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Gaza sous les bombes : témoignages un an après
publié le jeudi 14 janvier 2010 Oxfam Il y a un an, Israël lançait une opération militaire massive dans la bande de Gaza. Outre les pertes humaines et matérielles subies par les Gazaouis, ces derniers ont encore à gérer le traumatisme psychologique de cette guerre. Pour Oxfam, cinq témoins ont accepté de revenir sur ces événements tragiques qui les ont marqués à jamais.
Le samedi 27 décembre 2008, l’opération militaire israélienne “Plomb durci” était lancée contre la bande de Gaza. D’une durée de trois semaines, cette offensive aérienne et terrestre aura eu des répercussions dramatiques pour les Gazaouis : 1.326 personnes tuées (dont 430 enfants et 110 femmes), des milliers de blessés, d’innombrables maisons, usines, infrastructures et bâtiments publics détruits, y compris des écoles et des bâtiments des Nations Unies. Une crise humanitaire sans précédent Cette opération militaire a encore aggravé les conditions de vie des 1,5 million de Palestiniens de Gaza, déjà rendus extrêmement vulnérables par le blocus imposé par Israël depuis juin 2007. Un an après l’offensive, les Gazaouis sont toujours isolés et n’ont pas la possibilité de reconstruire leurs maisons et leur vie. La situation humanitaire est d’ailleurs la plus grave qu’aient connu des Gazaouis depuis le début de l’occupation israélienne il y a 42 ans. Les hôpitaux font toujours face à un manque criant en médicaments et en matériel médical, il n’y a pas assez d’électricité et de carburant pour alimenter les générateurs, la fourniture d’eau potable et les systèmes d’évacuation des eaux usées sont toujours défaillants... Les travailleurs de la santé en ligne de mire Les 3 semaines de l’opération militaire israélienne furent particulièrement dramatiques pour le secteur des soins de santé. Sur les 22 jours d’offensive :
Le personnel de l’Union of Health Work Committees, un partenaire d’Oxfam actif dans la fourniture de soins de santé, a lui aussi été durement touché par cette guerre qui aura coûté la vie à l’un de ses ambulanciers, Arafa Abd Al-Dayim. Plusieurs autres membres du personnel ont eux aussi été touchés alors qu’ils tentaient d’évacuer des blessés (voir les témoignages d’Abu Khalil et de Marwan Hamoudah). Cinq histoires, cinq drames Un an après la « guerre de Gaza », les Palestiniens sont toujours condamnés à ne pas pouvoir jouir de leurs droits les plus fondamentaux, et subissent encore de multiples attaques militaires de la part d’Israël. Une peur quotidienne s’est installée dans la population, traumatisée par le conflit et désespérée par le manque de volonté de la communauté internationale de mettre fin au blocus. Cette peur, cinq témoins directs ont décidé d’en parler, en revenant sur leur expérience de l’opération militaire lancée il y a un an par Israël :
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