; en isolement cellulaire jusqu'&#224; ce qu'ils me transf&#232;rent sur un autre navire. Je pense que c'&#233;tait un sous-marin. Il &#233;tait vraiment immense, et j'ai d&#251; monter des escaliers de corde jusqu'&#224; atteindre le sommet, o&#249; ils m'ont pris en photo &#187;, raconte Abu Keshek &#224; The New Arab, alors qu'il se rem&#233;more la torture physique et &#233;motionnelle, sa gr&#232;ve de la faim silencieuse et sans eau, ainsi que sa r&#233;silience &#224; continuer de se battre pour la lib&#233;ration, m&#234;me dans les conditions les plus difficiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir demand&#233; qu'on lui retire les menottes en raison d'une blessure, la pression s'est intensifi&#233;e, et Abu Keshek s'est retrouv&#233; menott&#233; quatre fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y en avait deux aux jambes et deux aux bras, et j'avais les yeux band&#233;s &#187;, raconte-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On lui a dit qu'il &#233;tait l&#224; pour &#171; avoir soutenu des ennemis en temps de guerre et avoir eu des contacts avec des agents &#233;trangers &#187;, pr&#233;cisant qu'il n'avait pas &#233;t&#233; officiellement inculp&#233;, mais qu'il s'agissait l&#224; des &#171; accusations de l'enqu&#234;te &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abu Keshek a d&#233;crit de multiples transferts vers et depuis le tribunal, sans la pr&#233;sence suffisante d'un avocat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour moi, ce processus s'apparentait &#224; de la torture &#224; cause de ces menottes tr&#232;s serr&#233;es &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s son arriv&#233;e sur le premier navire de la marine, Abu Keshek a entam&#233; une gr&#232;ve de la faim aux c&#244;t&#233;s de 61 autres militants &#224; bord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une semaine d'isolement cellulaire, il a intensifi&#233; son action en s'abstenant non seulement de manger, mais aussi de boire de l'eau et de parler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; D&#232;s le premier instant, cette exp&#233;rience est une question de domination. Qui a le pouvoir sur vous ? Et c'est quelque chose qu'ils me rappelaient &#224; chaque instant de ma d&#233;tention&#8230; me rappelant qui a le pouvoir de d&#233;cider combien de temps je resterai ici &#187;, explique Abu Keshek &#224; The New Arab.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'activiste a expliqu&#233; que, sentant le pouvoir des forces isra&#233;liennes se renforcer, il y voyait l'occasion d'intensifier pacifiquement chaque &#233;tape de la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, il a cess&#233; de manger ; puis il a cess&#233; de parler ; enfin, il a cess&#233; de boire de l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; [La gr&#232;ve de la faim sans eau ni parole] &#233;tait l'une des rares choses que je pouvais faire pour conserver un certain niveau de contr&#244;le, de d&#233;termination et de r&#233;silience &#187;, a-t-il ajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La &#171; campagne de propagande &#187; d'Isra&#235;l&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que Palestinien et figure de proue de la Global Sumud Flotilla, Abu Keshek a d&#233;clar&#233; qu'il &#233;tait pleinement conscient qu'il pouvait devenir une cible pour les autorit&#233;s isra&#233;liennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine, il n'avait pas l'intention de naviguer jusqu'&#224; Gaza, mais pr&#233;voyait plut&#244;t de quitter la flottille en Turquie avant que le risque d'interception n'augmente de mani&#232;re significative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Abu Keshek, les autorit&#233;s isra&#233;liennes avaient d&#233;j&#224; lanc&#233; l'ann&#233;e derni&#232;re ce qu'il a qualifi&#233; de campagne de propagande &#171; tr&#232;s forte &#187; contre le mouvement, tentant de le pr&#233;senter, lui et la GSF, comme li&#233;s au &#171; terrorisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a d&#233;clar&#233; que les accusations selon lesquelles il serait affili&#233; au Hamas &#233;taient devenues l'un des principaux arguments utilis&#233;s pour prolonger sa d&#233;tention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abu Keshek a fermement rejet&#233; ces all&#233;gations, les qualifiant de &#171; totalement fausses &#187;, ajoutant que sa lib&#233;ration elle-m&#234;me contredisait ces accusations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le fait que je sois ici &#8212; vivant et hors de prison &#8212; en est la preuve vivante &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;. &#171; Car nous savons comment fonctionne Isra&#235;l. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a ajout&#233; : &#171; Si l'une de ces accusations avait &#233;t&#233; vraie, je n'aurais pas revu la lumi&#232;re du jour. Ils m'interrogeaient sans cesse sur la derni&#232;re fois o&#249; j'avais rendu visite &#224; ma famille en Palestine, m&#234;me si cela remontait &#224; trois ou quatre ans. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'implication de sa famille dans sa d&#233;tention s'est &#233;tendue bien au-del&#224; de la cellule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors d'un discours prononc&#233; lors d'une assembl&#233;e du GSF &#224; Marmaris, il a d&#233;clar&#233; que pendant qu'il &#233;tait en prison, un drone survolait la maison de sa famille en Espagne, o&#249; il vit d&#233;sormais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abu Keshek a d&#233;clar&#233; &#224; The New Arab que, plut&#244;t que de l'interroger tout au long de sa d&#233;tention, les forces isra&#233;liennes s'&#233;taient beaucoup plus attach&#233;es &#224; lui imposer leur point de vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ils croient vraiment &#224; la propagande qu'ils diffusent. C'est leur compr&#233;hension de la situation, leur perception des diff&#233;rentes r&#233;alit&#233;s&#8230; pour eux, leur fa&#231;on de voir les choses est la bonne. Il n'y a pas d'occupation&#8230; la Palestine n'existe pas &#187;, a expliqu&#233; Abu Keshek.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Et c'est tr&#232;s difficile parce qu'on veut r&#233;pondre, mais en m&#234;me temps, on veut garder son calme et ne pas se laisser entra&#238;ner dans une dispute qu'ils utiliseront contre nous. Ce n'est pas agr&#233;able d'&#234;tre trait&#233; de terroriste, d'&#234;tre qualifi&#233; de terroriste alors qu'on mobilise la soci&#233;t&#233; civile et que ce sont l&#224; nos valeurs &#187;, a-t-il poursuivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai grandi dans un camp de r&#233;fugi&#233;s [&#224; Naplouse], et j'ai vu mon p&#232;re &#234;tre emmen&#233; loin de chez nous. J'ai re&#231;u une balle au visage alors que je jetais des pierres sur les forces isra&#233;liennes quand j'&#233;tais enfant, et j'ai encore la cicatrice au menton. Toute cette exp&#233;rience a &#233;t&#233; ma motivation pour me battre dans ce combat plus large &#187;, confie-t-il &#224; The New Arab.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Puis j'ai eu mes trois enfants et je voulais une vie diff&#233;rente pour eux. Mais je dois me battre pour leur vie. Personne ne va la leur offrir. Alors quand vous devez faire face &#224; tout cela, et que vous &#234;tes assis sur une chaise pendant des heures, qu'on vous dit que vous &#234;tes un criminel parce que vous voulez une vie meilleure. &#199;a vous frappe, &#231;a vous frappe de plein fouet &#187;, a r&#233;v&#233;l&#233; Abu Keshek.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'activiste explique que le traitement psychologique et physique qu'il a subi dans une prison isra&#233;lienne n'&#233;tait pas seulement une forme de torture mentale pour lui, mais aussi une tentative d'affaiblir l'ensemble du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Leur approche consistait &#224; dire : &#8220;On prend ces deux personnes. On les brise, on criminalise les mouvements, et on s&#232;me le chaos&#8221; &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mouvement continue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la flottille s'appr&#234;te &#224; quitter la Turquie pour la derni&#232;re &#233;tape de son voyage vers Gaza dans les prochains jours, Abu Keshek explique qu'il poursuivra son travail sur la terre ferme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il sugg&#232;re que naviguer est en fait compl&#233;mentaire &#224; la cause, mais que la mobilisation sur la terre ferme est tout aussi importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Naviguer est une m&#233;thode. En tant que mouvement, nous utilisons de multiples strat&#233;gies pour organiser des gr&#232;ves, travailler avec les syndicats et nous organiser politiquement. Ainsi, nous mobilisons chaque recoin du monde pour en faire un levier de pression politique &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La seule raison pour laquelle je suis assis ici aujourd'hui, c'est que ces outils fonctionnent. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de l'attention m&#233;diatique dont b&#233;n&#233;ficiera le mouvement tout au long de la prochaine &#233;tape de la travers&#233;e, Abu Keshek souligne l'importance de maintenir l'attention sur la Palestine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sujet des violences inflig&#233;es par les forces isra&#233;liennes, il d&#233;clare : &#171; Il est tr&#232;s important de ne pas minimiser les exp&#233;riences v&#233;cues par les Palestiniens&#8230; nous devons saisir chaque occasion pour parler de ce qui se passe en Palestine. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En continuant &#224; mettre les voix palestiniennes au centre du r&#233;cit de la flottille, &#171; nous pouvons transformer la violence et l'agression des gouvernements sionistes en l'une de nos forces. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas seulement de la Palestine, mais d'un combat qui s'&#233;tend au monde entier, a-t-il ajout&#233;, en d&#233;clarant : &#171; Nous devons garder &#224; l'esprit que le travail de solidarit&#233; que nous accomplissons n'est pas un &#233;v&#233;nement ponctuel. C'est un acte permanent, ce qui signifie que nous sommes ici aujourd'hui non pas dans le seul but de naviguer, mais dans le but de continuer &#224; travailler ensemble aussi longtemps qu'il le faudra, non seulement pour la Palestine mais [pour la lib&#233;ration] de toute l'humanit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Alice Chapman est une journaliste ind&#233;pendante originaire du Royaume-Uni qui s'int&#233;resse particuli&#232;rement aux r&#233;alit&#233;s de terrain et aux histoires humaines. Elle s'efforce de jeter un pont entre la politique et l'humanit&#233;, en donnant la parole &#224; ceux qui sont les plus touch&#233;s par les conflits politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alice faisait &#233;galement partie des militants de la flottille arr&#234;t&#233;s par les forces isra&#233;liennes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction : AFPS&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; par : &lt;a href=&#034;https://www.newarab.com/features/saif-abu-keshek-israeli-detention-and-gaza-flotilla-raid&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The New Arab&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la Nakba au g&#233;nocide : une vie marqu&#233;e par la perte et la r&#233;silience pour une grand-m&#232;re de Gaza</title>
		<link>https://www.france-palestine.org/De-la-Nakba-au-genocide-une-vie-marquee-par-la-perte-et-la-resilience-pour-une</link>
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		<dc:date>2026-05-15T13:56:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Presse</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;fugi&#233;s et droit au retour</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; 95 ans, Fatema Obaid a surv&#233;cu &#224; deux offensives isra&#233;liennes de grande envergure, perdu 70 membres de sa famille et endur&#233; la famine ainsi que des exils forc&#233;s &#224; r&#233;p&#233;tition &#8211; mais elle refuse toujours de quitter sa terre natale. &lt;br class='autobr' /&gt; Photo : Fatema Obaid, &#226;g&#233;e de 95 ans, affirme que le g&#233;nocide qui se d&#233;roule actuellement &#224; Gaza est pire que la Nakba de 1948 &#169; Hani Abu Rezeq/MEE &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; 95 ans, Fatema Obaid a endur&#233; les bombardements quotidiens isra&#233;liens, la famine et la perte de 70 membres de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.france-palestine.org/local/cache-vignettes/L150xH82/obeid-gaza-mee-2026-9389e.jpg?1778853382' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; 95 ans, Fatema Obaid a surv&#233;cu &#224; deux offensives isra&#233;liennes de grande envergure, perdu 70 membres de sa famille et endur&#233; la famine ainsi que des exils forc&#233;s &#224; r&#233;p&#233;tition &#8211; mais elle refuse toujours de quitter sa terre natale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Photo : Fatema Obaid, &#226;g&#233;e de 95 ans, affirme que le g&#233;nocide qui se d&#233;roule actuellement &#224; Gaza est pire que la Nakba de 1948 &#169; Hani Abu Rezeq/MEE&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; 95 ans, Fatema Obaid a endur&#233; les bombardements quotidiens isra&#233;liens, la famine et la perte de 70 membres de sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, cette grand-m&#232;re palestinienne, qui a surv&#233;cu &#224; la Nakba de 1948, a refus&#233; de quitter la ville de Gaza lorsque l'arm&#233;e isra&#233;lienne le lui a ordonn&#233; pendant le g&#233;nocide de 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour elle, fuir &#224; nouveau marquerait le d&#233;but d'une &#171; Nakba plus cruelle &#187; &#8211; une Nakba qu'elle refuse de revivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Lors de la premi&#232;re Nakba, il est vrai que des centaines de milliers de personnes ont perdu leurs terres, leurs maisons et leurs villages &#187;, a d&#233;clar&#233; Obaid &#224; Middle East Eye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mais lors de cette Nakba, nous avons perdu toute une histoire &#187;, a-t-elle ajout&#233; depuis un appartement inachev&#233; dans l'ouest de la ville de Gaza, o&#249; elle est d&#233;plac&#233;e avec ses petits-enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous avons perdu des familles enti&#232;res, et des g&#233;n&#233;rations enti&#232;res ont &#233;t&#233; an&#233;anties pour les d&#233;cennies &#224; venir. Ce qu'ils n'ont pas pu faire en 1948, ils le font aujourd'hui. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Originaire du quartier de Shujaiya &#224; Gaza, Obaid a &#233;t&#233; temporairement d&#233;plac&#233;e lors de la Nakba de 1948, lorsque les milices sionistes ont attaqu&#233; les villes et villages palestiniens &#224; travers la Palestine historique, expulsant de force des centaines de milliers de Palestiniens pour permettre la cr&#233;ation d'Isra&#235;l &#8211; un &#233;v&#233;nement que de nombreux chercheurs qualifient de nettoyage ethnique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Obaid est ensuite revenue &#224; Shujaiya, une zone qui est rest&#233;e hors du contr&#244;le isra&#233;lien apr&#232;s l'accord d'armistice de 1949, mais qui se trouvait &#224; proximit&#233; de la nouvelle fronti&#232;re de facto entre Isra&#235;l et la bande de Gaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 75 ans plus tard, elle a rev&#233;cu le m&#234;me traumatisme qu'elle avait endur&#233; &#224; l'adolescence &#8211; mais cette fois-ci avec une brutalit&#233; bien plus grande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il n'y a aucune comparaison entre la premi&#232;re et la deuxi&#232;me Nakba &#187;, a-t-elle d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La nouvelle Nakba&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme de nombreux Palestiniens de Gaza pendant la Nakba, Obaid a connu &#224; la fois le d&#233;placement et l'accueil de r&#233;fugi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle et sa famille ont &#233;t&#233; contraintes de fuir leur foyer pendant plusieurs mois au milieu de la violence et du chaos qui ont balay&#233; la Palestine en 1948.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, Gaza a &#233;t&#233; submerg&#233;e par des Palestiniens expuls&#233;s de force des villes et villages qui ont ensuite &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;s &#224; Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Rien n'est plus douloureux que d'&#234;tre d&#233;racin&#233; de sa propre terre et de savoir qu'apr&#232;s toutes ces ann&#233;es, on mourra en exil&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt; - Fatema Obaid, grand-m&#232;re palestinienne&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les familles sont arriv&#233;es sans presque rien apr&#232;s avoir fui les massacres, les bombardements et les attaques des milices sionistes, convaincues qu'elles reviendraient en quelques jours. Au lieu de cela, Gaza est devenue un lieu de refuge permanent, surpeupl&#233; par des centaines de milliers de Palestiniens d&#233;racin&#233;s pendant la Nakba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, environ 1,6 million de r&#233;fugi&#233;s palestiniens et leurs descendants vivent dans cette enclave, repr&#233;sentant environ 73 % de la population de Gaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis octobre 2023, cependant, Fatema Obaid a &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;e plus de dix fois apr&#232;s que sa maison et tout son quartier ont &#233;t&#233; r&#233;duits en ruines et int&#233;gr&#233;s &#224; la zone d'exclusion r&#233;cemment impos&#233;e par Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je vis &#224; Shujaiya depuis ma naissance. M&#234;me apr&#232;s avoir &#233;pous&#233; mon cousin, je n'ai d&#233;m&#233;nag&#233; qu'&#224; quelques rues de l&#224; &#187;, se souvient-elle, ajoutant qu'ils avaient fui pendant quelques mois en 1948, mais qu'ils &#233;taient finalement revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce n'est que lors de cette Nakba que nous avons perdu nos maisons, notre quartier et tout l'est de Gaza &#187;, a-t-elle ajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ils ont bombard&#233; notre maison et tu&#233; plus de 70 membres de ma famille : mes fils, mes petits-enfants, mes neveux, leurs enfants et bien d'autres membres de notre famille &#233;largie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la Nakba, entre 1947 et 1949, les milices sionistes, puis les forces isra&#233;liennes, ont tu&#233; entre 13 000 et 15 000 Palestiniens et d&#233;plac&#233; de mani&#232;re permanente environ 750 000 personnes, soit environ 75 % de la population palestinienne de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre du g&#233;nocide actuel &#224; Gaza, les forces isra&#233;liennes ont tu&#233; plus de 72 000 Palestiniens en deux ans, tandis que pr&#232;s de deux millions d'habitants ont &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;s. Environ 1,5 million de personnes restent d&#233;racin&#233;es malgr&#233; l'accord de cessez-le-feu, la plupart vivant d&#233;sormais dans des tentes de fortune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rester &#224; Gaza&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu apr&#232;s qu'Obaid eut &#233;t&#233; contrainte de fuir son domicile pour se r&#233;fugier dans un autre quartier de la ville de Gaza en octobre 2023, l'arm&#233;e isra&#233;lienne a &#233;mis &#224; plusieurs reprises des ordres d'expulsion massive enjoignant aux habitants de se diriger vers le sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme des centaines de milliers d'habitants ont initialement refus&#233; d'obtemp&#233;rer, Isra&#235;l a impos&#233; ce que les experts des Nations unies ont qualifi&#233; de famine syst&#233;matique, &#171; utilis&#233;e comme une arme de guerre barbare &#187; pour forcer les Palestiniens &#224; partir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des mois qui ont suivi, les habitants ont &#233;t&#233; priv&#233;s de denr&#233;es alimentaires de base, notamment de farine de bl&#233;, et ont eu du mal &#224; trouver de l'eau potable. La famine a &#233;t&#233; officiellement d&#233;clar&#233;e &#224; Gaza en ao&#251;t 2025 par la Classification int&#233;gr&#233;e de la s&#233;curit&#233; alimentaire (IPC), soutenue par l'ONU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, Obaid a refus&#233; de quitter la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y avait des jours o&#249; nous ne trouvions m&#234;me pas une gorg&#233;e d'eau &#187;, a d&#233;clar&#233; Obaid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous comptions chaque gorg&#233;e que nous buvions, nous trouvions &#224; peine de quoi manger et &#233;tions contraints de fuir d'un endroit &#224; l'autre &#224; chaque fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cela a ruin&#233; ma sant&#233;, mais je ne voulais pas quitter la ville de Gaza. Je ne voulais pas &#234;tre enterr&#233;e ailleurs &#224; la fin de ma vie. Je ne voulais pas revivre la catastrophe que nous subissons depuis pr&#232;s de huit d&#233;cennies. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le cadeau d'un p&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De retour chez elle, Obaid avait conserv&#233; presque tout ce qui datait de son enfance et de son mariage, y compris sa robe de mari&#233;e ainsi que les v&#234;tements et les casseroles offerts par sa famille et sa belle-famille avant le mariage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pendant plus de 80 ans, j'ai gard&#233; ma longue robe de mari&#233;e blanche dans le placard. J'ai &#233;galement conserv&#233; les vestes et les v&#234;tements de mon mari, d&#233;c&#233;d&#233; il y a environ 20 ans &#187;, a-t-elle d&#233;clar&#233; &#224; MEE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tout cela a disparu, ainsi que tout l'argent que j'avais &#233;conomis&#233; tout au long de ma vie. Et pas seulement cela, mais aussi tout ce que nous avions r&#233;ussi &#224; acqu&#233;rir dans chaque endroit o&#249; nous avons &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;s &#187;, a-t-elle poursuivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Chaque fois que nous fuyions, c'&#233;tait dans la terreur. Nous n'avions pas le temps de rassembler nos affaires. Nous ne pouvions m&#234;me pas emporter une bouteille d'eau avec nous. Je me suis enfuie en ne portant que cette m&#234;me robe. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule chose qui a surv&#233;cu avec Fatema Obaid est une paire de boucles d'oreilles que son p&#232;re lui avait offertes lorsqu'elle &#233;tait enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je les ai gard&#233;es toutes ces ann&#233;es. Je n'aurais jamais pu les vendre ni les remplacer, car elles ont autrefois &#233;t&#233; tenues entre les mains de mon p&#232;re. Elles portent son souvenir en elles. Je ne les enl&#232;ve jamais, et c'est pourquoi elles ont surv&#233;cu avec moi &#187;, a-t-elle d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est la seule chose qui reste d'avant la Nakba. Elles ont surv&#233;cu &#224; deux Nakbas, alors que tant de membres de ma famille ont &#233;t&#233; tu&#233;s. Ces boucles d'oreilles sont toujours vivantes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les derniers t&#233;moins &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Obaid fait partie des rares t&#233;moins encore en vie de la Nakba de 1948 &#224; Gaza qui ont surv&#233;cu au g&#233;nocide en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis octobre 2023, les attaques isra&#233;liennes ont tu&#233; au moins 4 813 Palestiniens &#226;g&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d'autres sont morts de faim, de maladies non soign&#233;es et &#224; cause de l'effondrement du syst&#232;me de sant&#233; de Gaza, dans un contexte de blocus isra&#233;lien et d'ordres r&#233;p&#233;t&#233;s de d&#233;placement forc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les gens rient quand je dis qu'il ne me reste plus qu'un fils et demi : l'un qui a surv&#233;cu, et l'autre qui a &#233;t&#233; gravement bless&#233; et qui est actuellement incapable de marcher &#187;, a d&#233;clar&#233; Obaid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Toute ma vie, j'ai perdu beaucoup de choses. Ma m&#232;re est morte peu apr&#232;s ma naissance, et j'ai men&#233; une vie difficile depuis lors &#187;, se souvient-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; mon &#226;ge, j'ai perdu mes fils et de nombreux membres de ma famille, j'ai endur&#233; la famine et subi des d&#233;placements r&#233;p&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mais rien n'est plus douloureux que d'&#234;tre d&#233;racin&#233;e de sa propre terre et de savoir qu'apr&#232;s toutes ces ann&#233;es, on mourra en exil. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Traduction : AFPS&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; par : &lt;a href=&#034;https://www.middleeasteye.net/news/nakba-genocide-gaza-grandmothers-lifetime-loss-and-resilience&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Middle East Eye&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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