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Le nouveau gouvernement et son programme
publié le jeudi 22 mars 2007 Délégation Générale de Palestine en France Principaux éléments du discours du Président Abbas et du programme du gouvernement d’union nationale, présenté par le Premier ministre Hanniyeh, samedi 17 mars 2007, ainsi que la liste des ministres, après le vote de confiance du Conseil Législatif Palestinien.
La Délégation Générale de Palestine en France présente Les principaux éléments cités dans le discours du Président Mahmoud ABBAS
Principaux éléments cités dans le programme politique présenté par le Premier Ministre Ismaïl HANNIYEH « Je souhaite la bienvenue à Monsieur Alvaro di Soto représentant du Secrétaire Général de l’ONU et la délégation qui l’accompagne. J’aurais souhaité que la session de ce Conseil Législatif , soit tenue avec la présence de tous ses membres, et en tête, Dr Aziz Douek, le Président du Conseil , et que cette rencontre ait lieu à Jérusalem , mais l’occupation en a fait autrement .. » « ..Conformément aux droits de notre peuple et ses constantes, au document d’Entente Nationale, à la lumière de lettre du Président Mahmoud ABBAS, me chargeant de constituer le gouvernement et sachant que nous sommes encore dans une phase de libération nationale, le programme du gouvernement d’union nationale repose sur les principes suivants :
* ..la réforme du Conseil de Sécurité Nationale qui est considéré comme la référence de tous les appareils de sécurité et qui constitue le cadre réglementaire de son opération et de ses politiques. * La structuration des appareils de sécurité.. » Voici la liste des 25 ministres du nouveau gouvernement palestinien :
[1] voir les réactions à la formation du gouvernement : Frénésie de visiteurs européens auprès du nouveau gouvernement palestinien Les Européens se bousculent dans les territoires palestiniens. Après une année de boycott international pour cause de Hamas aux commandes, la désignation du nouveau gouvernement d’union nationale a déclenché un ballet diplomatique qui monte en puissance. Côté américain, le ton était bien différent avec l’annonce d’une réduction du financement pour les forces de sécurité du président Abbas. L’émissaire européen pour le Proche-Orient, Marc Otte, a rencontré hier le ministre des Finances Salam Fayyad, après le chef de la diplomatie Zia Abou Amr la veille. Ces deux ministres sont sans étiquette au sein du gouvernement Hamas-Fateh. Le ministre des Finances palestinien a par ailleurs rencontré à Ramallah, en Cisjordanie, l’émissaire de l’ONU, Alvaro de Soto, nouveau signe de l’allègement du boycott diplomatique envers les Palestiniens après l’avènement d’un gouvernement d’union. Salam Fayyad est un ancien haut fonctionnaire du Fonds monétaire international (FMI) qui jouit de la confiance des pays donateurs. « Le ministre Fayyad est quelqu’un avec qui la communauté internationale peut bien travailler », a déclaré M. de Soto à la presse à l’issue de la rencontre. Dans les prochains jours, le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt et son homologue belge, Karel De Gucht, doivent également rencontrer des ministres palestiniens non issus du Hamas. La chancelière allemande, Angela Merkel, doit en outre se rendre à la fin du mois en Israël et dans les territoires palestiniens pour évaluer le nouveau cabinet d’union. Ces nombreuses prises de contact, exploratoires, visent à prendre le pouls de la nouvelle équipe, sans que l’on sache si elles déboucheront, ni à quel rythme, sur la levée des sanctions qui étranglent les Territoires depuis un an. Pour le directeur de cabinet du Premier ministre, Mohammad Madhoun, peu importe en tout cas que les Européens évitent soigneusement d’avoir des interlocuteurs du Hamas. Car, « au bout du compte, ceci est un gouvernement d’union. Que ce soit le ministre des Affaires étrangères ou le ministre des Finances, leur référence est le Premier ministre », note Madhoun. Le quartette pour le Proche-Orient a, en outre, exigé hier un engagement « clair et crédible » du nouveau gouvernement palestinien d’union envers la paix avec Israël, pour lever son embargo. Dans un communiqué publié après deux jours de délibérations, les chefs de diplomatie du quartette (États-Unis, Union européenne, Russie et ONU) ont maintenu les trois conditions à une reprise de l’aide internationale au gouvernement dirigé par le mouvement radical Hamas : le renoncement à la violence, la reconnaissance d’Israël et l’acceptation des accords passés. « Le quartette s’est accordé à dire que l’engagement du nouveau gouvernement à cet égard sera mesuré non seulement sur la base de sa composition et de son programme, mais aussi sur ses actes », ajoute le communiqué commun. Il confirme en outre la reconduction pour trois mois du mécanisme financier international mis en place par les Européens pour acheminer leur aide aux Palestiniens en contournant le Hamas. Israël, qui refuse de négocier avec le nouveau gouvernement Hamas-Fateh, a, pour sa part, annulé une rencontre qui était prévue mardi avec le numéro deux de la diplomatie norvégienne Raymond Johansen, pour protester contre ses entretiens avec des membres du gouvernement palestinien d’union, selon un responsable israélien. Parallèlement, la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, a décidé de nettement réduire le financement qu’elle se propose d’accorder aux forces de sécurité contrôlées par le président palestinien Mahmoud Abbas. Un responsable du département d’État a précisé que l’enveloppe que l’Administration demanderait finalement au Congrès tournerait « autour de 50 millions de dollars », au lieu des 86,4 millions initialement prévus. L’aide des 86,4 millions de dollars avait été bloquée par la sous-commission budgétaire chargée des Affaires étrangères à la Chambre des représentants, qui craignait que les fonds ne tombent entre les mains du Hamas. Par ailleurs, la secrétaire d’État américaine repart ce week-end au Proche-Orient dans l’espoir qu’un récent regain d’intérêt pour l’initiative de paix arabe vieille de cinq ans permette de relancer ses propres efforts de paix, menacés de blocage. Le chef de la diplomatie américaine, qui quitte Washington demain soir, a prévu d’effectuer une « navette diplomatique » entre dirigeants arabes et israéliens, ce à quoi elle s’était jusque-là refusée. L’Orient le Jour http://www.lorientlejour.com/page.aspx ?page=article&id=337347 et voir aussi Premier contact du cabinet Haniyeh avec un pays européen : le vice-ministre norvégien des AE à Gaza Deux jours après l’intronisation du nouveau cabinet d’union palestinien, le Premier ministre Ismaïl Haniyeh a reçu hier à Gaza le vice-ministre norvégien des Affaires étrangères Raymond Johansen. Cette rencontre est le premier contact du cabinet Haniyeh avec un pays européen. Dès samedi, la Norvège avait annoncé le rétablissement de ses relations avec le cabinet palestinien. Parallèlement, l’Union européenne et les États-Unis, qui s’étaient réunis hier pour décider de leur stratégie face au nouveau gouvernement, ont annoncé qu’ils allaient attendre et voir les premières actions du cabinet avant de se prononcer. Ils ont toutefois regretté qu’il n’ait pas formellement renoncé à la violence. Enfin, alors qu’Israël a exclu tout dialogue avec le cabinet d’union, un sondage publié par le Yediot Aharonot montre qu’une majorité d’Israéliens est pour un dialogue avec l’ensemble ou une partie du nouveau gouvernement. Gouvernement d’union palestinien : Européens et Américains veulent « attendre et voir » Européens et Américains se sont accordés hier pour attendre les premières décisions du nouveau gouvernement d’union palestinien pour décider de l’attitude à adopter à son égard, regrettant qu’il n’ait pas formellement renoncé à la violence. Parallèlement, le Premier ministre Ismaïl Haniyeh a rencontré hier à Gaza un haut responsable norvégien, une première prise de contact avec un pays européen pour le nouveau cabinet palestinien après un an d’isolement occidental. « Nous devons dire que ce gouvernement ne répond pas pleinement aux principes que le quartette a si souvent énoncés », a déclaré à la presse le haut représentant de l’Union européenne pour la politique extérieure, Javier Solana, à l’issue d’entretiens de la troïka européenne à Washington. « Je ne vais pas tenter d’interpréter le sens de l’expression “droit à la résistance”, mais je dois dire que cela ne sonne pas très bien quand quelqu’un parle de résistance sous toutes ses formes », a déclaré pour sa part la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice. Elle s’exprimait au cours d’une conférence de presse commune avec M. Solana, la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, et le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, qui assure la présidence de l’UE. L’UE et les États-Unis se sont donc accordés à attendre les premières décisions du nouveau gouvernement palestinien avant de se prononcer définitivement et l’UE a décidé de prolonger de trois mois son mécanisme international temporaire qui lui permet d’envoyer une aide financière aux Palestiniens en contournant le gouvernement dirigé par le Hamas. Le quartette - UE, États-Unis, Russie, ONU - a gelé depuis l’arrivée du Hamas à la tête du précédent gouvernement en mars 2006 l’aide directe aux Palestiniens, exigeant une reconnaissance de l’État d’Israël et des accords passés, et une renonciation à la violence. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, quittera, par ailleurs, New York jeudi pour une tournée de dix jours au Proche-Orient qui le mènera successivement en Égypte, dans les territoires occupés, en Israël, en Jordanie, en Arabie saoudite et au Liban. L’Arabie saoudite a, de son côté, pressé la communauté internationale de reconnaître le gouvernement palestinien d’union regroupant les deux principaux partis, le Fateh et le Hamas, a rapporté l’agence officielle SPA. Une posture adoptée par la Norvège dont le vice-ministre des Affaires étrangères Raymond Johansen a été reçu par le chef du gouvernement d’union palestinien, Ismaïl Haniyeh, dans son bureau de Gaza. Il a rencontré le nouveau chef de la diplomatie Ziad Abou Amr. « Nous avons eu des discussions franches lors desquelles nous avons appelé le gouvernement d’union à travailler dur pour répondre aux attentes internationales », a déclaré M. Johansen. Le porte-parole du gouvernement, Ghazi Hamad, a, de son côté, salué « une position courageuse » de la Norvège, premier pays européen à normaliser ses relations avec le gouvernement palestinien d’union investi samedi par le Parlement. « Le Premier ministre lui a exposé le programme du gouvernement et nous espérons que la Norvège jouera un rôle pour briser l’embargo », a-t-il ajouté. À l’instar d’Israël, les États-Unis ont affirmé dimanche qu’ils refusaient de discuter avec le nouveau gouvernement palestinien, estimant qu’il ne remplissait par les conditions du quartette. La présidence allemande de l’UE s’est, pour sa part, déclarée « prête à coopérer avec un gouvernement palestinien légitime qui adopterait une plate-forme reflétant les principes du quartette ». Le ministre italien des Affaires étrangères, Massimo D’Alema, a, de son côté, estimé qu’il fallait donner une chance au gouvernement d’unité nationale palestinien investi samedi dernier. « Ce serait une sérieuse erreur que de lui fermer la porte au nez, en affirmant que rien n’a changé », a déclaré à Reuters le chef de la diplomatie italienne avant de partir pour les États-Unis, où il doit rencontrer son homologue Condoleezza Rice. L’Orient le Jour www.lorient-lejour.com/ [2] voir à cet égard la position française : La France : L’investiture du nouveau gouvernement palestinien est de nature à ouvrir une page nouvelle avec la communauté internationale Le Ministre français des Affaires Etrangères M. Philippe Douste-Blazy a indiqué "la France considère que l’investiture du nouveau gouvernement palestinien est de nature à ouvrir une page nouvelle dans les relations entre la communauté internationale et ce gouvernement." Dans un message envoyé à son homologue M. Ziad Abou Amer, M.Douste-Blazy a dit "Je tiens à vous adresser mes chaleureuses félicitations pour votre nomination au poste de ministre des Affaires Etrangères de l’Autorité palestinienne." "comme l’a indiqué le président de la République au président Mahmoud Abbas lors de sa visite à Paris le 24 février, la France a soutenu et appuyé l’accord de La Mecque ainsi que la formation d’un gouvernement d’union nationale. En marquant le plein engagement du gouvernement palestinien à respecter les résolutions et engagements internationaux de l’OLP et de l’Autorité palestinienne, l’accord de La Mecque constitue en effet un premier pas important vers le plein respect des trois principes du Quartet, qui reste l’objectif de la France et de la communauté internationale dans son ensemble," a ajouté Douste-Blazy . "Dans ces conditions, et dans la ligne des conclusions du dernier Conseil européen, la France considère que l’investiture du nouveau gouvernement palestinien est de nature à ouvrir une page nouvelle dans les relations entre la communauté internationale et ce gouvernement," selon le message. M. Douste-Blazy a souligné "la libération sans délai du caporal Gilad Shalit demeure indispensable pour confirmer la volonté du gouvernement palestinien et sa capacité à faire respecter l’ordre et la loi dans les Territoires palestiniens. Elle contribuera aussi, j’en suis sûr, à créer des conditions plus favorables pour rétablir des relations de coopération avec la communauté internationale et relancer une dynamique de paix". PARIS, le 20 mars 2007, WAFA- Fait à Paris le 20 mars 2007 notes : C Léostic, Afps |
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