|
Accueil
>>
Informations
>>
Témoignages / Opinion
>>
Des villages palestiniens attaqués par les colons israéliens
publié le mardi 23 septembre 2008 Irin Les attaques menées par les colons israéliens armés jusqu’aux dents et qui n’ont de civil que l’absence d’uniforme, se multiplient contre les Palestiniens avec l’objectif de les contraindre, par la terreur encore une fois, à quitter leur terre et s’en emparer.
Le Premier ministre sortant Ehoud Olmert a déclaré que le rêve d’un « Grand Israël » ne serait pas réalisé, au lendemain d’un raid mené, en guise de représailles, par des colons dans le village palestinien d’Assira Qabaliya, dans le nord de la Cisjordanie, qui a fait de graves dégâts et plusieurs blessés. « Il n’y aura pas de pogroms contre des habitants non-juifs », avait déclaré le Premier ministre sortant aux membres de son cabinet, le 14 septembre. La police a déclaré avoir ouvert une enquête, mais n’avoir procédé à aucune arrestation. Le comité des affaires internes de la Knesset (l’Assemblée) a convoqué une réunion d’urgence pour débattre de l’incident, provoqué par un Palestinien, qui avait poignardé un jeune garçon et incendié une maison, dans une nouvelle implantation de colons israéliens. Des images vidéos montrent des colons attaquant le village palestinien en présence de soldats israéliens. « Que l’armée soit là ou non, les colons attaquent », a déclaré un habitant palestinien à IRIN. Pourtant, selon un communiqué publié par l’armée israélienne, « conformément à la consigne et aux ordres des commandants, un soldat ne doit pas rester sans rien faire, mais agir pour prévenir les troubles violents ». Selon une source des forces de sécurité, deux armes à feu ont été confisquées aux colons qui ont attaqué le village. Peu après le discours de M. Olmert, les colons se sont rendus à Awarta, une autre ville, et ont incendié plus de 400 oliviers palestiniens, selon les habitants. « Les arbres ont brûlé pendant des heures », a raconté Asad Loolah, expliquant à IRIN qu’il avait perdu une cinquantaine d’arbres. Il a fallu près d’une heure pour que le camion des sapeurs-pompiers puisse se rendre sur les lieux, en raison des restrictions imposées par Israël à la circulation des Palestiniens en Cisjordanie. En outre, les habitants ont rapporté que les ambulances palestiniennes, dépêchées pour évacuer les blessés, la veille, à Assira, avaient été retardées. De plus en plus d’attaques En août, « 37 personnes ont été blessées au cours d’attaques menées par des colons israéliens, le bilan le plus lourd depuis janvier 2005 », a indiqué le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) dans les Territoires palestiniens occupés. « Les mesures de maintien de l’ordre lacunaires des autorités israéliennes semblent être un des principaux facteurs à l’origine de la persistance de ce phénomène de violence observé chez les colons, au fil des années », écrivait récemment l’agence dans un numéro de son bulletin The Humanitarian Monitor, publié le 12 septembre. « Là, c’est Yitzhar, là, c’est Brakha et là, c’est Itamar », a expliqué Hani Darawshe, un habitant, indiquant du doigt les collines avoisinantes, qui comptent chacune une colonie israélienne, établie sur des terres qui appartenaient aux Palestiniens, affirment ces derniers. À proximité de chaque colonie, se trouvent plusieurs « nouvelles implantations », satellites d’une colonie principale, qui couvrent de plus en plus de terres palestiniennes. « Nous vivons ici depuis des centaines d’années », a expliqué M. Darawshe, ajoutant que les constructions du village dataient de l’empire romain. La terre qu’ils ont quittée leur est désormais quasi interdite d’accès. « J’ai besoin de me mettre d’accord avec l’armée [israélienne] pour me rendre sur mes terres », a déploré M. Loolah. « Ils ne m’autorisent à m’y rendre que deux ou trois jours par an. Je n’ai pas l’occasion de tailler ni d’arroser les arbres, et je n’ai pas assez de temps pour cueillir mes olives ». « Vous voyez, c’est tout desséché et tout fouillis », dit-il, en montrant du doigt cette terre inaccessible où lui-même et 15 autres familles ont perdu de nombreux arbres, ajoute-t-il. À l’approche de la récolte des olives, qui doit commencer après l’Aïd el Fitr, à la fin du Ramadan (début octobre), M. Loolah s’inquiète de sa production prévue, une source de revenus importante. Intro et titre modifié : C. Léostic, Afps http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx ?ReportId=80526 |
ImpressionEnvoyer par mail Sur le même sujet : Bilin le village |
16 mars 2010
Jonathan Cook |
16 mars 2010
Le Monde avec AFP |
12 mars 2010
Amira Hass |
6 mars 2010
Comité populaire de résistance contre le Mur et les colonies |
4 mars 2010
Philippe Rekacewicz |
8 février 2010
Serge Dumont |
1er février 2010
Comité de Coordination de la Lutte Populaire |
29 janvier 2010
vidéo |
25 janvier 2010
Sur le même sujet : Claude Angeli |
18 mars 2010
le Monde avec Afp |
10 mars 2010
Karine Laub |
8 mars 2010
Plateforme des ONG françaises pour la Palestine |
4 mars 2010
Michel Warschawski |
4 mars 2010
AFP |
28 février 2010
el Watan |
27 février 2010
Serge Dumont |
7 février 2010
Françoise Germain-Robin |
6 février 2010
|
|
L'AFPS soutient le peuple Palestinien
dans sa lutte pour la réalisation de ses droits nationaux. Elle agit
pour une paix réelle et durable, fondée sur l'application du droit international.
Lire la charte
|
||
|
Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent
avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'Afps traduit et publie des auteurs divers.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'Afps.
|
||
|
Site conçu avec le logiciel libre SPIP.
|