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Autorité palestinienne : le statu quo pour éviter le chaos institutionnel
publié le mercredi 16 décembre 2009 L’Orient le Jour (+ el Watan) Les Palestiniens devraient opter cette semaine pour le statu quo à la tête de l’Autorité afin d’éviter la crise qui menace leurs institutions après le refus du Hamas d’autoriser la tenue d’élections générales début 2010, selon des responsables de l’OLP et du Fateh.
« Il n’y aura pas de vide constitutionnel », prédit Salah Rafat, un haut responsable de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), à la veille d’une importante réunion du Conseil central de l’OLP (CCOLP) qui doit décider de l’avenir de l’Autorité palestinienne. Le Conseil central, une instance intérimaire de l’OLP qui se réunit demain à Ramallah (Cisjordanie), va s’attacher à assurer la continuité des institutions palestiniennes en prolongeant les mandats du président et du Parlement de l’Autorité, qui expirent le 24 janvier prochain, affirme M. Rafah. La commission électorale palestinienne a recommandé en novembre le report des élections législatives et présidentielle en raison de l’impossibilité de les organiser dans la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas. Le Hamas et l’Autorité palestinienne (basée à Ramallah et qui gouverne en Cisjordanie) sont à couteaux tirés depuis que le mouvement islamiste a pris le pouvoir par la force à Gaza en juin 2007. Conséquence de cette rivalité, le Hamas refuse de signer un accord de « réconciliation nationale » mis au point par l’Égypte et qui propose de reporter les élections au 28 juin. Le Hamas conteste la légitimité du président Mahmoud Abbas, à la tête de l’Autorité depuis janvier 2005. Il argue qu’aux termes de la Loi fondamentale (Constitution) palestinienne, le mandat de quatre ans de M. Abbas a expiré en janvier 2009. Las de l’impasse politique, Mahmoud Abbas, 74 ans, a annoncé son intention de ne pas briguer de nouveau mandat présidentiel mais il dit vouloir rester à son poste jusqu’à la tenue des prochaines élections. Le président du Parlement, Aziz Doweik, son adjoint Ahmad Bahar et Mahmoud Ramahi, tous trois affiliés au Hamas, ne participeront pas aux travaux du Conseil central de l’OLP bien qu’ils en soient membres de fait. Mais même le Hamas, par la voix de Mahmoud Ramahi, est favorable à la prorogation des mandats du président et du Parlement [1]. [1] voir aussi el Watan : Son mandat expire le 25 janvier prochain : Un sursis pour Mahmoud AbbasSelon des membres du Comité central de l’OLP, Abbas devrait rester à son poste jusqu’à ce qu’il soit possible d’organiser des élections. Le mandat du président palestinien Mahmoud Abbas, à la tête de l’Autorité palestinienne, qui expire le 25 janvier prochain, sera probablement rallongé par le Comité central de l’OLP. L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) tiendra demain une importante réunion à Ramallah. Le comité central de l’OLP avait décidé de créer l’Autorité palestinienne en 1993 dans le cadre des accords d’Oslo, signés par israël et L’OLP dont le mouvement Hamas n’est pas membre et qui est reconnue comme représentant unique et légitime du peuple palestinien au niveau de toutes les institutions internationales. Selon des membres du Comité central de l’OLP, Abbas devrait rester à son poste jusqu’à ce qu’il soit possible d’organiser des élections générales, législatives et présidentielles dans l’ensemble des Territoires palestiniens. De telles élections sont impossibles tant que durera le différend entre le Fatah et le Hamas, qui contrôle la bande de Ghaza depuis le mois de juin 2007. Le président Abbas avait appelé à organiser des élections générales le 14 janvier prochain, mais a dû les ajourner à une date indéterminée après le refus du Hamas de leur tenue dans la bande de Ghaza, avant un accord de réconciliation nationale. Le président Abbas et le mouvement Fatah accusent le mouvement Hamas de tout faire pour fuir un tel accord, surtout après son refus de signer le document égyptien qui fixe la tenue des élections pour le 28 juin 2010, prenant en compte une position du mouvement deKhaled Mechaâl, qui souhaitait un report de la date de ce rendez-vous avec la démocratie palestinienne. En attendant la tenue des élections Nabil Shaâth a affirmé qu’« il a eu des contacts avec les Egyptiens et il en a déduit que le mouvement Hamas donne une priorité à la transaction d’échanges de prisonniers avec Israël, au détriment de la réconciliation nationale ». De son côté, le mouvement Hamas, par la voix de son porte parole Ismaïl Redouane, a déclaré que son mouvement ne signera pas le document égyptien relatif à la réconciliation nationale avant d’y faire apporter « certains amendements et certaines observations ». Ce que refusent les autorités égyptiennes, sous prétexte que ce document est le fruit de plusieurs mois de discussions interpalestiniennes qu’elles ont juste rédigé. Le mouvement Fatah, pour sa part, avait accepté et signé le document égyptien, non pas parce qu’il est d’accord avec tout ce qu’il contient, mais dans un souci de mettre fin aux divisions, qui, selon ses responsables dont Mahmoud Abbas, nuisent à la cause nationale palestinienne. Quant à l’avenir du processus de paix,il est complètement paralysé depuis la guerre sanglante israélienne contre la bande de Ghaza, il y a une année. Le Comité central de l’OLP devrait soutenir le président Abbas dans son appel à arrêter totalement la colonisation avant toute reprise des négociations de paix, et aussi face aux pressions américaines qui veulent un retour sans condition à la table de négociations. Le président palestinien s’est senti trahi par l’Administration américaine, qui a fait volte-face en adoptant la position israélienne, quant à la reprise des négociations de paix « sans conditions préalables ». Une position qui tranche avec les engagements d’Obama lors de son discours du Caire, dans lequel il avait déclaré « illégitime » la poursuite de la colonisation israélienne. Par Fares Chahine |
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