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Bienvenue la Palestine
publié le vendredi 3 novembre 2006 Brahim Senouci, Pour la Palestine n°50 A partir du 15 mai 2006,
pendant un mois, des
dizaines de villes des cinq
continents ont lancé une série
d’évènements culturels sous
le label « Bienvenue la
Palestine » pour dire les
solidarités avec le peuple
palestinien qui subit les pires
pressions internationales
alors que la colonisation
israélienne, avec son lot de
violences et d’humiliations,
continue jour après jour sur la
terre palestinienne.
A Paris, Barcelone, Madrid, Bruxelles, Tokyo, Le Caire, Beyrouth, Montréal, Buenos Aires, New York, Bamako, Casablanca, Blida, Tunis, Damas, Munich, Londres..., des chanteurs, musiciens, poètes, écrivains, peintres, cinéastes, et des personnalités engagées du monde entier ont présenté, durant un mois, leurs réalisations dans des cafés et des lieux de vie pour rencontrer les publics et célébrer la culture et la résistance palestiniennes. Ainsi, à partir du 15 mai, la Palestine a été l’hôte du monde. Quelle manière de signifier à nos gouvernements complaisants ou frileux et aux dirigeants de ce monde que l’opinion internationale soutient les Palestiniens dans leur quête de liberté ! Chacun a pu se sentir ainsi plus fort dans son action locale, connecté à une vraie chaîne de solidarité internationale, qui a rendu visible la multitude des initiatives, des solidarités et des luttes... déclinant dans toutes les langues Bienvenue la Palestine, Marhaba Falastine, Welcome Palestine, Bienvenida Palestina, Benvinguda Palestina, Willkommen Palästina ... A Paris, la soirée inaugurale s’est tenue le 15 mai 2006 au Cabaret Sauvage, haut lieu de la scène parisienne. Au programme : images de Palestine et vidéoconnections avec la Palestine et avec Tokyo - qui avait ouvert quelques heures auparavant à cause du décalage horaire. Les nombreux participants ont assisté aux concerts de la compagnie Jolie Môme, de Diwan, de Bechar, de Kalash, de Royal’S, de Sidi Omar, de Kwal, de 400 Hyènes, le tout en présence de Madame Hind Khoury, déléguée générale de Palestine en France, de Michel Warschawski, militant anti-colonialiste israélien, de Majed Bamia de la GUPS (étudiants palestiniens) et de Denis Sieffert, rédacteur en chef de Politis. Le 16 mai, au Bar du cirque (Paris XIè),
après la projection du film En attendant
Ben Gourion, de Norma Marcos (30
mn), a eu lieu un débat avec la réalisatrice.
Le lendemain, projection, à Paris
XVè, en avant-première, du film It’s not
a gun de Pierre-Nicolas Durand et Héléna
Cotinier, en présence des réalisateurs.
En septembre 2005, l’association Al
Kamandjati (le violoniste) ouvre les
portes de sa première école de musique
gratuite pour les enfants des camps de
réfugiés de Palestine. Depuis l’été 2003,
son Président, un jeune Palestinien étudiant
la musique au conservatoire
d’Angers depuis cinq ans, envoie des
musiciens français faire de l’initiation
musicale aux enfants. It’s not a gun suit
le rêve de ces jeunes et le confronte à
la réalité du terrain. Ailleurs, ce furent
d’autres films, tels que Résistance de
Virginie Vacher (30 mn), ou Les enfants
d’Arna, de Juliano Mer Khamis (60mn),
Au-delà des murs de Lise Prunier (20
mn), des lectures de poèmes, des débats,
des concerts, des présentations de livres,
comme Houilles à Tulkarem, des carrefours
entre jeunes de Palestine et de
France, des séances de contes, des conférences,
sur le mur (avec Monique Chemiller-
Gendreau), les prisonniers politiques
palestiniens (avec Me Gisèle
Halimi, avocate de Marwan Barghouti,
avec Gaby Muesca, de l’Observatoire
international des prisons), sur la caricature,
moyen d’expression et de résistance
des jeunes Palestiniens des camps
de réfugiés, avec Abdel Al Rahman
Katanani, caricaturiste et grapheur palestinien
du camp de Chatila (Liban), croquant
sur le vif les personnes présentes,
ou encore une exposition sur les enfants
de Chatila de Tarek Charara ou un couscous
de soutien aux prisonnières palestiniennes...
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