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Shulamit Aloni veut faire juger Barak pour crimes contre l’humanité
publié le lundi 5 novembre 2007

L’Orient Le Jour
 
Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, et l’ancien chef d’état-major, le général Dan Haloutz, devraient être traduits devant la Cour internationale de justice de La Haye pour « crimes contre l’humanité », estime une ancienne ministre israélienne de l’Éducation.

« Je ne suis pas fière de l’État d’Israël et je pense que Haloutz doit être jugé à La Haye pour crimes contre l’humanité », a affirmé Mme Shulamit Aloni dans une interview au journal arabe israélien Ma’a al-Hadath (avec l’événement).

Elle reproche au général à la retraite d’avoir jadis ordonné des bombardements aériens massifs contre la bande de Gaza. « Barak est le plus dangereux pour Israël, à cause de son tempérament d’extrémiste et parce que c’est un homme de guerre qui croit ainsi pouvoir battre Bibi », (surnom de Benjamin Netanyahu, populaire chef du parti d’opposition Likoud - droite), a ajouté Mme Aloni, une ancienne dirigeante historique du parti Meretz de la gauche laïque.

« Je me réjouirais de savoir que les Palestiniens engagent contre lui (Barak) des poursuites à La Haye pour sa décision de couper l’électricité à la bande de Gaza (...) C’est une décision illégale, inhumaine, entrant dans la catégorie des crimes de guerre, qui constitue une punition collective frappant des civils », a-t-elle encore dit.

Mme Aloni a par ailleurs préconisé d’engager des pourparlers avec le Hamas. « Pour parvenir à la paix, il faut parler même au diable », a-t-elle déclaré. [1]

Dans le même temps, toujours selon L’Orient le Jour, les Israéliens doutent de l’efficacité de leurs institutions

Les Israéliens ont de plus en plus tendance à douter de l’efficacité des institutions de leur État, selon les résultats d’un sondage publié hier par le quotidien Yediot Aharonot.

Pas moins de 54 % des Israéliens affirment qu’ils ne peuvent pas faire confiance aux autorités pour les aider en cas de besoin, contre 27 % lors d’un sondage similaire réalisé en 2003. Pour 71 % des Israéliens, l’État n’assure pas les conditions correctes de logement, tandis que 68 % lui reprochent de ne pas offrir l’accès à une éducation décente, et que 52 % se plaignent d’une carence des services médicaux. Près de deux Israéliens sur trois (62 %) s’inquiètent de leurs conditions de vie à la retraite, estimant qu’elles ne leur permettront pas de vivre dignement.

Enfin, seuls 44 % des Israéliens font confiance à l’armée et à l’appareil sécuritaire, et 73 % reconnaissent qu’ils ne sont pas fiers de leur pays, notamment à cause de la corruption, de l’écart criant entre riches et pauvres et du phénomène de la violence. [2]

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