"le choix de valérie Hoffenberg par N.Sarkozy : Une partialité inacceptable

Communiqué de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), lundi 31 août 2009

C’est avec une cer­taine stu­pé­faction que nous apprenons la nomi­nation par le pré­sident Nicolas Sarkozy de Valérie Hof­fenberg, direc­trice de l’ « Ame­rican Jewish Com­mittee -France », comme « repré­sen­tante spé­ciale de la France pour la dimension écono­mique, cultu­relle, com­mer­ciale, éducative et envi­ron­ne­mentale du pro­cessus de paix au Proche-​​Orient. »

Com­mu­niqué de l’Association France Palestine Soli­darité (AFPS)

Une par­tialité inacceptable

C’est avec une cer­taine stu­pé­faction que nous apprenons la nomi­nation par le pré­sident Nicolas Sarkozy de Valérie Hof­fenberg, direc­trice de l’ « Ame­rican Jewish Com­mittee -France », comme « repré­sen­tante spé­ciale de la France pour la dimension écono­mique, cultu­relle, com­mer­ciale, éducative et envi­ron­ne­mentale du pro­cessus de paix au Proche-​​Orient. »

Curieuse conception de « l’équilibre » que de nommer pour une telle mission la direc­trice d’une orga­ni­sation qui est partie pre­nante dans le conflit israélo-​​palestinien.

Curieuse conception, lorsque l’organisation en question se targue, en effet, d’être engagée côté de la puis­sance occu­pante, et se félicite de mobi­liser pour « sou­tenir l’Etat d’Israël » ajoutant qu’il s’agit de le sou­tenir « dans sa volonté de vivre en paix et en sécurité avec ses voisins », alors même que Tel-​​Aviv poursuit l’occupation des ter­ri­toires pales­ti­niens, poursuit leur colo­ni­sation, se moque du droit inter­na­tional, bafoue les droits humains les plus élémen­taires, refuse tout projet de paix fondé sur le droit inter­na­tional, rejette les pro­po­si­tions de paix arabes, et ne pro­jette que la guerre contre ceux qui refusent de se plier à sa domi­nation coloniale.

Curieuse ambition pour la France que d’associer la repré­sen­tante en France d’une orga­ni­sation amé­ri­caine « aux dis­cus­sions avec nos par­te­naires, en par­ti­culier les Etats-​​Unis et l’Union européenne »

Afficher un tel choix aujourd’hui pour la France relève de la tra­hison des prin­cipes qui ont présidé depuis le général de Gaulle à la poli­tique étrangère fran­çaise au Proche-​​Orient.

La défense d’une paix sans cesse ajournée parce que Tel-​​Aviv refuse le droit inter­na­tional mérite mieux que ces petits jeux de palais marqués d’un tro­pisme dévastateur.

La France a le devoir et la pos­si­bilité de s’engager réel­lement en faveur de la paix. C’est-à-dire en faisant pression sur les diri­geants de Tel-​​Aviv pour mettre un terme à l’occupation. Contrai­rement à ce qu’affirme Nicolas Sarkozy, un "projet écono­mique" à Bethléem comme prétend le défendre Valérie Hof­fenberg n’est pas un projet de déve­lop­pement tant que Bethléem demeure sous le joug de l’occupation mili­taire israé­lienne, tant que Bethléem demeure soumise à la construction d’un réseau de murs d’apartheid israé­liens, tant que sa jeu­nesse demeure soumise aux check-​​points, à la prison, à l’absence de pers­pective d’indépendance. Tant que la Palestine n’est pas libre et indé­pen­dante et son peuple en mesure d’exercer son droit à l’auto-détermination.

Un retour moderne à une poli­tique digne et efficace de la France suppose que notre pays s’attaque à la poli­tique israé­lienne illégale qui dure depuis trop d’années, elle suppose une volonté de pro­mouvoir le droit, et l’égalité des droits entre nations. La France doit s’engager pour la paix, pas pour de faux-​​semblants, com­plices de l’occupation ni, comme l’a dit le pré­sident Sarkozy lors de la Confé­rence des ambas­sa­deurs, en laissant seuls, face à face, les deux protagonistes.

Paris, le 30 août 2009.

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Communiqué 31 Août 2009