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La carte arabe après Damas
publié le dimanche 13 avril 2008 Morsi Attalla Qu’en est-il après Damas [1] ? Comment faut-il agir face à la nouvelle [réalité, aux] facteurs de danger et d’explosion ? Ces questions préoccupent tous ceux qui s’intéressent à l’avenir de l’action arabe commune. Elles les obligent aussi à faire des efforts pour éliminer une somme énorme de défis dont les répercussions s’étendent partout au sein du monde arabe.
Permettez-moi de faire un effort d’interprétation et de dire que le point de départ pour faire face à cette réalité est une compréhension correcte des erreurs catastrophiques que certains parmi nous ont commis, intentionnellement ou non. Ces erreurs ont alors donné naissance à des craintes et doutes qui ont négativement influencé l’action arabe commune ainsi que son avenir. Je voudrais dire qu’une bonne compréhension de la réalité arabe actuelle nécessite une autocorrection de la part de ceux qui ont été impliqués dans des erreurs politiques ou sécuritaires, que ce soit en Palestine, en Iraq, au Liban ou au Darfour. C’est ainsi qu’il sera possible de parier sur la naissance d’une capacité arabe réelle qui dépasserait l’inertie actuelle et qui se dirigerait vers la formulation d’une nouvelle conception arabe. Cette conception doit être basée sur l’entente et doit avoir pour objectif d’activer le principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures d’autrui ainsi que d’éviter d’être impliqué dans des coalitions régionales ou internationales, quelles qu’en soient les raisons. Le langage du dialogue politique et médiatique lors du sommet de Damas semblait calme et sage. Ce qui encourage à entamer un dialogue transparent et clair entre les Etats arabes en étroite relation avec les sujets de discorde. Et ce par l’intermédiaire d’un agenda qui se baserait sur une ouverture d’esprit et une modernisation de la pensée. D’un côté, cela guiderait les capacités de la nation arabe, et de l’autre, permettrait de répondre aux revendications et ambitions légales et individuelles de chaque pays arabe. Ici, il faut dire que pour entamer tout dialogue sérieux, il faut commencer par l’instauration d’un climat propice à une entente arabe. Ceci doit commencer par l’émission de signaux clairs assurant des bonnes intentions dans les tentatives de régler les crises, avec en tête la crise des élections libanaises et celle de la rupture entre Gaza et Ramallah. A mon avis, si ce dialogue se réalise dans la maison arabe, il sera alors facile de passer rapidement aux causes cruciales et dangereuses qui menacent toute la région. Il faut surtout se hâter de mettre fin à l’impasse libanaise, ce qui profitera à tous et surtout à la Syrie. Effectivement, celle-ci a parfaitement compris qu’en raison de la crise libanaise, la cause palestinienne n’a pas pris le dessus au cours du sommet de Damas. Effectivement, les discussions du sommet ont surtout été dominées par les différends interarabes. De plus, l’important n’est pas de faire des communiqués ou de formuler des décisions, mais plutôt de créer un climat général qui doit être en relation étroite avec la conscience et les sentiments de l’opinion publique arabe. Walid Al-Moallem, ministre syrien des Affaires étrangères, a parlé au cours de son discours du bâton de Moïse. Or, la question ne peut être abordée par l’intermédiaire d’un langage de la farce. La balle est dans le camp de l’Etat qui préside l’institution du sommet jusqu’en mars 2009. Cet Etat doit donc prouver qu’il tient à faire perdre le pari à tous ceux qui ont dit que le sommet de Damas sera le dernier sommet arabe. Damas doit donc entamer des pas sérieux et pratiques qui assureraient sa coopération dans l’initiative arabe visant à régler la crise des élections présidentielles au Liban. Ceci permettra d’éviter le retour à la politique des alignés et par conséquent à la rupture entre les Arabes. [1] le 20ème sommet arabe s’est déroulé à Damas les 29 et 30 mars 2008, il a réuni 11 des 22 chefs d’Etat arabes . publié par al-Ahram hebdo en français |
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