Accueil >> Informations >> Actualités >>
Israël poursuit la colonisation à Jérusalem-Est
publié le jeudi 10 juillet 2008

Le Monde et AFP
 
Plus de 200 000 Israéliens se sont installés dans une douzaine de quartiers de colonisation construits à Jérusalem-Est depuis 1967. Ces annexions n’ont jamais été reconnues par la communauté internationale.

La commission de planification urbaine israélienne, qui relève du ministère de l’intérieur, a approuvé, mercredi 9 juillet, la construction de 920 logements à Har Homa, un quartier de Jérusalem-Est annexé à l’Etat israélien. Ces nouvelles habitations font partie d’un projet de construction de 40 000 logements au cours des dix prochaines années à Jérusalem, pour certains dans des quartiers de colonisation de Jérusalem-Est. Ce projet avait été approuvé en juin par le ministère de l’intérieur, après l’avoir été par la municipalité.

La mise en chantier du quartier de Har Homa, en mars 1997, avait suscité la colère des Palestiniens et conduit à un blocage durable du processus de paix. Plus de 10 000 colons y habitent d’ores et déjà.

L’Autorité palestinienne a dénoncé ce projet d’extension qui menace la poursuite du processus de paix israélo-palestinien. "Cette politique met en doute la crédibilité d’Israël dans les négociations et celle de l’administration américaine qui n’a pas exercé suffisamment de pression pour mettre fin à cette politique destructrice", a déclaré le porte-parole de la présidence de l’Autorité palestinienne. Mark Regev, le porte-parole du premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a indiqué que le gouvernement n’était "pas au courant de nouveaux appels d’offres" pour ces constructions.

200 000 Israéliens à Jérusalem est

Les limites municipales de Jérusalem ont été considérablement étendues vers l’est après la guerre de juin 1967, pour englober la partie arabe de la Ville sainte et des secteurs avoisinants, tous situés en Cisjordanie. Plus de 200 000 Israéliens se sont installés dans une douzaine de quartiers de colonisation construits à Jérusalem-Est depuis 1967. Ces annexions n’ont jamais été reconnues par la communauté internationale. La secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, en visite dans la région en juin, avait critiqué la poursuite de la colonisation.

Pour les Palestiniens, qui veulent faire du secteur oriental de Jérusalem la capitale de leur futur Etat, la colonisation est le principal obstacle à la paix. Son gel fait d’ailleurs partie de l’une des trois étapes de la "feuille de route", le plan international de paix lancé en 2003 et à nouveau accepté par Israël et les Palestiniens lors de la réunion internationale du 27 novembre à Annapolis sur le Proche-Orient.

imrimer cet article Impression
Envoyer par mail
Destinataire  :
(email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)



Sur le même sujet :

Uri Avnery - 23 août 2008 | 28 août 2008

Emmanuel Riondé | 21 août 2008

AFP | 16 août 2008

Zeev Sternhell | 15 août 2008

Le Monde et dépêches | 8 août 2008

Radio Canada | 26 juillet 2008

Delphine Matthieussent | 10 juillet 2008

Raja Shehadeh | 6 juillet 2008

Anne Paq | 29 juin 2008

Actualités :

Palestinian Centre for Human Rights (PCHR) | 6 septembre 2008

5 septembre 2008

Jeff Halper | 5 septembre 2008

Meron Benvenisti | 5 septembre 2008

Abdelkrim Ghezali - La tribune d’Algérie | 4 septembre 2008

Paola - PNN | 4 septembre 2008

Nadia - ASSAWRA | 4 septembre 2008

Rapport hebdomadaire du PCHR | 3 septembre 2008

Fadi Yacoub - PNN | 3 septembre 2008

café "La mer à boire" en collaboration avec Sivan Halévy | 2 septembre 2008


L'AFPS soutient le peuple Palestinien dans sa lutte pour la réalisation de ses droits nationaux. Elle agit pour une paix réelle et durable, fondée sur l'application du droit international. Lire la charte
Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'Afps traduit et publie des auteurs divers. L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'Afps.
Site conçu avec le logiciel libre SPIP.