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Quelle crise ou comment en sortir ?
publié le vendredi 20 octobre 2006 Pour la Palestine n°50 Les sondages ne sont par définition
que des sondages et non de
véritables consultations. Ils recèlent
des marges d’erreur plus ou moins
importantes. Ils peuvent cependant
indiquer des tendances lourdes.
L’université de Birzeit a publié le
7 juin dernier l’un de ses sondages
réguliers de l’opinion publique
palestinienne, portant notamment
sur les conditions de vie, le
dialogue national et le référendum
et sur l’évaluation des institutions.
A ce moment, la majorité se prononce en faveur de la tenue du référendum souhaité par le président palestinien, à l’entrée du Hamas et du Jihad islamique dans l’OLP, à l’établissement de l’Etat palestinien sur le territoire de la Cisjordanie, de Jérusalem et de Gaza, et considère que les Etats- Unis et Israël jouent un rôle essentiel dans l’exacerbation de la crise actuelle. Depuis, Israël a redoublé de violence contre la population. Avec, aussi, des effets probables sur l’opinion. - Oui au référendum 77% des personnes sondées soutiennent l’appel du président Abbas à organiser un référendum si les partis politiques n’arrivent pas à un accord basé sur la Déclaration des Prisonniers ; 21% ne soutiennent pas cet appel. 77% voteront oui à la Déclaration des Prisonniers ; 14% voteront non. 81% soutiennent l’appel d’Abbas à adopter la Déclaration des Prisonniers comme base de dialogue et sa vision palestinienne pour l’avenir. 74% soutiennent l’idée que l’OLP est la seule représentante légitime des Palestiniens. 83% sont favorables à ce que le Hamas et le Jihad islamique entrent dans l’OLP. 84% sont favorables à l’établissement de l’Etat palestinien sur le territoire de la Cisjordanie, de Jérusalem et de Gaza. 83% sont favorables à ce que la résistance se limite aux Territoires occupés. 94% soutiennent un système politique démocratique et la tenue régulière d’élections. - Qui est responsable de la crise ? Tout le monde, mais certains plus que d’autres. 95% pensent que les Etats-Unis et Israël jouent un rôle essentiel dans l’exacerbation de la crise actuelle ; 76% pensent que l’Union européenne joue un rôle essentiel dans l’exacerbation de la crise actuelle. un rôle essentiel dans l’exacerbation de la crise actuelle. 33% accusent le Fatah et le Hamas de jouer un rôle essentiel dans l’exacerbation de la crise actuelle. Au contraire, 20% pensent que le Hamas joue un rôle modéré dans la crise tandis que 30% disent que c’est le Fatah qui joue un rôle modéré dans la crise. En outre 47% pensent que le Hamas n’a pas contribué à la crise alors que 37% pensent que le Fatah n’a pas contribué à la crise. - Gérer la crise : personne n’est à la hauteur. 26% pensent que la gestion de la crise actuelle par le Cabinet (les ministres) est bonne, 23% pensent qu’elle est passable et 43% qu’elle est mauvaise (faible). 23% pensent que la gestion de la crise actuelle par le Bureau de la présidence est bonne, 24% qu’elle est passable et 46% qu’elle est mauvaise (faible). 21% pensent que la gestion de la crise actuelle par le Conseil législatif palestinien est bonne , 21% qu’elle est passable et 46% qu’elle est mauvaise (faible). 15% pensent que la gestion de la crise actuelle par les ONG est bonne, 26% qu’elle est passable et 41% qu’elle est mauvaise (faible). 14% pensent que la gestion de la crise actuelle par le secteur privé et les banques est bonne, 24% pensent qu’elle est passable et 46% qu’elle est mauvaise (faible). 13% pensent que la gestion de la crise actuelle par les partis politiques est bonne, 21% pensent qu’elle est passable et 54%qu’elle est mauvaise (faible). 11% pensent que la gestion de la crise actuelle par les institutions internationales est bonne, 17% pensent qu’elle est passable et 58% qu’elle est mauvaise (faible). - Les forces de sécurité : soutien conditionnel. 49% soutiennent la décision du ministère de l’Intérieur d’établir une nouvelle force de sécurité ; 39% sont contre. Les Palestiniens sont également divisés sur la question de l’établissement d’une même force en Cisjordanie (45% pour, 45% contre). Le soutien à l’établissement de cette force tombe à 35% si elle n’a pas l’aval du président M. Abbas. L’opposition à l’établissement de cette force atteint 55% si elle n’a pas l’aval du président M. Abbas. En résumé, les six autres questions
ayant fait l’objet du sondage :
Le sondage complet est à lire sur le site de MIFTAH : http://www.miftah.org/Display.cfm ? DocId=10481&CategoryId=17 Sous le titre : Palestinian Public Opinion Poll - Living Conditions/ National Dialogue and the Referendum/ Evaluation of Institutions Traduction : Claude Léostic
Source : Université de Birzeit, juin 2006.
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