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Le mur de "sécurité" fait obstacle à l’éducation des enfants à Jérusalem-est.
publié le mardi 6 septembre 2005 Sari Nusseibeh Alors que les écoles arabes de Jérusalem Est préparent la nouvelle rentrée académique de septembre, près de sept cents enseignants seront dans l’impossibilité d’accéder à leurs classes.
La construction du mur de "sécurité" qui entoure Jérusalem s’achève, isolant Jérusalem Est de son environnement naturel arabe. Les restrictions d’entrées sont renforcées, les enseignants n’ayant pas de carte d’identité israélienne ou de permis spécial seront dans l’incapacité d’accéder à leur lieu de travail. De nombreux élèves vivant dans ces mêmes régions seront également dans l’impossibilité d’accéder à leurs écoles. A Jérusalem Est, les écoles arabes privées constituent l’alternative essentielle pour l’éducation des étudiants arabes, le système israélien de soutien aux écoles de ces régions parvenant difficilement à couvrir 20% des besoins en matière d’éducation. Si les enseignants ne sont plus autorisés à se rendre dans leurs écoles, plus de 18.000 enfants en âge scolaire ne pourront poursuivre leur éducation dans environ 50 écoles de la région. Les conséquences sociales et politiques d’une telle éventualité parlent d’elles-mêmes. A ce jour, le gouvernement israélien a donc approuvé les candidatures d’une centaine d’enseignants, essentiellement choisis d’après une procédure "sélective" et discriminatoire entre les écoles. Cette politique discriminatoire est un défi à la liberté académique et religieuse. Toutes les écoles qui demandent des permis pour leurs enseignants devraient les obtenir sans préjuger de considérations de ‘sécurité’ réelles pouvant concerner un individu en particulier. Cette crise touchant l’éducation à Jérusalem Est, est un test qui permet de comprendre ce que vise ‘Le Mur’. En nous opposant au boycott des institutions académiques israéliennes, notre conviction reposait sur le principe que les institutions éducatives doivent pouvoir s’épanouir, s’ouvrir et que la discrimination à l’éducation issue de prétextes politiques doit être combattue [1]. Aujourd’hui tous ceux qui ont défendu ces principes ont la possibilité de mener une action positive. Nous avons d’urgence besoin de votre soutien afin de garantir que ce Mur ne soit la cause de l’effondrement d’un système éducatif. Envoyez vos protestations au Premier Ministre Israélien et au Ministre Israélien de l’Intérieur afin que soit garanti le libre accès aux écoles de Jérusalem Est - et à l’Ambassade d’Israël -
Ne laissez pas le ‘Mur’ s’ériger contre l’éducation des enfants. Jerusalem/25 août 2005 RéagissezEnvoyez votre appel à : Prime Minister’s Office www.pmo.gov.il Ministry of Interior Office sar@moin.gov.il [1] Sari Nusseibeh, président de l’Université al Quds de Jérusalem, homme politique palestinien, a représenté -non officiellement- l’OLP à Jérusalem. Il a été en 2003 co-parrain avec l’ancien général israélien Ayalon, ancien chef du Shin Bet, d’une initiative de paix controversée pour une solution à deux états, avec retour aux "frontières" de 67, Jérusalem ville ouverte et retour des réfugiés seulement en Palestine et seulement en Israël pour les juifs.Il s’est- à contre courant- et avec le président de l’Université hébraïque de Jérusalem, opposé au boycott mené par des universitaires britanniques contre deux universités israéliennes au printemps 2005. De nombreuses voix se sont alors élevées pour demander sa démission. traduction Hilda et Pierrette ’Artistes Pas Ce Mur’ Note : C. Léostic, Afps |
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