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Dans l’impossibilité d’importer des matériaux, Gaza attend toujours sa reconstruction
publié le samedi 30 mai 2009

Younes Salameh
 
La reconstruction des maisons après l’opération israélienne sur Gaza demeure un rêve pour de nombreux palestiniens de la bande de Gaza.

Pendant l’attaque, la maison d’Amer Olayyah a été détruite par l’armée israélienne. Il dispose d’un document du ministère palestinien du logement pour une reconstruction rapide, mais en état de siège, la promesse demeure fragile et difficile à tenir.

‘’Ce document est une lettre morte’’ estiment Olayyah et des centaines d’autres anciens propriétaires. L’administration israélienne bloque en effet toute importation de matériaux de construction dans la bande de Gaza.

Le gouvernement israélien estime en effet que ces matériaux, dont du papier ou des livres scolaires, pourraient être utilisés pour la construction d’armes et d’engins explosifs.

Dans l’attente d’une reconstruction pour le moins hypothétique, Amer Olayyah, 36 ans, vit avec sa femme et ses cinq enfant dans une tente dans un camp provisoire au Nord de la bande de Gaza. Des milliers d’habitants de la ville de Gaza ont fuit à Beit Lahia après les destructions massives, mais tout le monde espère que ce déplacement est provisoire.

« Nous sommes en attente de la reconstruction », a déclaré mercredi Olayyah, tout en sachant très bien que ‘’cela va prendre du temps. "

Dans sa maison de trois étages, 40 personnes de sa famille y habitaient. Le 11 janvier, les forces israéliennes ont fait sauter le logis.

Amer, qui travaillait avant l’attaque dans une laverie, est aujourd’hui au chômage. Le document du ministère palestinien du logement qu’il dispose est censé lui permettre de tirer profit du programme de reconstruction. Ce document recense en effet les personnes ayant eu des biens détruits au cours de la récente attaque israélienne.

Mais la pénurie de ciment, de bois et de verre depuis 3 ans et le début du siège israélien rend la reconstruction pour le moins hypothétique.

La principale source en matières premières arrive par le biais des tunnels entre l’Egypte et la bande de Gaza. Les Israéliens estiment quant à eux que ces tunnels servent uniquement à "la contrebande d’armes.".

Salim Al Hajj est l’un des passeurs. Il déclare à la presse : « Nous passons du ciment, du bois et de la peinture.". Bien insuffisant cependant pour reconstruire les maisons.

‘’Le passeur’’ souligne en effet qu’en raison de la mauvaise qualité du ciment, il ne peut pas être utilisé pour la fabrication du béton.

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