|
Accueil
>>
Actions
>>
"Jérusalem, capitale confisquée"
publié le samedi 4 novembre 2006 Maxime Guimberteau, Pour la Palestine n°50 Dans le cadre de la campagne
« Stop the Wall ! » contre le mur
israélien en Palestine et pour la
fin de l’occupation des
territoires palestiniens, la
plateforme des ONG françaises
pour la Palestine se mobilise
contre la politique israélienne
de colonisation et d’annexion
de Jérusalem-Est. Une
colonisation renforcée par la
construction du mur dans et
autour de la ville
La campagne « Stop the Wall ! », que la Plateforme a lancée en décembre 2003, entre dans une nouvelle phase et se concentre plus particulièrement sur la situation à Jérusalem- Est. Entre encerclement de zones entières, étranglement des populations, colonisation, destruction de maisons et de quartiers, restriction du droit de résidence des Palestiniens jérusalémites... , la politique israélienne à Jérusalem-Est appelle une réaction forte. D’autant plus que cette politique vise à rendre irréversible l’annexion de la ville revendiquée par les Palestiniens comme leur capitale ; isolant la ville du reste de la Cisjordanie, coupant ce territoire en enclaves, cette politique de faits accomplis, en violation du droit international, se fixe aussi pour objectif de rendre impossible l’établissement d’un Etat palestinien indépendant viable. Le mouvement de solidarité avec la lutte des Palestiniens et des anticolonialistes israéliens contre le mur est appelé à se mobiliser d’autant plus que l’Etat français est impliqué dans la construction d’une ligne de tramway entre Jérusalem- Ouest et deux colonies de Jérusalem-Est par la participation de deux entreprises françaises, la Connex et Alstom-Veolia, là aussi en violation du droit international. Or une telle participation revient à avaliser et à enraciner la colonisation. Une situation urgente Cent trente kilomètres du mur ont déjà été construits dans et autour de Jérusalem sur les 181 kilomètres prévus. Au total, il devrait parcourir 670 kilomètres en Cisjordanie dont Israël contrôlera 60% du territoire. Cent mille Palestiniens titulaires du permis de résident de Jérusalem seront séparés de la ville par le mur et risquent de perdre le droit d’y habiter. De même, plus de cent mille Palestiniens des villes périphériques de Jérusalem- Est qui dépendent de l’accès à la ville dans tous les aspects de leur vie quotidienne se retrouveront de l’autre côté du mur. En rompant le lien entre Jérusalem-Est et le reste de la Cisjordanie, il détruit le tissu social, économique, politique et culturel entre Palestiniens. En entourant les colonies israéliennes dans et autour de la ville, le Mur vient également couper la Cisjordanie en deux. L’objectif recherché par sa construction est d’inverser la majorité démographique dans Jérusalem pour assurer une souveraineté exclusivement israélienne sur la ville. Informer et mobiliser En lançant la campagne « Jérusalem, capitale confisquée », la Plateforme poursuit deux objectifs : informer et mobiliser ; interpeller les autorités publiques.
Sans pression internationale pour y mettre fin, elle rend impossible toute perspective de solution négociée entre Palestiniens et Israéliens pour un Etat palestinien souverain dans les frontières de 1967. Cette nouvelle étape de la campagne s’appuie sur deux outils pédagogiques que la plateforme diffusera auprès d’un public le plus large possible. Le premier est une brochure couleur de dix pages avec faits, chiffres et cartes. Le second se présente sous la forme d’un cd-rom, interactif, convivial et facile d’utilisation, contenant un diaporama sur Jérusalem-Est, des rubriques « Pour en savoir plus » et « Agir en France », une sélection de cartes et reprenant les deux dernières brochures de la campagne de la plateforme contre le mur. Ces deux outils permettent d’avoir un support écrit et visuel synthétique et efficace pour toute animation et mobilisation de solidarité.
Plus de 300 000 signatures ont déjà été recueillies sur les différentes pétitions contre le mur. Participer à cette campagne implique de faire pression sur nos élus locaux, nationaux et européens afin qu’ils fassent pression sur le gouvernement israélien. Il s’agit d’aboutir à ce qu’il mette un terme à la construction du mur, à sa politique d’annexion et colonisation et qu’il se soumette enfin à l’avis de la Cour internationale de Justice du 9 juillet 2004 et à la résolution des Nations unies qui l’a adopté. En 2006, cette mobilisation doit se poursuivre par l’organisation d’animations, de débats et de manifestations en impliquant les élus et les institutionnels français. Il s’agit maintenant de passer la barre des 500 000 signatures qui doivent amener effectivement nos élus à intervenir. L’interpellation du pouvoir politique doit également aboutir à ce que nos élus locaux, le gouvernement français et l’Union européenne agissent pour la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël et pour encourager un règlement politique du conflit, fondé sur le droit international. Rejoignez la campagne Par sa politique du « fait accompli » à Jérusalem-Est dont le mur marque une étape décisive, le gouvernement israélien rend impossible la création d’un Etat palestinien viable et indépendant et compromet ainsi toute chance d’un accord négocié avec les Palestiniens. Afin que Jérusalem ne devienne pas une capitale confisquée, rejoignez la campagne de la plateforme des ONG françaises pour la Palestine. Maxime Guimberteau Chargé de communication, Plateforme des ONG françaises pour la Palestine. Pour commander les outils de la campagne,
contactez la Plateforme : 14, passage Dubail 75010
Paris - Tél : 01 40 36 41 46
email : pfpalest@club-internet.fr
|
ImpressionEnvoyer par mail Sur le même sujet : Morsi Attalla |
20 juin 2008
Mehdi Benchelah |
19 juin 2008
al-Quds |
17 juin 2008
Caroline Stevan |
3 juin 2008
F. Leroux |
6 mai 2008
Meron Benvenisti |
26 mars 2008
Joharah Baker |
18 mars 2008
Morsi Attalla |
7 mars 2008
Benjamin Barthe |
21 février 2008
|
|
L'AFPS soutient le peuple Palestinien
dans sa lutte pour la réalisation de ses droits nationaux. Elle agit
pour une paix réelle et durable, fondée sur l'application du droit international.
Lire la charte
|
||
|
Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent
avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'Afps traduit et publie des auteurs divers.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'Afps.
|
||
|
Site conçu avec le logiciel libre SPIP.
|