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Les prisonniers palestiniens
publié le dimanche 9 septembre 2007

FRC
 
La question des prisonniers est l’une des plus brûlantes chez les Palestiniens. Presque chaque famille palestinienne a connu l’incarcération ou la détention.

Les peines vont de la détention administrative courte à de l’emprisonnement à long terme, 2 ou 3 condamnations à vie. Les autorités israéliennes d’occupation utilisent ces peines arbitraires pour punir les jeunes Palestiniens et les empêcher d’entrer dans la résistance violente contre l’occupation militaire. Ils pensent aussi que traiter d’une main de fer les patriotes palestiniens va écraser l’esprit de résistance et contraindre les Palestiniens à l’obéissance. Pourtant ces pratiques brutales n’ont pas aidé les Israéliens et se sont révélées négatives.

Depuis 1967 environ un million et demi de Palestiniens ont été incarcérés. Plus de 11 500 patriotes palestiniens sont actuellement détenus. Et ce chiffre augmente quotidiennement puisqu’il ne se passe pas de jour sans que des Palestiniens soient arrêtés ou assassinés par les autorités d’occupation israéliennes. C’est pourquoi Israël doit agrandir ses prisons et construire de nouveaux camps de détention. Sans parler de la plus grande prison du monde : Gaza, cette étroite bande peuplée d’un million et demi de Palestiniens. La bande de Gaza est entourée de barbelés, avec deux portes, l’une au nord vers Israël, l’autre au sud vers l’Egypte. Dans les prisons israéliennes, les prisonniers palestiniens sont soumis à des conditions inhumaines. Ils sont torturés et certains meurent sous la torture ou de mauvais traitements. Depuis le début de l’Intifada en 2000, au moins 191 Palestiniens sont morts sous la torture dans les prisons israéliennes ou dans des « conditions pas claires ». Mais Israël refuse de reconnaître leur statut politique et de les considérer comme des prisonniers politiques ou des prisonniers de conscience aux termes de la 3ème Convention de Genève. Israël traite ces patriotes palestiniens comme des criminels ou des « terroristes », pas comme des résistants ou des prisonniers de guerre. Alors qu’en réalité ils sont des prisonniers politiques ou de conscience et devraient être traités comme des résistants.

D’un autre côté, pour les Palestiniens, ces prisonniers sont des héros et leur libération est l’une des nombreuses priorités pour leurs familles éplorées surtout, qui aspirent à voir leurs fils, maris, pères, mères et sœurs libérés. La question des prisonniers est aussi un point de discussion et de négociation permanent entre Israël et l’Autorité palestinienne. Mais Israël refuse catégoriquement de libérer des prisonniers qui ont visiblement sur les mains du « sang juif » tandis que les Israéliens dont les mains sont tâchées du sang palestinien circulent librement et détiennent des postes clé dans la hiérarchie politique et militaire israélienne. Dans un monde plus juste ils seraient jugés comme criminels de guerre par la Haute Cour de Justice de La Haye, Bruxelles ou ailleurs dans le monde libre. A ce sujet, un échange de prisonniers s’est révélé une question extrêmement populaire pour les Palestiniens ou les Libanais. Les Palestiniens pensent que la seule façon de faire libérer ceux qu’ils aiment est de capturer des soldats israéliens dans le but de les échanger avec les Israéliens. C’est la raison, entre autres, pour laquelle le Hamas et d’autres factions palestiniennes ont capturé le caporal Shalit à Gaza et que le Hezbollah a capturé deux soldats israéliens dans une embuscade au sud Liban. Israël, humilié par ces deux captures, a riposté en détruisant le Liban l’été dernier, en tuant des milliers de civils libanais innocents et en déplaçant de centaines de milliers de paysans libanais, mais il n’a pas atteint ses objectifs. A Gaza, la puissante armée d’Israël a envahi le sud de la bande de Gaza, tuant, détruisant les terres agricoles en punition contre les Palestiniens. Depuis la capture de Shalit, plus de 600 civils palestiniens ont été tués et un nombre élevé de femmes et d’enfants innocents ont été blessés ou mutilés.

Mais Shalit est toujours détenu. Les Israéliens ne montrent aucun intérêt particulier dans un échange et Shalit, comme des milliers de détenus palestiniens languissent toujours dans les camps de détention.

Il est grand temps que la communauté internationale mette fin aux violations continues des droits humains des Palestiniens et en particulier des prisonniers palestiniens,que commet Israël.

FRC, 2 septembre 2007

Le FRC (Foreign Relations Committee) est le Comité des Affaires étrangères du Fatah, dont l’objectif déclaré est de promouvoir des relations avec les différents partis politiques, mouvements de libération, Etats et ONG amis au niveau international.

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