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Crise politique et quête d’un homme fort
publié le lundi 10 septembre 2007 Entretien avec Michel Warschawski - Pour la Palestine n°54 Un an après la guerre au
Liban, la commission
Winograd confirme
l’impréparation du
gouvernement israélien
sans que ne soit remis
en cause le choix de la
guerre.
Pour le journaliste et
militant anticolonial
israélien
Michel Warschawski,
l’impopularité du Premier
ministre Ehud Olmert et
de son gouvernement
accompagne une
véritable crise du
politique. Le risque
d’une nouvelle guerre
est-il sérieux ?
PLP : Après le rapport de la Commission Winograd sur la guerre au Liban de l’été 2006, rendu en avril dernier, le rapport du contrôleur d’Etat Micha Lindenstrauss vient d’être remis à la Knesset. Tous deux fustigent la conduite de la guerre par le gouvernement. Le rapport de Micha Lindenstrauss met nommément en cause Ehud Olmert et Dan Haloutz [1], pour l’impréparation et la mauvaise gestion de la guerre et l’absence de défense des civils. Quelles ont été les genèses et vocations de ces commissions et comment analysez-vous leurs conclusions ?
La commission Winograd a été mise en place par le gouvernement lui-même. Les commissions nationales d’enquête nommées, elles, par le Président de la Cour suprême peuvent mener un travail intéressant ; ce n’est pas le cas de la commission Winograd. Ehud Olmert avait pris les devants et constitué une commission de moindre niveau, dont il a défini les objectifs et le mandat. Sur le fond, la société partage le sentiment que la guerre était justifiée. Celle-ci n’a été remise en cause ni pendant, ni après son échec. PLP : Retrait prématuré de Moshé Katsav [2] de la présidence, impopularité maximale d’Ehud Olmert : assiste-t-on en Israël à une crise politique, sinon institutionnelle ?
PLP : Après avoir refusé depuis 2000 toute négociation avec les Palestiniens, les dirigeants israéliens semblent à la fois se réjouir de la crise politique palestinienne et prétendre soutenir le président Mahmoud Abbas. Qu’en est-il ?
PLP : De nouveaux risques de guerre contre le Liban, voire la Syrie ou l’Iran, sont aujourd’hui évoqués. Ces hypothèses sont-elles sérieuses et suscitentelles un débat ?
[1] Chef d’Etat-major, il a présenté sa démission en janvier 2007. Il a été remplacé par le général Gabi Ashkenazi. [2] Accusé de harcèlement sexuel, d’actes indécents et de harcèlement d’un témoin, le président Moshe Katsav, pour lequel les accusations de viol ont été abandonnées après accord, a officiellement démissionné le 29 juin puis a été remplacé par Shimon Pérès. [3] Journaliste et analyste politique au Ha’aretz, Daniel Ben Simon a écrit au lendemain de la guerre au Liban, le 5 septembre 2006, un papier remarqué qui s’intitulait « Betrayed by the State » (Trahi par l’Etat). [4] Arkadi Gaydamak (franco-israélo-canadoangolais d’origine russe), propriétaire notamment du Betar, club de football de Jérusalem, fait l’objet d’un mandat d’arrêt en France dans le cadre de l’Angolagate et est recherché par Interpol. Propos recueillis pas Isabelle Avran
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