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Palestine : pour permettre la paix, sortir du cycle de l’occupation
publié le dimanche 17 juin 2007 AFPS De toute évidence, quarante ans d’occupation et de totale impunité de l’occupant produisent des effets de plus en plus néfastes pour la population occupée en Palestine, et parmi des forces de certaines organisations politiques (Hamas, et Fatah) qui, faute de tout horizon politique, se croient autorisées à utiliser la violence pour régler entre elles des problèmes de légitimité.
En quelques jours, on déplore à nouveau plusieurs dizaines de morts dans la bande de Gaza, en dépit des appels au calme des institutions. Nous ne pouvons que condamner ces violences. Dans le même temps, on ne peut que se féliciter de la sagesse de la population civile palestinienne et de plusieurs forces politiques qui, elles, refusent d’ajouter la violence suicidaire inter-palestinienne à celle de l’occupation et qui le manifestent pacifiquement en dépit des risques encourus. Ce jeudi 14 au soir, le président Mahmoud Abbas a annoncé la destitution du gouvernement d’union nationale et l’état d’urgence et envisage des élections anticipées. Une telle situation est le fruit d’un processus politique dramatique vis-à-vis duquel la communauté internationale porte une part importante de responsabilité. Des responsabilités immédiates, tout d’abord.
Mais ses responsabilités s’inscrivent aussi dans une perspective plus longue : celle de quarante ans d’impunité pour l’occupation. Alors qu’à créer le chaos dans toute la région, les apprentis sorciers de Washington et de Tel-Aviv risquent de déstabiliser tout le Moyen-Orient et bien au-delà, la communauté internationale s’est refusée à toute sanction contre les pouvoirs successifs en place à Tel-Aviv, en dépit de la colonisation illégale, des confiscations de terres, des arrestations de masse et de la torture y compris contre des enfants, des violations par Israël du droit international, des Conventions de Genève, du droit humanitaire et des droits humains les plus élémentaires,. Elle n’a même pas mis en œuvre les décisions qu’elle a adoptées voici bientôt trois ans en assemblée générale des Nations unies à l’issue de la condamnation par la Cour Internationale de Justice du réseau de murs que l’armée et les bulldozers israéliens érigent profondément en Cisjordanie. Comment, dans de telles conditions, des formes de radicalisation, en l’occurrence dramatiques, ne se manifesteraient-elles pas ? Il faut être soit dangereusement naïf soit redoutablement cynique pour en nier les ressorts. Il y a urgence.
L’AFPS appelle la France
Paris, le 14 juin 2007. |
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