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Projets mis en oeuvre par l’AFPS Nîmes
publié le mercredi 28 novembre 2007

AFPS Nîmes
 

Les projets :

-  Soutien a des écoles et des hôpitaux : échanges entre enseignants et correspondances scolaire ;

-  Campagnes pour la libération des jeunes Palestiniens en détention administrative

-  Participation aux missions

-  Accueil de Palestiniens

-  Parrainages


Projets du groupe AFPS de Nîmes

Parallèlement à l’organisation régulière de missions en Palestine-Israël et à l’invitation de Palestiniens, le groupe de Nîmes est engagé dans deux projets permanents ; le point en novembre 2007 :

1) Campagne pour la libération des jeunes Palestiniens en détention administrative :

Au printemps 2005, la représentante des mouvements anticolonialistes israéliens invitée à l’Assemblée Générale de l’AFPS avait plaidé en faveur d’actions triangulaires associant des militants palestiniens, israéliens et internationaux.

Souhaitant s’inscrire dans cette démarche, le groupe de Nîmes a entamé l’été suivant un projet avec deux ONG palestiniennes : Addameer (citée plus haut) et Defence of Children International – Palestine, et deux associations israéliennes : Ta’ayush (« Vivre ensemble ») et la Coalition des Femmes pour une Paix Juste.

En cherchant comment à la fois « faire quelque chose » (comme le demandent souvent des sympathisants) pour les Palestiniens, et sensibiliser politiquement autour de nous, l’action s’est concentrée sur les jeunes prisonniers qui se trouvent en détention administrative. Cette procédure d’exception permet d’emprisonner quelqu’un sans limitation de temps (par périodes de trois ou six mois renouvelables indéfiniment) sans obligation d’en indiquer le motif et sans que des avocats puissent intervenir. Elle concernerait actuellement plus de 1200 Palestiniens, dont une vingtaine de mineurs.

Les modalités de cette campagne sont les suivantes :

-  information (six grands panneaux) sur les prisonniers palestiniens, la politique israélienne fondée sur l’enfermement, ses caractéristiques (il n’y a pas que Guantanamo…) ;

-  envoi aux autorités israéliennes de lettres, relayées par des mails à l’intention d’élus français et européens de différents niveaux afin d’en accroître la portée ; ces courriers concernent les prisonniers de moins de 18 ans au sujet desquels nos partenaires palestiniens ont pu obtenir des informations, ces jeunes prisonniers continuant évidemment à y figurer jusqu’à leur libération. Chaque lettre est également signalée par des mails aux cinq partenaires du projet (à l’adresse prisonniers@france-palestine.org en ce qui concerne l’AFPS), afin de pouvoir suivre le déroulement du projet). [1]

-  envoi de lettres aux familles des détenus dont nos partenaires palestiniens ont pu se procurer l’adresse. Depuis le lancement de cette campagne en janvier 2006, un des prisonniers mentionnés dans les lettres a été libéré, mais de nouveaux jeunes arrêtés. La campagne en concerne actuellement six, dont deux n’ont pas encore 17 ans. Il est question qu’elle s’étende à d’autres pays européens, et peut-être en Israël même.

(2) Le second projet a démarré à l’automne 2006, en collaboration avec le groupe d’instituteurs « Freinet » du Gard (section gardoise de l’ICEM, Institut Coopératif de l’Ecole Moderne).

Il consiste à la fois en l’organisation d’échanges entre enseignants et en la mise en place de correspondances scolaires. La participation au réseau implique l’adhésion aux principes énoncés dans la « charte » [2] Ouvert à tous les enseignants qui en acceptent les principes, le réseau pour une pédagogie libératrice est soutenu par des associations palestiniennes, israéliennes et par l’Association France-Palestine Solidarité.

Des correspondances scolaires ont eu lieu l’an dernier entre deux classes d’élèves palestiniens (Jérusalem Est et Nazareth) et deux classes du Gard. Elles s’étendent cette année à des élèves de Naplouse et de Jérusalem Ouest (l’école « Hand in hand » dont les enseignants et les élèves, tous de nationalité israélienne, sont pour moitié juifs et pour moitié palestiniens).

[1] Ces lettres au Premier Ministre et à d’autres autorités israéliennes sont rédigées ainsi :

Monsieur le Premier Ministre, des jeunes Palestiniens de moins de 18 ans ont été arrêtés par des soldats israéliens et placés en détention administrative. Il s’agit de : (Noms, localités de résidence, dates de naissance et d’arrestation, numéros d’identification) Bien que mineurs, ils sont traités comme des adultes. Incarcérés illégalement en territoire israélien, ils se trouvent de surcroit soumis à un régime de détention administrative renouvelable indéfiniment, sans inculpation ni procès. Tout cela en violation de la 4ème Convention de Genève ratifiée par l’État israélien en 1951 et de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant ratifiée par l’État israélien en 1991. Je vous demande d’appliquer le Droit et de libérer ces jeunes gens le plus rapidement possible.

[2] Réseau pour une pédagogie libératrice pedagogieliberatrice@orange.fr

Le réseau pour une pédagogie libératrice rassemble des enseignants palestiniens, israéliens et européens attachés au respect du Droit international qui inclut la reconnaissance mutuelle par les Israéliens et les Palestiniens de leur droit à l’existence dans un Etat indépendant. Pour les Palestiniens, cela suppose :
-  l’évacuation de toutes les colonies israéliennes et la destruction du mur comme elle a été demandée par la Cour Internationale de Justice ;
-  l’établissement de l’État palestinien dans les frontières de 1967 à côté d’Israël, avec Jérusalem-Est pour capitale ;
-  une solution juste pour les réfugiés fondée sur le droit international.

Dans les contextes très différents vécus par nos élèves, nous jugeons essentiel, tout en les instruisant, de les aider à devenir les adultes citoyens dont nos pays auront besoin demain, en développant en eux l’exigence de liberté, la responsabilité et le respect des autres.

L’objectif du réseau est de confronter nos expériences en pratiquant des échanges (mails, livres, matériel pédagogique...), en mettant en place des correspondances entre classes et en favorisant les rencontres entre enseignants, ainsi qu’entre élèves, des pays concernés.

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