|
Accueil
>>
Actions
>>
Evénements soutenus
>>
Crise au Proche-orient. Appel de la Gauche unitaire européenne au Parlement européen
publié le dimanche 3 septembre 2006 Le présent appel a été lancé le 8 août dernier, soit 6 jours avant l’adoption de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU appelant à une « cessation immédiate des hostilités ».
Le présent appel a été lancé le 8 août dernier, soit 6 jours avant l’adoption de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU appelant à une « cessation immédiate des hostilités ». 500 personnalités - élus, intellectuels, syndicalistes, militants politiques ou associatifs... - l’ont immédiatement signé. La nouvelle situation intervenue sur le terrain depuis lors - à laquelle l’Union européenne comme telle n’a guère contribué - n’entame en rien la pertinence de notre interpellation des « 25 » (la seule mise à jour, purement factuelle, apportée au texte initial concerne l’appel au cessez-le-feu). Aussi, en vue d’une rencontre avec la Présidence en exercice de l’Union, dès la reprise des travaux du Parlement européen - dans les premiers jours de septembre -, nous proposons de relancer l’appel afin de permettre à quiconque partage sa substance de contribuer à ouvrir en grand le nécessaire débat sur un « partenariat euro-méditerranéen » digne de ce nom. Francis Wurtz. APPELCe que nous attendons de l’Europe !En 1980, le Conseil européen de Venise créait l’évènement en affirmant le droit à l’autodétermination du peuple palestinien. En 1995, l’Union européenne suscitait à nouveau l’espoir en lançant, à Barcelone, le « partenariat euro-méditerranéen ». Depuis, bien des attentes ont été déçues parmi les amis de l’Europe dans cette région du monde, si proche par la géographie et par l’histoire. Pourtant, le monde a besoin de l’Union européenne pour promouvoir le dialogue contre l’arrogance, le respect contre le mépris, le droit contre la force. Il est aujourd’hui plus vital que jamais que l’Europe exprime à nouveau la volonté et se donne les moyens de jouer ce rôle. La Méditerranée est une mare nostrum entre riverains et non le champ d’expérimentation des desseins américains. Au Liban comme en Palestine, l’armée israélienne - et, à travers elle, les forces les plus dangereuses qui détiennent le pouvoir aux Etats-Unis - mènent une guerre aux conséquences dévastatrices pour les peuples concernés et, au-delà, pour l’avenir du monde. Cette guerre - ainsi que les militaires israéliens le reconnaissent eux-mêmes - était programmée de longue date. Condoleezza Rice ne dit pas autre chose en osant assimiler les souffrances des Libanais aux « douleurs de l’enfantement du nouveau Moyen-Orient ». L’Europe peut-elle accepter une telle « construction » sur les cadavres des victimes innocentes et les ruines des villes et des infrastructures qu’elle a elle-même, parfois, contribué à édifier ? L’Europe peut-elle accepter le torpillage systématique des tentatives d’intégration dans des structures démocratiques d’organisations armées portées au pouvoir par le suffrage universel ? Peut-elle accepter qu’un châtiment collectif soit infligé aux peuples qui n’entendent pas se plier à cette prétention dominatrice ? Peut-elle accepter l’enlèvement et l’emprisonnement de 40 ministres et parlementaires palestiniens, démocratiquement élus, parmi lesquels le président du Conseil législatif lui-même dont le mauvais traitement a nécessité l’hospitalisation d’urgence ! Peut-elle accepter qu’un Etat puisse impunément violer toutes les résolutions du Conseil de Sécurité le concernant et afficher son mépris de l’ONU au point de « viser délibérément » - selon les termes de Kofi Annan - et de tuer des observateurs de la force internationale de maintien de la paix ? Peut-elle accepter de se laisser paralyser au point de ne pouvoir exiger un cessez le feu immédiat et inconditionnel après plusieurs semaines d’un conflit aussi acharné ? L’Europe peut-elle, en un mot, accepter sans réagir le retour à un ordre mondial qui institue le recours à la guerre comme instrument de règlement de conflits ? Ne laissons pas se développer une stratégie dont le fiasco américain en Irak montre dans quelle dramatique impasse elle peut conduire le monde ! Ne laissons pas le 21ème Siècle devenir celui de la guerre entre les civilisations ! L’Europe est placée, à cet égard, face à des responsabilités historiques. Celles des Chefs d’Etats et de gouvernement européens vont très au-delà de leur engagement présent ! Ce que nous attendons d’eux, c’est :
Nous appelons quiconque en accord avec ces principes à se joindre à notre appel, car nous voulons encore croire à un partenariat euro-méditerranéen fondé sur la générosité, le co-développement, le partage des cultures et au rôle de l’Europe pour un monde de paix. Les signatures sont à adresser à : Francis WURTZ Président du groupe de la Gauche unitaire européenne au Parlement européen francis.wurtz@europarl.europa.eu |
ImpressionEnvoyer par mail
|
|
L'AFPS soutient le peuple Palestinien
dans sa lutte pour la réalisation de ses droits nationaux. Elle agit
pour une paix réelle et durable, fondée sur l'application du droit international.
Lire la charte
|
||
|
Dans une volonté d'information large, afin que nos lecteurs puissent
avoir des outils d'analyse de la situation en Palestine et aussi en Israël, l'Afps traduit et publie des auteurs divers.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle de l'Afps.
|
||
|
Site conçu avec le logiciel libre SPIP.
|