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Les Nouvelles de la Roulotte
publié le vendredi 13 mai 2005

Amit et Aude
 
En juin 2002 Amit Weisberger, israélien vivant en France, a créé avec Aude, sa femme, l’association « Roulotte pour la paix »dans le but d’organiser une marche pacifiste de la France à Jérusalem. En 2003 la Roulotte pour la Paix quittait la France pour le Proche-Orient,en traversant 9 pays d’Europe.

Chers amis et adhérents,

A mi-chemin entre Jérusalem et Tel Aviv, en bas du village de Neve Shalom, la roulotte est arrêtée à l’ombre d’une plantation d’oliviers. Après avoir atteint Jérusalem, nous avons ajouté encore quelques jours de marche à notre voyage, pour visiter ce village porteur d’espoir où des familles juives et arabes cohabitent pacifiquement.

Dans ce lieu paisible, nous faisons le point : Presque 2 ans de voyage, 9 pays traversés, y compris la Palestine. Les journalistes qui nous ont sollicités de tous les côtés ces derniers jours sont repartis vers d’autres directions. Il est resté une grande photo dans le quotidien le plus populaire en Israël (Yediot Aharonot), Loupio gravissant le mont Sion, le long de l’enceinte de la vieille ville.

Tout semble derrière nous, mais pour nous le voyage continue. Nous avons l’esprit imprégné des riches rencontres des derniers mois, nous sommes remplis de réflexions, de questionnements, d’idées nouvelles. Et maintenant nous laissons le temps nous emmener vers un nouveau rivage. Mais revenons à notre parcours en Israël.

Rentrer dans les Territoires Palestiniens.

Nous devions faire des démarches auprès de l’armée pour obtenir une autorisation officielle de rentrer dans les territoires occupés (les Israéliens disent les Territoires). Pour cela nous avons été aidés par une organisation pacifiste, Shwil ha zahav, la Route d’Or, appelée aussi the middle way. Cette association organise des marches silencieuses entre Juifs et Arabes en Israël ou dans les territoires occupés. Inspirés par Gandhi, ils expriment ainsi leur philosophie : La non violence est l’arme des forts.

Depuis les accords d Oslo (1993), les territoires palestiniens ont été divisés en trois zones :

-  La zone A, interdite aux Israéliens comprend les grandes villes palestiniennes sous contrôle de l’autorité palestinienne.
-  La zone B , signalée comme ’non recommandable’ pour les Israéliens, est constituée par les villages palestiniens entourant les grandes villes. Elle est sous contrôle mixte.
-  La zone C englobe les colonies juives et leurs alentours, ainsi que les zones frontalières et les grands axes de circulation. Elle est sous contrôle exclusif de l’armée israélienne.

Apres de très longues négociations, on a fini par obtenir l’autorisation de rentrer dans les Territoires à condition de rester en zone C. Nous sommes rentrés à proximité de Jénine, à Bartaa, avec le projet de suivre le grand axe de circulation Jénine Ramallah emprunté par les colons.

Sur aucune carte d’Israël, vous ne trouverez la trace d’une frontière délimitant Israël des territoires occupés depuis 1967. Pourtant, dès l’instant où on a traversé la ligne verte on a senti qu’on était dans un autre pays. Bien que le climat soit le même , le paysage est très différent. Au lieu des nombreuses forêts de sapins plantées par l’agence juive dans tout Israël il y a des oliviers à perte de vue. Moins de prairies verdoyantes, car les bergers et leurs troupeaux sont partout présents .Les routes sont plus petites avec moins de circulation. Il y a plus d’espace entre chaque village. Après le paysage israélien, extrêmement peuplé, cette région du nord de la Cisjordanie (la Samarie) donne une impression d’ouverture, d’espace, avec une nature plus préservée.

Tout de suite des gens sont venus vers nous, avec sourires et gentillesse et tous les véhicules croisés nous ont klaxonnés avec des grands signes de bienvenue.

Nos anges gardiens

Pendant presque toute la traversée de la Cisjordanie, nous avons eu la chance d’être accompagnés. D’abord Djihad, qui est très engagé dans l’ association la Route d’ Or. En entendant parler de notre projet, l’année dernière , il s’était proposé pour être notre guide et notre interprète dans les Territoires [occupés]. La Cisjordanie est son pays natal et il la connaît comme sa poche. Comme il est retraité, il a du temps libre, et son esprit aventurier a fait le reste. Le moment venu, il ne s’est pas dédit. Pendant 3 semaines, de Jénine à Ramallah, on lui a fait un lit dans la roulotte et il nous a appris à faire le café à la palestinienne, très fort et très sucré. Comme il en boit 12 kilos par mois, et qu’il fume cigarette sur cigarette, avant chaque côte il prenait un taxi pour soulager Loupio, et nous rejoignait en haut . Sa présence nous a été très précieuse. Par ses explications, il gagnait immédiatement les gens à notre cause.

On a eu aussi le plaisir de revoir Oliver, notre ami allemand qui nous avait accueillis 10 jours dans sa ferme à Stuttgart il y a un an et demi. Il nous a accompagnés deux semaines , pendant lesquelles il nous a bien aidés, en particulier Loupio, qu’il aidait dans les côtes en poussant la roulotte.

La vie sous l’ occupation

Durant notre premier jour dans les Territoires [Occupés], dans l’après midi, une jeep militaire a fait son apparition et s’est mise à nous suivre à quelques mètres de distance. Après un certain temps, on leur a dit poliment qu’on ne désirait pas leur protection. Les soldats ont répondu qu’ils avaient reçu l’ordre de nous garder. Amit, sans perdre son calme, leur a expliqué qu’il se sentait plus en sécurité sans la présence de l’armée à ses côtés. Mais un ordre est un ordre et on a obtenu seulement qu’ils gardent une distance respectueuse d’une centaine de mètres. Tout ça semblait de mauvais augure. Vers 5 heures la lumière a commencé à baisser ainsi que les forces de Loupio. On a aperçu un petit terrain au bord de la route où on a pensé garer la roulotte , attacher le cheval et passer notre première nuit en Palestine. Mais les jeeps militaires nous ont rattrapés pour nous empêcher de descendre dans le pré. Ils ont dit avoir reçu l’ordre de ne pas nous laisser quitter la route principale. Ainsi a commencé une longue nuit surréaliste qui nous a appris beaucoup sur l’esprit de l’armée et la vie en territoire occupé. Apres deux heures de négociations entre Amit et les soldats et entre eux et leurs chefs, on a obtenu l’autorisation de garer la roulotte sur le bord de la route.

Dans la soirée, autour du feu, tous les hommes des environs nous ont rejoints. Amit leur a dit qu’après avoir goûté quelques heures de cette absurdité, il se demandait comment ils avaient pu supporter 40 ans sous occupation militaire sans tomber fous. Ils ont ri et on a senti que c’était important pour eux d’entendre des phrases de solidarité venant d’un Israélien. La jeep militaire est restée, relayée par une autre plus tard dans la nuit. On s’est plaint plusieurs fois que le bruit du moteur et les conversations des soldats nous réveillaient tout le temps, alors ils ont fait signer un papier à Amit où il attestait ne pas avoir besoin de la protection de l’armée. Puis ils sont partis.

Le lendemain matin on avait les yeux cernés, et surtout on avait peur que l’armée nous gâche notre marche dans les territoires [occupés]. Mais c’est seulement le soir que nous avons revu des jeeps militaires. Nous étions garés au bord de la route près du village d’Adja , on était déjà adoptés par les habitants et entourés avec intérêt et amitié. La jeep s’est arrêtée et des réservistes souriants en sont sortis. (Les réservistes sont des civils qui comme tout Israélien âgé de moins de 45 ans redeviennent soldats un mois par an) « On vous a vu à la Télé , est ce qu’ on peut faire une photo avec vous ?’ Nous leur avons raconté nos mésaventures avec leur collègues. Ils nous ont dit que nous étions maintenant dans une zone sous leur contrôle, et qu’avec eux il n’y aurait plus de problèmes de ce genre.

De l’eau dans le désert

Pendant ces 3 semaines en Cisjordanie, on a été reçus chaque jour comme des rois. Tous les soirs, les gens nous ont pris en charge et entouré de leur gentillesse et de leur générosité. Très ouverts, jamais indifférents ni cyniques. De tous les pays traversés, on peut dire que c’est celui où on a reçu le meilleur accueil. Un Palestinien nous a dit, en parlant de notre geste de paix envers les Palestiniens :" Si tu amènes de l eau dans le désert, c’est là qu’ on l’ apprécie le plus".

Sur la grande route Jénine Ramallah on a avancé à un rythme assez rapide. Le troisième soir, on s’est arrêtés à côté du village de Sebastia. Là, une famille nous a invités chez elle. Malheureusement, on ne pouvait pas garer la roulotte près de leur maison car la route y menant était barrée avec des tas des cailloux et de la terre. On s’est aperçu que boucher les routes sortant du village était une méthode très utilisée par l’armée pour empêcher les Palestiniens de circuler facilement. Avec les tracteurs, les paysans avaient creusé quelques chemins alternatifs, mais pour notre roulotte ils étaient trop cahoteux.

Alors on est restés garés a l’extérieur du village et on est monté à pied chez nos hôtes pendant que leurs enfants faisaient la garde à côté de Loupio. De la terrasse de la maison, en découvrant le magnifique paysage verdoyant et paisible on s’est tous mis d’accord que ce pays aurait pu être un paradis sans la guerre. Ils ont alors parlé de leur désir de paix. La paix pour eux n’est pas un bavardage philosophique, mais quelque chose qui concerne tout le monde très concrètement.

Les jeunes étudiants parlent de leur désir d’étudier, de voyager librement, de contribuer au développement de leur pays. Tout le monde en a marre de la vie impossible sous l’occupation. Les deux soeurs et le frère, tous trois étudiants, nous ont raconté qu’ils ont dû louer un appartement à Naplouse où se trouve leur université. Pourtant leur maison se trouve seulement à 10 kms, mais avec les heures d’attente quotidienne au check point(barrage militaire), il était devenu impossible de suivre les cours correctement.

Avec pas mal de patience, de créativité, de sens de l’humour, la vie continue quand même. Les gens s’adaptent. Mais la fatigue et l’amertume s’accumulent. Chaque famille a quelques histoires à nous raconter : comment les soldats font sortir en pleine nuit les familles pour fouiller leurs maisons, la grossièreté, les conduites irrespectueuses de certains soldats dans les check points, les années de prison pour rien, le vol des terres, et les deuils...

Beaucoup disent qu’ils veulent la paix, mais que tout dépend d’Israël car ce sont eux qui ont le pouvoir. Au cours d’une des soirées autour du feu entre Naplouse et Ramallah, entourés d’une vingtaine d’hommes du village, nous avons évoqué l’attentat suicide qui avait eu lieu la veille à Tel Aviv. Quand un jeune home a dit : « C’est bien fait pour eux », aussitôt tous les autres se sont fâchés contre lui en le traitant de fou : « Non seulement c’est mal et c’est contre l’Islam, mais en plus ça joue contre nous ».

Dans les territoires [occupés], Amit n’a jamais caché le fait qu’il est un juif Israélien. C’est la première chose qu’il disait, et on n’a jamais senti l’ombre d’un danger planer sur nous. Pourtant en Israël la plupart des gens nous ont déconseillé d’aller dans les territoires [occupés] : « Faites un voyage pour la paix mais ne mettez pas votre vie en danger. Ils ne prendront pas en compte tes intentions, ils verront juste que tu es juif”.

Combien d’Israéliens ont une image tronquée des Palestiniens, sans malheureusement faire l’effort nécessaire pour les comprendre vraiment.

La terre de nos ancetres

Sur l’axe Jénine Ramallah, on peut trouver de nombreuses colonies. Il suffit de lever le regard vers le haut des collines, et immédiatement sautent aux yeux des petites maisons blanches aux toits de tuiles, serrées les unes contre les autres comme pour se protéger, entourées de barbelés, étranges et inquiétants. Nous ne sommes pas montés dans ces habitations. D’abord, par égard pour Loupio qui avait suffisamment de côtes à gravir sans cela, et puis on avait un peu peur d’être mal accueillis. Pour le peu de temps que nous passions dans les territoires occupés, on a préféré se concentrer sur la rencontre avec les Palestiniens.

Toutefois sur la route on a croisé beaucoup de colons qui s’arrêtaient pour parler avec nous. Généralement ça s’est passé correctement, sans rentrer dans des conditions politiques, car il était clair qu’on avait des opinions différentes. Ils ont respecté l’effort qu’on a fait pour exprimer notre croyance, et on les a respecté aussi, sans chercher à les provoquer.

Une fois on a eu l’occasion de parler plus chaleureusement et ouvertement avec un jeune colon religieux qui a passé la pause du midi avec nous alors que nous étions stationnés en face de sa colonie. On lui a dit : « On n’a rien contre toi mais contre l’ endroit dans lequel tu as choisi d’ habiter dans les circonstances actuelles. » Il a répondu : « Pourquoi je n’aurais pas le droit d’habiter ici, sur les terres de mes ancêtres ? L’occupation est une erreur, je suis contre toute forme de violence, et c’est pour cette raison d’ailleurs que je suis contre l’évacuation de Gaza ; on ne peut pas réparer une erreur par une autre erreur. » Il veut bien vivre dans un Etat palestinien, en gardant sa citoyenneté israélienne. Pour nous on a surtout insisté pour qu’après avoir serré Amit dans ses bras dans un geste de fraternité, il poursuive son élan en embrassant aussi Djihad.

Palestine

La société palestinienne est beaucoup plus pauvre que la société israélienne. Dans les villages, les maison sont très simples. Ils ont souvent quelques poules, quelques chèvres, un petit jardin. Ils font leur fromage, leur huile et leurs olives, leur pain dans un four de pierre. On a vu plusieurs fois des paysans labourer avec des chevaux ou des mules. Les gens vivent de manière traditionnelle. Les gens de la famille restent proches les uns des autres, les maisons s’agrandissent pour accueillir les nouvelles générations.

Souvent Amit , Oliver et Jihad ont parlé avec les hommes autour du feu alors que Aude était invitée par les femmes dans le salon. Dans les environs de Ramallah, une dame a montré à Aude toutes ses robes, brodées par elle selon la tradition. La même artiste nous a aussi fait goûter son magnifique maklouba, riz aux épices et aux amandes, servi dans un grand plat avec de la viande. Le lendemain, dans le même village, 3 familles se sont disputé l’honneur de nous inviter au petit déjeuner ...On a pris quelques kilos les dernières semaines.

Le retour

Pendant les 3 semaines dans les Territoires [occupés] on est restés en zone C ou B. Mais à la fin du voyage, en s’approchant de Ramallah, nous sommes rentrés en zone A et B, sans permission. On voulait passer par Ramallah, dans l’espoir d’y rencontrer Mahmoud Abbas, le président palestinien. Ca n’a pas marché, mais on était content de traverser cette ville mythique sans incident.. Accompagnés de quelques amis juifs et arabes de la Route d’or, nous sommes arrivés au grand check point de Kalandia, où nous avons attendu deux heures dans la file des voitures avant de pouvoir sortir officiellement des territoires [occupés].

Nous sommes rentrés dans la banlieue de Jérusalem en longeant le mur de séparation , grand mur gris de béton de 10 m de haut . Arrivés à Jérusalem Est, nous avons fait une pause de 15 jours pendant lesquels nous avons préparé la fin du voyage.

Apres avoir vécu dans les territoires, cela a été difficile pour nous de revenir en Israël : on avait tendance , devant l’apparente insouciance de la vie quotidienne des Israéliens , à leur en vouloir de leur manque d’intérêt pour leurs voisins palestiniens.

Marche dans Jérusalem.

Le 25 Mars fut un grand jour. Nous sommes descendus du mont des Oliviers(où la roulotte était stationnée depuis quelques jours) vers Gethsémani au milieu d’une très grande circulation : En effet, c’était Vendredi saint pour les Catholiques, Pourim pour les juifs et jour hebdomadaire de prière pour les Musulmans. Des pèlerins catholiques venus du monde entier ont photographié cette roulotte folklorique. Derrière nous, dans la file de voitures, les musulmans klaxonnaient car nous les mettions en retard pour la prière à la mosquée Al Aksa. Nous cheminions entre juifs orthodoxes avec leur chapeau noir revenant du mur des lamentations, pèlerins, soldats, policiers, marchands, et même un dromadaire.

Nous avons longé les remparts de la vieille ville de Jérusalem, pour remonter le mont Sion. Nous devions aussi prendre en compte les demandes du journaliste photographe et des cameramen de la TV. Bruno, notre compagnon roulottier qui était revenu nous accompagner pour l’arrivée, a dit que c’était la journée en roulotte la plus surréaliste de sa vie. C est sûr que ni nous, ni Loupio n’aurions pu faire ce qu’on a fait ce jour-là il y a deux ans, au début du voyage.

Nous sommes enfin arrivés à un parc dans une petite vallée entre ville Est et ville Ouest. Nous y avions invité pour un pique nique convivial famille, amis, ainsi que tous les gens rencontrés sur la route. Les Palestiniens invités n’ont pas pu venir car à l’occasion de la fête de Pourim, l’armée avait bouclé tous les territoires par peur des attentats.

Les parents de Aude,Lucette et Roland, étaient présents, ainsi qu’une jeune Espagnole, Gely, qui avait participé au chantier de construction de la roulotte en avril 2003.

Le lendemain on a traversé la ville Ouest (quartiers modernes de population juive). Nous étions une cinquantaine à marcher, nos amis de la Route d’Or et d’autres sympathisants amenés par Lili, la mère d’Amit.

Tout le monde nous a dit bravo et a posé la question : Et maintenant, après avoir accompli cet exploit, comment vous sentez-vous, que comptez-vous faire ?

Epilogue

On est très heureux d’avoir effectué avec succès ce voyage. On a été comblés au delà de nos espérances par l’accueil reçu en Israël et en Palestine. Bien sûr la paix n’est pas encore là et si on regarde les choses lucidement, on peut même dire qu’elle est encore loin , mais le désir de paix est partout et nous avons découvert l’existence de beaucoup d’associations, de part et d’autres, oeuvrant pour la paix et la compréhension mutuelle.

Maintenant il va nous falloir apprendre à vivre sans la roulotte...sans le sillon de poésie , de magie qu’elle crée sur son passage. On veut essayer de se sédentariser ici. On remonte vers le nord à la recherche d’un endroit où vivre , travailler.. On cherche une écurie pour Loupio, un jardin d’enfant pour Annabelle, sans oublier la brave Zaza, la moins exigeante d’entre nous. Amit cherche aussi un éditeur avec lequel travailler sur un livre racontant notre voyage. Aude va se mettre au montage de son film. Puis d’autres projets commencent à frapper à notre porte.

On ne sait pas clairement ce qui nous attend ni ce qu’on laisse derrière nous. Pas mal de gens ont témoigné que la roulotte avait changé quelque chose dans leur vie.

Chers amis et adhérents, nous vous remercions beaucoup pour votre soutien moral et financier. Sans vous nous n’aurions jamais pu vivre cette aventure si enrichissante.

Aude et Amit

Si vous désirez avoir des nouvelles ultérieures et en particulier être informés de la sortie du livre et du film, écrivez nous. Association Roulotte pour la Paix et contre l’Occupation Chez Famille Bureau Tel 02 43 56 77 65 7 place du douet 53260 Forcé France

Lettre No 11

5 avril 2005 Village de Neve Shalom-Wahat el Salam : L’Oasis de Paix

Mail Amit et Aude : amit_weis@yahoo.com

Site Internet : http://www.spcmnet.com/roulottepaix

Transmis par Corinne Grassi

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