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Abbas présente Annapolis comme une « chance historique » pour la paix
publié le mardi 13 novembre 2007 L’Orient le Jour Le président palestinien Mahmoud Abbas a estiméque la prochaine réunion internationale sur le conflit israélo-palestinien représentait une « chance historique d’ouvrir un nouveau chapitre » au Proche-Orient, lors des commémorations du décès de Yasser Arafat, le 11 novembre.
« Nous voyons (cette conférence prévue à Annapolis aux États-Unis avant la fin de l’année) comme une chance historique d’ouvrir un nouveau chapitre dans l’histoire du Proche-Orient, avec principalement la création de notre État palestinien indépendant et Jérusalem comme capitale (...) », a affirmé M. Abbas. Il s’exprimait lors d’un discours prononcé devant des milliers de personnes, rassemblées au siège de l’Autorité palestinienne à Ramallah à l’occasion de la 3e commémoration de la mort de Yasser Arafat, le 11 novembre 2004 dans un hôpital parisien. M. Abbas a également souhaité que la conférence permette de « récupérer les terres palestiniennes et arabes occupées en 1967 et d’instaurer la sécurité et la paix pour nous, pour les Israéliens et pour les États et les peuples de la région ». Devant un immense portrait de Yasser Arafat, M. Abbas a également vilipendé le mouvement islamiste du Hamas qui a pris le contrôle de la bande de Gaza en juin lors d’un coup de force armé. Des commémorations ont également eu lieu à Gaza, où aura lieu aujourd’hui un grand rassemblement des partisans du Fateh, dans un défi au Hamas. « Yasser Arafat représente le plus haut symbole du peuple palestinien qui vit et meurt pour ses droits et ses principes », a néanmoins affirmé le porte-parole du Hamas à Gaza, Fawzi Barhoum. Trois sympathisants du Fateh qui participaient hier à une manifestation organisée à Gaza dans le cadre du 3e anniversaire du décès de Yasser Arafat ont été blessés par balles lors de heurts avec la police du Hamas. Samedi, le président Mahmoud Abbas a inauguré, au quartier général de l’Autorité palestinienne à Ramallah, le nouveau mémorial de Yasser Arafat. La cérémonie, en présence de nombreux dignitaires et représentants du corps diplomatique, s’est déroulée dans la cour de la Mouqataa, le QG palestinien, à Ramallah en Cisjordanie. M. Abbas, qui lui a succédé à la tête de l’Autorité palestinienne, a émis le vœu dans une brève allocution que « le président et martyr Yasser Arafat soit enterré à Jérusalem, ville où il était aimé et où il était né, et dont le peuple palestinien est déterminé à faire la capitale de son État ». Le nouveau mausolée fait partie d’un complexe flambant neuf abritant également un musée et une mosquée. C’est la Fondation Arafat, chargée de « préserver l’héritage » du défunt leader, qui a supervisé la construction du complexe. Elle est présidée par Nasser al-Qidwa, neveu de Arafat et ex-représentant palestinien à l’ONU. [1] Ces commémorations interviennent à quelques semaines d’une réunion internationale sur le conflit israélo-palestinien, prévue à Annapolis, près de Washington, qui doit marquer le début d’une relance des négociations de paix gelées depuis sept ans. Les préparatifs de cette réunion, voulue par le président américain George W. Bush, se heurtent toutefois à des difficultés entre négociateurs palestiniens et israéliens. « Nous avons des problèmes. C’est pour cela que nous négocions. Mais nous espérons que le quartette (international pour le Proche-Orient) prendra ses responsabilités comme il est censé le faire » pour rapprocher les points de vue, a précisé à l’AFP le négociateur en chef palestinien, Saëb Erakat. En vue de la réunion d’Annapolis, Israéliens et Palestiniens tentent depuis plusieurs semaines de parvenir à un document commun définissant les contours d’un règlement, mais aucun progrès n’a encore été annoncé. [2] Néanmoins, malgré l’optimisme de M. Abbas, la tension est palpable, ainsi, toujours selon l’Orient le Jour, une rencontre israélo-palestinienne [a été] reportée après un incident impliquant Qoreï, le responsable de l’équipe des négociateurs palestiniens [3]. Une nouvelle réunion entre Israéliens et Palestiniens, prévue hier à Tel-Aviv, a été reportée, le chef de l’équipe de négociateurs palestiniens, Ahmad Qoreï, ayant rebroussé chemin après avoir été retenu à un barrage militaire, a indiqué un responsable israélien. « Nous regrettons le fait que la rencontre d’aujourd’hui ait été reportée », a affirmé à l’AFP le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Mark Regev. « La chef de la diplomatie israélienne, Tzipi Livni, qui dirige l’équipe de négociateurs israéliens, s’est entretenue avec le chef de la délégation palestinienne Abou Ala (Ahmad Qoreï) et lui a dit que ce qui s’était passé au barrage serait vérifié, soulignant que l’incident n’aurait jamais dû arriver », a-t-il poursuivi. Quant à Barak , ministre de la défense d’Israël, en signe de paix et sans doute pour instaurer la confiance, il réitère sa menace de restreindre la fourniture d’électricité à la bande de Gaza [4]. Israël va procéder à des coupures d’électricité dans la bande de Gaza en riposte à la poursuite des tirs de roquettes en dépit de l’opposition du conseiller juridique du gouvernement, a affirmé hier le ministre de la Défense, Ehud Barak. « Les coupures d’électricité vont être appliquées prochainement et seront incluses dans la série de mesures prises à l’encontre du (mouvement islamiste) Hamas » qui contrôle la bande de Gaza après son coup de force à la mi-juin, a affirmé M. Barak en Conseil des ministres, cité par un haut responsable. Israël a décidé le 19 septembre de considérer Gaza comme une « entité hostile » en riposte aux tirs de roquettes, ouvrant la voie à des sanctions économiques contre ce territoire où s’entassent près de 1,5 million de Palestiniens dans des conditions misérables, quasiment coupés du reste du monde depuis la prise du pouvoir du Hamas. Dans ce contexte, trois roquettes palestiniennes tirées depuis la bande de Gaza se sont abattues hier sur le sud d’Israël sans faire de victime mais provoquant des dégâts, a-t-on appris de source militaire israélienne. Une des roquettes de calibre 165 mm a atteint de plein fouet une étable du kibboutz de Zikim, au sud de la ville d’Ashkelon, tuant six vaches et provoquant un incendie et d’importants dégâts dans un rayon de 200 mètres. Sur un autre plan, un responsable de l’ONU a sévèrement condamné des activistes palestiniens récemment filmés alors qu’ils tiraient au canon vers Israël à partir d’une école relevant des Nations unies à Gaza, a indiqué hier le Jerusalem Post. « Les Nations unies sont très troublées par cette affaire, et veulent être sûres que cela ne se reproduira pas. Il est inadmissible que des installations relevant de l’ONU soient utilisées de la sorte », a déclaré au quotidien anglophone ce responsable qui a requis l’anonymat, expliquant ne pas être autorisé à donner officiellement de détails sur cette attaque. Il a ajouté que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avait ordonné une enquête sur cette affaire. [1] 3 000 Palestiniens du camp de Beddaoui commémorent le décès de Arafat Près de 3 000 Palestiniens du camp de réfugiés de Beddaoui, dans le nord du Liban, se sont rassemblés hier pour célébrer le troisième anniversaire de la mort de Yasser Arafat. Certains d’entre eux brandissaient des portraits d’Abou Ammar – le nom de guerre de Yasser Arafat –, tandis que d’autres scandaient des slogans à sa gloire. Près de 300 militants de factions palestiniennes, dont le Fateh et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), ont en outre défilé en uniforme et armés. [2] Selon l’Orient le Jour du 13 novembre, Israël est déterminé à faire de la réunion d’Annapolis un succès, affirme Peres Israël est déterminé à œuvrer à la réussite de la réunion internationale sur le conflit israélo-palestinien d’Annapolis aux États-Unis, et est prêt à faire la paix avec les Palestiniens, a affirmé hier à Ankara le président israélien Shimon Peres. « Israël a décidé de faire d’Annapolis un succès, de mettre un terme au conflit et de faire enfin la paix avec les Palestiniens », a déclaré M. Peres au cours d’une conférence de presse commune avec son homologue turc, Abdullah Gül. « Faire la paix prend du temps (...) mais je crois que nous pouvons faire la paix maintenant avec les Palestiniens », a-t-il ajouté. La réunion d’Annapolis, dans le Maryland, doit avoir lieu avant la fin de l’année pour tenter de réactiver le processus de paix au Proche-Orient interrompu sept ans plus tôt. « Toutes les parties concernées sont décidées (...) à ne pas laisser passer cette chance », a estimé M. Peres, tout en prévenant qu’il ne faudrait pas s’attendre à des résultats immédiats de cette conférence, qu’il a définie comme une « étape sur la route de la paix ». M. Gül a déclaré que la Turquie attendait de la réunion d’Annapolis des résultats « concrets » qui prépareraient la reprise de pourparlers de paix, mais a souligné que toutes les parties, dont la Syrie, devraient participer à la conférence. Il a également indiqué que son pays était prêt à lancer des négociations pour la libération des deux soldats israéliens capturés par le groupe chiite Hezbollah l’an dernier. La Turquie, grand pays musulman mais État laïc, estime être bien placée pour faciliter les efforts de paix au Proche-Orient en raison de ses bonnes relations aussi bien avec Israël, dont elle est le principal allié régional, qu’avec les Palestiniens et la Syrie. M. Peres a pour sa part affirmé que « tous les pays modérés qui sont pour la paix » devaient participer à la réunion d’Annapolis. « Plus nombreux seront les pays participants, plus fort se fera entendre la voix de la paix », a-t-il estimé. M. Peres devait avoir des entretiens avec le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, et le chef de la diplomatie, Ali Babacan. Le point d’orgue de la visite de M. Perez en Turquie aura lieu aujourd’hui quand il s’adressera au Parlement turc en hébreu, devenant le premier chef d’État israélien à prendre la parole devant le Parlement d’un pays musulman. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, arrivé hier à Ankara, prononcera lui aussi aujourd’hui un discours devant les parlementaires turcs. Toutefois, un responsable palestinien a affirmé hier que les négociations entre Palestiniens et Israéliens en vue de la réunion internationale sur leur conflit prévue fin novembre aux États-Unis sont au bord de la crise. « Les difficultés rencontrées vont dégénérer en crise entre les deux parties. Il est difficile de parvenir à un document conjoint dans un tel climat », a déclaré à l’AFP le responsable palestinien, parlant sous couvert d’anonymat. Les équipes de négociateurs israéliens et palestiniens qui tentent d’établir un document définissant les contours d’un règlement avant la réunion internationale se sont une nouvelle fois rencontrées hier à Jérusalem. « Les négociations connaissent de sérieuses difficultés, a pour sa part déclaré à l’AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat. Nous n’avons pas encore commencé à rédiger » le document. Dans des déclarations au quotidien israélien Haaretz hier, M. Qoreï a fait état d’une « réelle crise » que traversent les négociations à l’approche de la réunion, qui doit se tenir à Annapolis. Par ailleurs, dans des déclarations hier devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense au Parlement, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a affirmé qu’il exigerait lors des négociations avec les Palestiniens après Annapolis que tout futur État palestinien « reconnaisse Israël comme l’État des juifs ». « Nous rejetons ces propos, a réagi M. Erakat. Nous reconnaissons l’État d’Israël dans les frontières de 1967. Nous ne parlons pas de la religion d’un État mais de ses frontières. Une telle logique est inacceptable. » Enfin, les ministres arabes des Affaires étrangères se réuniront dans les dix derniers jours de novembre au Caire pour arrêter une position commune avant la conférence de paix d’Annapolis, a-t-on appris hier de source arabe autorisée. Soulignement : CL, Afps [3] L’Orient le Jour, 12 novembre [4] L’Orient le Jour, 12 novembre http://www.lorientlejour.com/page.aspx ?page=article&id=357297 Lien entre les articles : CL, Afps |
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