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La Cour Suprême israélienne publie une injonction pour arrêter la construction de l’avant-poste illégal sur la terre de Bil’in
publié le lundi 9 janvier 2006 par ISM Une autre victoire pour la Non-Violence palestinienne !
Le mercredi 6 janvier 2006, l’avocat Michael Sfard a fait appel devant la Cour Suprême israélienne, au nom de “La Paix Maintenant”, pour exiger l’arrêt de la construction dans le quartier de Matityahu-Est dans la colonie de Modi’in Illit. Il y a deux jours, suite à une large couverture dans Ha’aretz, la construction à Matityahu-Est a été stoppée, mais hier la construction avait repris. Suite à la pétition du 6 janvier, la Cour Suprême israélienne a publié une injonction provisoire interdisant tout autre construction sans autorisation, dans le quartier de Matityahu-Est, à Modi’in Illit. Aucun des bâtiments en construction dans cet avant-poste ne possède de permis de construire légaux.
L’injonction interdit également de faire venir d’autres résidants, c’est-à-dire des colons, dans les maisons du quartier. La cour a décidé qu’une audition aura lieu le 12 janvier, sur la demande des injonctions provisoires, mais jusque-là, les ordres mentionnés ci-dessus demeureront en vigueur. Dans la pétition (numéro 143/06) la cour est également invitée à ordonner que les maisons construites illégalement dans le quartier soient démolies ; et à annuler également le plan de construction numéro 210/8/1, suivant lequel la construction a eu lieu à Matityahu Est. La nouvelle pétition est basée sur le matériel découvert après la pétition de la population de Bil’in contre le mur (HCJ 8414/05). Les deux pétitions ont été déposées par l’avocat Michael Sfard. Toutes les deux sont devenues possibles seulement grâce à la lutte permanente et fortement populaire du village Bil’in. La pétition a été déposée contre dix institutions parties prenantes dans la construction illégale de la colonie : Cinq d’entre elles sont des autorités de l’Etat qui ont eu la connaissance de l’illégalité de la construction mais l’ont facilité ou n’ont fait rien pour l’empêcher, ce sont : Le Ministre de la Défense israélien, Shaul Mofaz,
En plus des entreprises qui prétendent avoir acheté la terre, mais n’ont pas encore fournir de preuve de propriété :
Et des entreprises immobilières israéliennes :
Toutes les colonies israéliennes sont illégales en vertu du droit international mais les avant-postes comme Matityahu-Est sont considérés comme illégaux même par les autorités israéliennes. La pétition demande que les institutions ci-dessus expliquent pourquoi la construction illégale s’est produite en toute connaissance de leur part et pourquoi en dépit de cela, rien n’a été fait pour arrêter la construction illégale dans l’avant-poste. Bil’in est devenu un symbole de la résistance non-violente palestinienne et de coopération entre les activistes palestiniens, israéliens et internationaux dans une lutte commune pour les droits de l’homme. La pétition fait référence à une action directe non violente effectuée en plusieurs étapes par des habitants de Bil’in le 25 décembre. Les villageois ont utilisé la stratégie employée par les colons israéliens pour voler la terre palestinienne afin de s’accrocher à leur terre qu’Israel essaye d’annexer par l’intermédiaire de la prétendue barrière de "sécurité" pour l’expansion de Modi’in Illit. Ils ont établi un double avant-poste palestinien "Bil’in Ouest" sur leurs propres terres, à quelques centaines de mètres seulement de l’avant-poste de Matityahu-Est.
L’avant-poste palestinien est composé de remorques et d’une structure en brique d’une seule pièce. Les deux remorques ont été enlevées par les militaires 24 heures après leur installation sur le terrain et la structure de brique a reçu un ordre d’arrêt du travail immédiat émis par l’Administration Civile. La pétition souligne une application sélective de la loi par l’autorité israélienne et les efforts pour enlever l’avant-poste palestinien, en total contraste avec le manque d’action contre les actes criminels commis à Matityahu-Est située juste sur la colline en face. Environ la moitié des terres de Bil’in sont isolées du village par la barrière. Le gouvernement israélien argue que le tracé du mur à Bil’in a été déterminé pour des raisons purement de sécurité. Cependant, une brève visite dans le village montre que ceci est faux. |
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